Justice sociale : Les victimes des manifestations populaires à Kinshasa se voient négligées par les autorités de l’État

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Constituées en un collectif bien organisée, les victimes de différentes manifestations populaires à Kinshasa (2015-2018) se voient totalement rejetées par les autorités du pays. Depuis plusieurs années et mois, leurs doléances en vue de l’obtention des réparations des préjudices de la répression violente lors des marches en pacifiques du 31 décembre 2017 et du 21 janvier 2018 à Kinshasa n’ont jamais été prises en considération.

Réunis le samedi 02 avril 2022 dans leur siège situé dans la commune de Kasa-vubu, le collectif a procédé à l’évaluation des différentes actions qu’il amène auprès de différentes autorités politiques et religieuses du pays. Leur constat était amer : aucune lettre introduite n’a reçu une suite favorable. Aucune démarche entreprise n’a récolté produit de résultats escomptés. Au point qu’aujourd’hui une certaine d’hommes et femmes y faisant partie ne savent plus à quel saint se vouer.

Le collectif regrette que ni la présidence de la République, la Primature, le Ministère des droits humains, le Ministère de la justice et Garde des Sceaux n’ont jamais eu de la compassion à leurs égards. Et ce, en dépit rappel de leurs plaintes qui se propagent comme une traînée de poudre dans la nature. Il en va de même pour les autorités religieuses.

Se trouvant dans une telle situation de quasi abandon, le Collectif n’entend pas pour autant baisser les bras.

Pour honorer la mémoire des défunts parmi eux, pour compenser l’invalidité de certains de leurs membres encore en vie, pour soutenir des veuves et orphelins des personnes tombées sous les balles des forces armées Congolaises et de la police nationale congolaise lors de ces manifestations populaires pacifiques, ceux qui sont encore vivant et vivant avec les séquelles de ces atrocités ainsi que les traumatismes subis ont décidé de passer à la vitesse supérieure. Tout en respectant les dispositions constitutionnelles en la matière, Ils vont entreprendre une série d’actions : Set-in, marche pacifique…, jusqu’à obtenir gain de cause.

« C’est un peu de mauvaise foi ce qu’ils nous font là », avait lâché maman Constantine Ntalvwe dont l’époux surnommé Sans Diacre, un comédien de la ville de Kinshasa, qui évoque les souffrances d’une femme de nourrir seule une grande famille dans le contexte socio-économique actuel dans le pays. Et au jeune Freddy Kamwanga de se plaindre : « j’avais reçu une balle sur la jambe de sorte qu’aujourd’hui je marche avec un morceau de fer dans mon corps pour soutenir mon pied, ce qui me rend tout à fait invalide et aggrave ainsi ma situation sociale au quotidien ».

Pour M. Freddy Ngandu, Secrétaire exécutif dudit collectif, leur vœu est de voir les autorités du pays se soucier de leur sort.

« Nous avons aussi en quelque sorte contribuer à l’avènement du nouveau régime. D’autant vrai que nous étions sortis dans les rues pour réclamer les élections législatives et présidentielles qui avaient finalement eu lieu au pays et abouti à l’accession de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo au pouvoir ».

« Raison pour laquelle nous voudrions être récompensés en demandant à l’État de notre pays de jeter aussi un regard compatissant sur nous pour des préjudices subis au nom de la Démocratie. »

Et de renchérir que leur collectif est un mouvement de paix. De telle sorte que toutes leurs revendications se feront toujours pacifiquement car l’important pour ce groupe de gens est que leurs doléances soient prises en compte en tant que citoyens du pays. Car c’est pour une cause qu’ils estiment juste qu’ils sont là.

Affaire à suivre…!

Philippe Dephill Lipo

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