RDC: Lamuka charge Tshisekedi à l’ONU pour ses militants tués et arrêtés

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Un rapport qui écorne l’image du pouvoir. La coalition Lamuka a transmis à la Haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU, Michelle Bachelet, les cas de graves violations des droits de l’homme et atteintes à la vie des militants de l’opposition par le régime Tshisekedi.

La plateforme dirigée par Martin Fayulu et Adolphe Muzito note l’inaction et l’absence d’une justice indépendante en RDC. Ainsi, elle exige à Michelle Bachelet l’ouverture d’une enquête indépendante, afin que justice soit rendue à toutes les victimes. Lamuka demande aussi la libération de ses militants condamnés “arbitrairement”, et l’arrêt d’harcèlement des journalistes ayant une opinion autre que celle du pouvoir.

Le document déposé au bureau de la Haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU évoque des cas d’assassinats.

« Les cas des militants ci-après assassinés par les forces de sécurité et les milices du pouvoir : Davin Kalala décédé le 16, octobre 2021, des suites de ses blessures causées par la milice politique de monsieur Félix Tshilombo Tshisekedi, lors de la marche de la coalition Lamuka du 15 octobre 2021 pour exiger la dépolitisation de la commission nationale indépendante ( CENI) ; Madame Fwama Futila décédée le 25 avril 2021 des suites de tortures, par la police, le lendemain de sa participation à la marche du 24 avril 2021 à Kinshasa ; Nzazi Ndola décédé à Kinshasa, le 01mars 2022 à l’hôpital Roi Beaudouin des suites de coups, blessures et tortures par la milice du pouvoir en place. Il y a lieu de noter que les assassinats de M. Davin Kalala et de Mme Fwama Futila sont restés lettres mortes, en dépit des démarches effectuées auprès des instances judiciaires”, a écrit le chargé des Relations extérieures de Lamuka, Albert Mukulubundu.

Des condamnés extra-judiciaires

Lamuka fait remarquer à Bachelet que 10 de ses militants ont été condamnés à 10 ans de prison ferme depuis, le 03 mars 2022, par un procès extra-judiciaire.

« Tous les membres de l’ECIDé, membres de la coalition Lamuka de l’opposition. Il s’agit des militants ci-après : Mbumba Olivier, Mpela Clari, Mambu Célestin, Luzolo Kabanga Crispin, Ikangantela Pumbwe, Ngulungulu Mavoka Blanchard, Musala Luvungu Jean-Claude, Makanzu Ngoy, Mboma et Kitadi Ndoma Muenda », a précisé Mukulubundu.

Des disparus et arrêtés arbitrairement

Trois militants (Placide Kikomina, Sumu et Nounda) ont été enlevés et portés disparus ainsi que quatre autres arrêtés arbitrairement, révèle le document.

« Luc Malembe aux arrêts depuis le 23 novembre 2021 en Ituri, Luc Mulopo enlevé à Kinshasa le 13 janvier 2022 pour une destination inconnue, Tatiana Osango, journaliste emprisonnée l’année dernière à Kinshasa et vit actuellement en clandestinité, Grâce Tumba enlevée et torturée par les « Wewas » que le regroupement de Fayulu qualifie d’une milice motorisée de Félix Tshilombo Tshisekedi, le 18 novembre 2021 à Kinshasa », ajoute le rapport.

Lamuka charge aussi Félix Tshisekedi d’avoir mis en place une milice politique au sein des forces de sécurité, pour harceler et assassiner ses cadres et militants.

MCP/LRP

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