RDC / Elections de 2023: Les femmes vivant avec handicap en ordre bataille!

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Les femmes vivant avec handicap sont en ordre bataille pour affronter les élections générales de 2023. C’est ce qui explique la tenue mardi 10 août 2021 par La Fédération nationale des personnes vivant avec handicap du Congo (FENAPHACO HANDICAP CONGO), d’une session de renforcement des capacités des femmes vivant avec handicap leaders, sur les instruments juridiques internationaux, régionaux, sous-régionaux et nationaux qui garantissent leur participation à la vie publique, privée que politique, ainsi que leur participation à la vie socioéconomique.

Cette activité organisée en collaboration avec le Réseau des femmes vivant avec handicap de la ville-province de Kinshasa, s’est déroulée dans la salle des réunions de CARITAS Congo à la 13ème rue Limete.

Selon le Coordonnateur national de la FENAPHACO, Me Patrick Pindu-di-Lusanga, a fait savoir que les élections en 2023 pointant déjà à l’horizon, les femmes vivant avec handicap n’ont pas voulu rester bras croisés. C’est la raison pour laquelle, au niveau de la FENAPHACO, elles ont pris cette initiative en vue de pouvoir renforcer leurs capacités sur ces différents instruments juridiques qui protègent leurs droits civils et politiques.

Ensuite interviendra une campagne de sensibilisation qui sera lancée dans plusieurs provinces de la République démocratique du Congo, où ces femmes pourront se mouvoir, afin d’informer, sensibiliser et former leurs pairs, pour qu’il y ait une mobilisation totale des femmes vivant avec handicap lors des échéances électorales de 2023 comme étant des candidates et observatrices des élections.

En outre poursuit Me Pindu, les femmes vivant avec handicap souhaitent également apporter leurs amendements au Bureau de l’Assemblée nationale et celui du Sénat, par rapport à la loi électorale qui sera votée. Celles-ci veulent que la représentativité des personnes vivant avec handicap en général et des femmes vivant avec handicap en particulier, deviennent obligatoire dans les listes électorales des partis et regroupements politiques en République démocratique Congo.

Parmi les instruments juridiques qui garantissent les droits des femmes vivant avec handicap, Me Pindu cite la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard de la femme, appelée « CEDEF » ; la Convention des Nations Unies relatives aux droits des personnes handicapées, qui garantit en son article 29, la participation obligatoire par les Etats, des personnes vivant avec handicap à la vie publique et politique.

Les droits de la participation des femmes vivant avec handicap à la vie publique et politique sont garantis

Au niveau de la Région Afrique, Me Pindu rappelle la Charte de Maputo ou Protocole à la Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes, qui garantit les droits des femmes vivant avec handicap ainsi que l’article 22 du Protocole à la Charte Africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des personnes vivant avec handicap dans le continent africain ; tandis qu’au niveau de la RDC, il existe la Constitution qui garantit les droits de la participation des femmes vivant avec handicap à la vie publique et politique ainsi que plusieurs autres lois. « Nous souhaitons que les différentes lois qui seront votées dans le cadre de la réforme électorale (Loi électorale, Loi portant identification des électeurs, Loi sur la répartition des sièges…), puissent prendre en compte les personnes vivant avec handicap en général et les femmes vivant avec handicap en particulier », a encore soutenu Me Pindu, affirmant que la RDC qui a ratifié la Convention des Nations Unies relatives aux personnes handicapées, a déjà voté une loi portant organisation et fonctionnement de la CENI (Commission électorale nationale indépendante) qui est discriminatoire parce qu’étant en contradiction avec ladite Convention, par rapport à la participation de cette catégorie des personnes à la vie publique et à la vie politique.

Expliquant les raisons de l’organisation de cette activité, Mme Hortense Ikobonga présidente du Réseau des femmes vivant avec handicap de la ville-province de Kinshasa fait savoir que, plusieurs femmes vivant avec handicap ne connaissent pas leurs droits. D’où la tenue de cette session de formation à leur égard, afin qu’elles puissent connaître les instruments internationaux, régionaux et nationaux qui garantissent leurs droits de participer à la vie publique et politique ainsi qu’à la vie socioéconomique et culturelle.

Mme Ikobonga reste convaincue qu’à l’issue de cette sensibilisation, les femmes leaders iront à leur tour, rendre compte au niveau de leurs associations respectives afin de sensibiliser également leurs bases. « Nous luttons à ce que la femme vivant avec handicap puisse aussi prendre une part active dans le processus électoral », a encore soulignée Mme Ikobonga.

A noter que cette activité s’est tenu conformément au projet d’appui à la protection et à la promotion des droits des femmes vivant avec handicap.

José Wakadila

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