RDC: Deux ministres et le DG de la Régideso face aux sénateurs ce mardi

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Deux membres du gouvernement Sama Lukonde seront face aux sénateurs, ce mardi 5 avril 2022. Il s’agit de Mme Antoinette N’Samba Kalambayi, ministre des Mines et de sa collègue Catherine Kathunga Furaha, patronne de la Culture, Arts et Patrimoine. Les deux dames devront répondre aux questions orales avec débat, initiées respectivement par les sénateurs Victorine Lwese et Denis Kambayi.

Pour exploitation illicite des minerais, une question orale avec débat est adressée à Antoinette N’Samba

Des sources proches du bureau de la chambre haute du Parlement, ont indiqué à notre rédaction le dimanche 03 mars 2022, que cette question de la Sénatrice Victorine Lwese est consécutive à une vidéo d’un journaliste de la Radio France Internationale, M. Alain Foka, où l’on voit les exploitants miniers au Kivu en RDC refuser l’accès aux représentants de l’État, dans leurs installations minières.

Traité d’inadmissible, la sénatrice veut savoir si la ministre de mines a déjà procédé à l’identification de ces deux sociétés, mais aussi quelles sont les mesures prises pour démontrer que l’État Congolais n’est pas mort.

Raison pour laquelle, il est attendu de la ministre des Mines des explications claires sur ce dossier de refus à l’accès aux représentants de l’État congolais dans un milieu minier.

Outre les deux membres de l’Exécutif national, un mandataire public est également attendu pour audition, au cours de la même plénière de ce mardi à la Haute chambre. A savoir, le Directeur général de la Régideso, Clément Mubiayi N’Kashama.

Loin de toutes supputations malveillantes autour des interpellations des deux ministres et du numéro 1 de la Regideso, il s’agit ici d’un exercice régulier qui s’inscrit dans le cadre du contrôle parlementaire.

On rappelle qu’en ce qui concerne le patron de la REGIDESO, c’est la deuxième fois, depuis sa nomination à ce poste, le 13 juillet 2017, qu’il se présente devant les parlementaires. L’année dernière, soit le vendredi 26 novembre 2021, Clément Mubiayi N’Kashama a été reçu par la Commission Aménagement du territoire, infrastructure, postes, Télécommunications et Nouvelles technologies de la communication (ATI/PT-NTIC) de l’Assemblée nationale, afin de répondre à une cinquantaine de questions des députés nationaux en rapport avec la desserte en eau potable sur l’ensemble du territoire national.

Lors de cette première « confrontation » avec le numéro 1 de la Régideso, les députés nationaux avaient jugé inacceptable le fait que la population congolaise se bute aux difficultés quotidiennes d’accès à l’eau potable, alors que le pays occupe une place privilégiée au rang mondial des nations les plus bénies en eaux douces.

Cependant, selon les statistiques présentées par les élus nationaux, 30% seulement de la population ont accès à cette denrée indispensable à la vie ! D’où, la colère des députés nationaux qui avaient qualifié d’inexplicable, le paradoxe entre la politique de facturation de la Régideso et la qualité du service rendu. Plus concrètement, les membres de la Commission ATI/PT-NTIC de l’Assemblée nationale s’étaient offusqués du fait que la Régideso « surfacture » la population sans que celle-ci ne soit réellement approvisionnée en eau potable.

« Depuis que nous avons commencé cette législature, ce problème se pose. Il y a, çà et là, prolifération de bornes fontaines alors que la Régideso est là. Et, nous ne savons pas s’il y a aussi une montée de maladies d’origine hydrique qui seraient la conséquence de ces bornes fontaines », avait déclaré le député José Ebganda, président de ladite Commission de la représentation nationale.

En attendant, le Sénat a procédé au cours de sa plénière du lundi 4 avril, à l’examen et adoption du Projet de loi portant autorisation de la prorogation de l’état de siège sur une partie du territoire de la RDC.
LRP

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