Lutte anti-Covid-19 à Goma 6 700 personnes ciblées par la seconde phase de vaccination

Sélection de la rédaction

Par Albert Sumaili pene Ndjadi

Six mille sept cents personnes seront vaccinées contre la pandémie de la Covid-19, a annoncé le mardi, le 17 aout dernier, le Docteur Hans Batey, coordonnateur du PEV pour la province du Nord-Kivu, qui lançait, à Goma, la deuxième phase des opérations relatives à la vaccination. La presse locale a été invitée à  l’occasion, à faire un battage médiatique en vue d’amener un large public à se faire vacciner.

Aucun chiffre n’a cependant pas été fourni sur les statistiques des personnes guéries ni décédées à la suite de la troisième vague de la Covid-19. Tout ce que l’opinion retient ce qu’il y avait  des dizaines des morts par jour dans des structures médicales ciblées pour l’accueil et l’hébergement des malades. Bien que le test ait été rendu gratuit, il était rare de noter l’affluence des patients. Le motif est simple, on avait une peur panique de se rendre dans des  hôpitaux et structures médicales après des semaines entières de psychose. Plusieurs familles rencontrées ont soupçonné certains médecins d’admirer des injections mortifères aux patients pour se faire ainsi de l’argent. Cette  rumeur a-t-elle été vraie ? Notons que quelques disciple d’Hippocrate rejettent énergiquement toute accusation d’affairisme sadique et allèguent que les malades arrivent pendant que leur état de santé atteignait  déjà  une phase critique  assez avancée.

Un climat de méfiance semble s’installer entre la population et les blouses blanches. C’est catastrophique. Il y a presque deux ans, rappelle-t-on, l’épidémie à virus Ebola avait réveillé des appétits financiers gloutons dans le chef du personnel soignant et des auxiliaires de Santé. Qui, semble-t-il, n’auraient pas digérés que l’épidémie meurtrière d’Ebola fût déclarée vaincue. Car beaucoup voyaient une aubaine pour se construire des belles villas, de s’acheter des voitures dernier cri ou encore de se lancer dans des affaires juteuses.

C’était juteux, l’Ebola, aussi juteuse que la covid-19, n’est-ce pas ? Sauf que cela ternit l’image du personnel soignant. Certains pensent que cibler 6700 personnes pour la seconde phase de la vaccination dans une ville d’environ 1.600.000 âmes c’est prendre un échantillon très insignifiant.

 

 

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

- Advertisement -spot_img

Les plus lus