Surveillance électronique des maladies animales en RDC: Des agents vétérinaires de 8 provinces en formation sur la 3ème phase d’opérationnalisation de l’Application FAO/EMA-i

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Il s’est ouvert jeudi 24 mars 2022 au Centre Eucharistique Père Eymard de Mont-Ngafula, l’atelier relatif à la troisième phase d’opérationnalisation de l’Application FAO « Event Mobile Application (EMA-i) », en faveur des agents vétérinaires de 8 provinces de la RDC. La cérémonie a été présidée par le Secrétaire général à la Pêche et Elevage, Ezéchiel Mahamba, en présence de Chef d’Equipe-pays ECTAD/FAO-RDC (Centre d’urgence des maladies animales transfrontalières), Dr. Marcel Boka.

A cette occasion, le Sg Ezéchiel Mahamba a rappelé que les maladies animales constituent une contrainte majeure au développement de l’élevage en RDC. De par le caractère zoonotique de certaines d’entre elles, ces maladies représentent une menace pour la santé publique. « La prévention, la détection précoce ainsi que la riposte rapide, sont les trois piliers importants d’une lutte efficiente et efficace contre les maladies animales y compris les zoonoses », affirme-t-il.

Pour ce faire poursuit le Sg Mahamba, l’outil EMA-i permettra aux services vétérinaires de 8 provinces concernées, d’assurer la transmission de l’information sanitaire du terrain au niveau central en temps réel ; d’améliorer la surveillance et la communication entre les acteurs de terrain ainsi que ceux du niveau central, afin d’assurer une riposte efficace et rapide aux maladies.

Dans les six provinces (Kwango, Kwilu, Kinshasa, Kongo-central, Nord-Kivu et Kasaï) précédemment ciblées lors de deux premières phases poursuit-il, l’outil EMA-i a permis d’améliorer les indicateurs de surveillance. C’est la raison pour laquelle a-t-il réitéré ses remerciements à la FAO et à l’USAID pour l’appui apporté au renforcement du système de surveillance en RDC, à travers l’opérationnalisation de la surveillance en temps réel, à l’aide de l’outil FAO/EMA-i.

Il a pour ce faire, invité les participants, à suivre avec une attention soutenue cette formation et de s’impliquer activement sur terrain, pour l’amélioration du système de surveillance dans leurs provinces respectives, avant de remercier les partenaires pour l’intérêt qu’ils accordent à la santé et au bien-être du peuple congolais.

Il a au finish rassuré que le gouvernement congolais ne ménagera aucun effort pour faire siennes toutes les initiatives allant dans le sens de l’amélioration des capacités de prévention, détection précoce et riposte rapide ùdu secteur de santé animale en RDC.

Soutenir les pays dans la surveillance électronique des maladies animales

Auparavant, le Chef d’Equipe-pays ECTAD/FAO-RDC, Dr. Marcel Boka, a fait savoir que, la FAO avec sa composante du programme GHSA financé par l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID), mise en œuvre par ECTAD, s’est engagée dans la surveillance des maladies animales. « C’est pour atteindre cet objectif que la FAO a conçu l’outil EMA-i, une application pour soutenir les pays dans la surveillance électronique des maladies animales, par l’utilisation des téléphones Smartphones ».

Selon Dr. Boka, l’outil EMA-i a été testé et mise en œuvre d’abord en Ouganda en 2013, puis au mali en 2016, en Tanzanie en 2017 avec une extension depuis 2018 dans d’autres pays comme le Zimbabwe, la Guinée, la Côte d’Ivoire, la Sierra Leone et le Lesotho. L’application permet aux services vétérinaires d’assurer non seulement la transmission de l’information sanitaire du terrain au niveau central en temps réel, mais surtout d’améliorer la surveillance et la communication entre les acteurs de terrain ainsi que ceux du niveau central, afin d’assurer une réponse efficace et rapide aux maladies.

En RDC dit-il, l’outil EMA-i et sa plateforme EMPRES-i sont opérationnels depuis 2020. Dans les six provinces ciblées par les deux premières phases, cet outil a permis une amélioration significative des indicateurs de surveillance. Les informations sanitaires sont transmises en temps réel du terrain au niveau central, permettant ainsi une réponse rapide et efficace. Et en une fréquence hebdomadaire, ces données sont analysées et diffusées sous forme du bulletin épidémiologique.

Pour cette troisième phase, Dr Boka informe que, 55 agents vétérinaires sont concernés. Pendant 6 jours, soit du 24 au 30 mars 2022, ils apprendront comment implémenter et assurer la surveillance en temps réel. A cette occasion, ils devront définir les rôles et responsabilités des utilisateurs, pour établir le circuit d’information, en utilisant l’outil EMA-i et la plateforme EMPRES-i, définir la liste des maladies à rapporter avec l’application et établir une feuille de route pour tester EMA-i sur le terrain, sur une période de 12 mois. A en croire Dr. Boka, cette formation sera également une opportunité de diffuser le guide SIMAR, pour la surveillance intégrée des maladies animales et zoonotiques. Au terme de la formation, les apprenants seront dotés en Smartphones comprenant l’application EMA-i installée avec leur identifiant personnel et en recharges téléphoniques, pour la connexion internet nécessaire à l’utilisation de ladite application, pour une période de 12 mois ; tandis que les coordonnateurs provinciaux SENES, seront dotés en ordinateurs pour la gestion des données rapportées via l’application EMA-i à l’aide de la plateforme EMPRES-i.

Grâce à cette action, la capacité régionale EMA-i en Afrique centrale, sera ainsi mise en place à travers la formation des épidémiologistes du programme ECTAD de la FAO/RDC, a encore fait savoir Dr. Boka.

Les provinces concernées pour cette 3ème phase de formation sont : Sud-Kivu, Haut-Katanga, Tanganyika, Ituri, Nord-Ubangi, Sud-Ubangi, Lualaba et Haut-Lomami.

José Wakadila

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