Mission économique et commerciale belge: Les opérateurs économiques belges invités d’investir dans les infrastructures et les Travaux publics

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Les travaux de la mission économique et commerciale belge se sont poursuivis mercredi 23 mars au Salon Congo du GHK. Le premier panel était axé sur les opportunités dans le secteur de la construction, des infrastructures, de l’énergie, de l’eau, de l’assainissement et de l’environnement.

Premier à intervenir devant les investisseurs belges, Ir Kavukulu du ministère des Ressources Hydrauliques et Electricité, qui évoquait le sujet sur les états des lieux du secteur énergétique en RDC, a fait savoir que la RDC continue d’utiliser les bois de chauffage, à cause du bas niveau de son électricité, notamment au niveau de l’Afrique (9%). Pourtant, le pays dispose d’une plus grande capacité énergétique. D’où l’ambition d’interconnecter tous les pays africains du bassin.

Parlant des potentielles, Ir Kavukulu affirme que la RDC dispose en elle-même, plus de 100.000 Mgw, mais n’utilise que 2.800 Mgw, équivalent à près de 3% de la puissance totale. Néanmoins dit-il, le gouvernement de la république s’est fixé comme objectif, d’améliorer la desserte en électricité dans le pays, et atteindre également les pays voisins.

Pour y arriver a-t-il dit, le gouvernement a procédé à la libéralisation du secteur énergétique à travers la Loi n° 14/011 du 17 juin 2014 qui vise notamment : La libéralisation effective du secteur ; La promotion et le développement harmonieux de l’offre en milieu urbain, préurbain et rural. Cette loi ouvre la voie aux investisseurs, enlevant ainsi le monopole à la SNEL.

En dehors de l’électricité, la RDC dispose également des biomasses, du gaz et le solaire. Ce qui signifie que la RDC a énormément besoin des investisseurs pour couvrir ce secteur, conformément aux lois en vigueur.

Succédant à l’Ir. Kavukulu, le ministre provincial des Infrastructures et Travaux Publics, M. Tshitenga Kabuya Thierry a parlé des opportunités d’affaires dans les domaines des infrastructures et des travaux publics et dans la ville de Kinshasa, une ville qui s’étend sur près de 10.000 Km2, avec une population estimée à près de 12 millions d’habitants en 2017 pour atteindre près de 15 millions d’habitants actuellement.

Bornée par le fleuve Congo ainsi que plusieurs rivières, la ville dispose de quelques infrastructures aéroportuaires (Aéroport de Nd’jili, aéroport de Ndolo, le Beach Ngobila, le chemin de fer et quelques immeubles pour le compte de la ville). En termes des infrastructures de franchissement, il a parlé de la Route nationale n°1 (RN1) Kinshasa-Matadi, les ponts, des viaducs et rivières. Il a également évoqué le projet de construction des bâtiments, dont un projet soutenu par le Royaume de Belgique.

Les routes : un besoin croissant pour la ville de Kinshasa

Il n’a pas oublié d’évoquer l’Echangeur de Limete, qui constitue un potentiel important en termes d’exploitation pour les investisseurs, comme c’est le cas dans d’autres pays tels la Belgique (Atomium) la France (Tour Eifel). Il existe également quelques projets de voirie et d’infrastructures à caractère social et économique.

Tout compte fait, le ministre Thierry Tshitenga reste d’avis que l’état des lieux de la ville Kinshasa, présente des infrastructures vétustes. Avec ses 5.000 Km de route, 700 seulement sont exploités et qui sont appelés à être remis à niveau. Même les voies ferrées méritent d’être modernisées, comme celles qui desservent la gare centrale à l’aéroport dont les études ont été finalisées et attendent un financement estimé à près 220 millions USD. Il a souligné que dans le cadre de la coopération, la ville de Kinshasa dispose de quelques projets qui ont bénéficié de l’assistance de l’AFD (Agence française de développement), avant de saluer la coopération avec la JICA, qui a permis à la ville de Kinshasa, d’avoir le Plan Directeur des transports pour le développement de la ville de Kinshasa (PDTK), qui permet de mettre la ville à jour, en termes d’infrastructures, de mobilité… D’où le besoin croissant des routes et d’extension des logements. Une grande opportunité d’affaires pour les investisseurs.

Pour sa part, M. Robert Luzolanu, Coordonnateur de la Cellule urbain de développement urbain de la ville de Kinshasa a enchainé pour dire que le PDTK est très important et présente différents projets en termes de voirie et de mobilité (train urbain, gestion du trafic routier…). Il y a aussi le Schéma directeur de la gestion des eaux urbaines financé par la BAD.

Ces différents documents ont permis à la Banque mondiale de financer à hauteur de 500 millions USD, le projet « Kin Elenda », afin d’améliorer l’accès aux infrastructures et services de base et ouvrir des perspectives socio-économiques à la population kinoise. Il est prévu 180 millions USD pour la construction des usines de traitement d’eau pour l’amélioration de la desserte en eau. A cela s’ajoutent la construction des réseaux de transport et de distribution d’eau ; la réhabilitation de l’usine de traitement d’eau de N’djili… « Voilà une grande opportunité pour les entreprises belges, de s’installer à Kinshasa », a dit Robert Luzolanu.

Profiter du projet « Kin-Elenda »

D’autre part, il a évoqué le dossier sur la réhabilitation du centre de traitement des déchets solides à Mpasa, qui se trouve presqu’en arrêt. Pour ce faire, des appels d’offres seront lancés incessamment, en plus des travaux d’installation des kits solaires, l’installation des poteaux solaires pour l’éclairage des voies de désenclavement et l’éclairage de voies publiques, l’aménagement de la place Ste Thérèse de Ndjili dont le marché a été remporté par un cabinet belge.

Il a souligné que l’argent est disponible et attend seulement l’engagement des investisseurs.

M. Thierry Katembwe, Directeur général de la Compagnie africaine de construction, a indiqué que les opérateurs économiques belges ont intérêt à nouer des relations d’affaires avec les opérateurs économiques locaux, en l’occurrence avec la Compagnie africaine de construction qui a eu à gagner plusieurs marchés dans le domaine de la construction. Cette compagnie a-t-il dit, est disposée à mettre son expertise à disposition des futurs investisseurs.

A titre exemplatif, il a évoqué le projet développé par cette compagnie dénommé « Autoroute énergétique » à travers l’implantation des mini-centrales ainsi que des réseaux autonomes qui vont lier les différentes communes rurales de la RDC. C’est donc une aubaine pour les entreprises belges peuvent ne peut pas nécessairement être partie intégrante, mais peuvent intervenir des équipements, à travers la présence sur place d’un équipementier.

Le second panel est intervenu sur les opportunités d’affaires dans la construction des infrastructures d’énergie, l’eau, l’assainissement et l’environnement. Les panelistes ont démontré à la partie belge, que là aussi, c’est plein des opportunités d’affaires. Ce qui signifie qu’il faut tenter l’aventure.

José Wakadila

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