Le portrait-robot du prochain gouverneur de la Tshopo, selon les jeunes de Kisangani

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Qui sera le gouverneur de la province de la Tshopo pour succéder à Me Louis-Marie Walle Lufungula dont le gouvernement a été déchu par l’Assemblée provinciale suite à une motion de défiance initiée contre lui par le député provincial élu du territoire de Bafwasende, l’ACO Thryphène Mabikinyambei Saidi ?

L’élection du prochain chef de l’exécutif provincial de la Tshopo, et de son vice naturellement, alimente les conversations à Kisangani. Les débats tournent essentiellement sur son profil que des Boyomais brossent individuellement, ou collectivement dans leurs échanges ou dans la presse.

En marge du séminaire organisé par le Groupe de Travail sur la Décentralisation et les Elections (GTDE) avec l’appui de la Fondation Hanns Seidel, du 16 au 17 août 2021, au Centre de Pastorale de l’Archidiocèse de Kisangani sur le thème « Démocratie et droits humains : quel avenir pour la jeunesse congolaise », les responsables des associations de jeunes (± 50) des six communes de la ville de Kisangani et du secteur des Lubuya-Bera ont mis à profit cette occasion pour brosser le portrait-robot du tout prochain locataire de l’immeuble du boulevard Lumumba n°49 dans la commune Makiso.

A ce sujet, ils ont attiré l’attention des députés provinciaux, électeurs au second degré, pour doter la province de la Tshopo d’un homme ou d’une femme qui réponde à certains critères pour l’administrer.

Pour ces jeunes des associations de la ville de Kisangani, le successeur de Walle Lufungula devra être un homme/une femme non tribal, transparent dans la gestion de deniers publies et faisant preuve d’honnêteté avéré doublée d’un esprit d’écoute. Il (elle) devra être un rassembleur de tous les fils et filles de la vaste province de la Tshopo.

Les jeunes de Kisangani pour un gouverneur de la Tshopo compètent, rigoureux, transparent…

Poursuivant à donner le profil du prochain chef de l’exécutif de cette province, les jeunes des associations de la ville de Kisangani ne voudraient pas entendre parler d’un candidat « made in Kinshasa ». En d’autres termes, ils disent non à un candidat imposé par les notables de la Tshopo vivant dans la capitale qui ont l’habitude d’en fabriquer afin qu’il leur soit redevable au détriment des intérêts de la province et de sa population. Il (elle) devrait par contre être un homme/une femme intègre, compétent et ayant une moralité éprouvée dans ce sens qu’il (elle) doit avoir un passé propre en n’étant pas impliqué dans les dossiers de détournement des fonds publics.

Humble et possédant une filière d’études convaincante, accueillant et social et travailleur pour l’intérêt de la Tshopo et non pour son intérêt individuel et de celui de ses proches sont d’autres qualités exigées du prochain élu des élus de la Tshopo retenues par les représentants des jeunes des six communes de la ville de Kisangani et du secteur des Lubuya-Bera dans leur énumération, du reste non exhaustive.

A travers ce portrait-robot, ils attendent des représentants du peuple à l’hémicycle de Kisangani un choix judicieux et rigoureux du futur gouverneur de la Tshopo et non d’être guidés par des antivaleurs telles que les volumes des masses monétaires, les avantages matériels et les dettes morales tant décriés lorsqu’il s’agit d’élire celui censé conduire la destinée de la province Raison pour laquelle ils en appellent à la vigilance de toute la population au moment opportun.

La province de la Tshopo a raté trois fois son décollage pour son développement et son émergence. C’est assez ! Ça suffit ! La quatrième fois doit être la bonne.

Constat malheureux

Un constat malheureux ! En République Démocratique du Congo (RDC), le mandat d’un gouverneur de province est de 5 ans renouvelable une seule fois conformément à l’article 198 alinéa 2 de la Constitution du 18 février 2006. En province de la Tshopo, il est de 18 à quelque 20 mois, quasiment non renouvelable.

Les règnes éphémères de trois premiers chefs de l’exécutif provincial élus au second degré le prouvent : Jean Ilongo Tokole ± 18 mois, Constant Lomata Kongoli + 19 mois et Louis-Marie Walle Lufungula ± 21 mois.

S’ils étaient accusés par leurs électeurs de mauvaise gestion de la province caractérisée par les détournements de deniers publics, cependant, la gloutonnerie et l’égoïsme des députés provinciaux ne sont pas étrangers dans leurs mandats écourtés. « Tout pour eux, rien pour les réalisations au profit de la population». Tel est le principe qui guiderait les députés provinciaux  dans leur appréciation de la gestion de la Tshopo à travers leurs moyens de contrôle parlementaire, les motions de défiance et de censure ou ces armes de destruction immédiate.

GIRIS

 

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