INPP : le DG a.i. maintient le cap de la gestion axée sur les résultats

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« L’INPP entretient de bonnes relations avec tous ses partenaires financiers qui gèrent eux-mêmes l’argent. Aucun d’eux n’a résilié le contrat parce qu’il y a eu changement à la tête de l’INPP. Nos relations de coopération ont été affermies depuis mon avènement. Nous continuons à travailler ensemble. Je reconnais que mon prédécesseur avait laissé l’argent pour le fonctionnement de l’INPP, et cela n’a jamais été détourné. Les gens veulent juste créer du sensationnel pour distraire ». Ces propos sont de Patrick Kayembe Nsumpi, directeur général a.i. de l’Institut national de préparation professionnelle (INPP). Le ton est ferme, convaincant. Le DG a.i. a tenu ces propos au cours d’une conférence de presse vendredi dernier au siège de cet établissement public, qu’il dirige depuis un peu moins de quatre mois.

L’INPP se porte bien et poursuit sa marche pour former de jeunes qualifiés, une façon de tordre le cou aux rumeurs faisant état de résiliation de contrat entre l’INPP et ses partenaires. Lui, inscrit sa vision du chef de l’Etat, qui fait de la promotion professionnelle une priorité pour un pays post-conflit comme la République Démocratique du Congo. « Avec la déperdition scolaire dans l’Est du pays, la formation trouve sa place. Elle est une solution aux problèmes que connaît le pays. Les filières sont organisées en tenant compte des réalités et des besoins de chaque province. La formation permet aux jeunes gens de se qualifier. Elle vient résoudre les différents problèmes des diplômes et pallie à certaines insuffisances », soutient le DG ai de l’INPP.

Cet établissement se doit de mettre à la disposition du pays une main d’œuvre qualifiée dans tous les domaines, soutient le DG a.i. Des formateurs viennent même d’être formés, notamment dans la filière bois et les métiers des mines, l’INPP ayant pour vocation de former des gens dans différents métiers, une formation voulue pratique et donc professionnelle.

 

Pragmatisme

Alors que ses détracteurs versent dans la désinformation, lui se veut pragmatique, ses réalisations parlant mieux que les ragots. Et d’égrener quelques réalisations palpables. Au nombre de celles-ci, on peut épingler l’inauguration du bâtiment de l’INPP à Matadi dans la province du Kongo Central, la pose de la première pierre pour la construction d’un centre de contrôle technique, la signature d’un contrat avec la GIZ (Coopération technique allemande) – négocié par lui-même-, la signature d’un nouveau contrat de partenariat avec la JICA (Coopération japonaise) et le géant des télécoms chinois Huawei, la construction des bâtiments de l’ INPP à Kisangani dans la province de Tshopo et à Bunia dans la province de l’Ituri, la reforme de certaines structures de l’Institut.

Patrick Kayembe Nsumpi se veut résolument dans l’action et n’entend nullement plonger cet établissement public dans le marasme. Comme hier, les salaires sont régulièrement payés à l’INPP  et il n’y a aucun souci dans ce domaine. Mais il s’y pose quelques problèmes dans la gestion de la carrière des agents, fait savoir  Patrick Kayembe. « Nous avons constaté que certains agents engagés avec deux, voire cinq ans d’ancienneté, se retrouvent comme des huissiers, agents de direction, pendant que ceux qui viennent à peine d’arriver, sans expérience aucune, occupent de grandes fonctions. Face à une telle situation, il fallait à tout prix trouver une solution en faisant un audit administratif. Nous sommes en train d’y travailler », a dit le DG a.i.

Le nouveau leadership de l’INPP a également relevé le fait que le clientélisme s’était installé à l’INPP au lieu de la méritocratie, tout comme la présence de pseudos formateurs engagés, mais qui n’ont jamais animé un module de formation. Il est donc normal que la nouvelle direction de l’établissement public s’en occupe, la formation étant l’essence même de l’existence de l’INPP.

S’il a trouvé l’INPP dans une situation plutôt bonne, le DG a.i n’a pas manqué de relevé quelques dysfonctionnements qui avaient attiré l’attention de l’Inspection générale des finances (IGF). Des enquêtes menées par l’IGF avaient en effet conclu notamment à des détournements des fonds. Les procédures en matière de gestion financière n’étaient pas suivies. C’est du reste pour éviter ces dysfonctionnements que Patrick Kayembe a mis en place une commission devant rédiger un manuel de procédure pour la gestion administrative et financière de l’INPP. Il s’agit là d’une réponse concrète au constat fait par l’IGF et qui permettra à l’Institut de mieux assurer sa gestion.

 

Fils maison

On rappelle que le DG a.i. de l’INPP est un vrai fils maison, qui a gravi tous les échelons. Licencié en droit de l’Université de Kinshasa, il est assistant à l’Ecole nationale des finances. C’est en 2002 qu’il a été engagé à l’INPP. En 19 ans de présence dans cet établissement public, il en maitrise les rouages et le fonctionnement. Arrivé comme agent de maitrise, il a été tour à tour, conseiller juridique, chef de service du contentieux, chef de division assistant du président du conseil d’administration, sous-directeur puis directeur a.i. des ressources humaines. Il est même formateur depuis 2005. Ce n’est donc pas un arriviste qui a été placé depuis près de quatre mois à la tête de l’Institut national de préparation professionnelle et qui place son action dans le cadre de la gestion axée sur les résultats.

Génie Mulobo

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