Explosion d’un engin au camp Katindo à Goma : l’état de siège mis à rude épreuve !

Sélection de la rédaction

6 morts et 15 blessés, tel est le bilan provisoire de l’explosion d’un engin le jeudi 07 avril 2022 au camp Katindo à Goma dans la province du Nord-Kivu en République Démocratique du Congo.

Le vendredi 08 avril 2022 dans l’avant midi, le gouverneur de cette province, le Lieutenant général Constant Ndima Tongba s’était rendu personnellement sur le lieu du drame pour s’enquérir de la situation.

A première vue, il s’agirait d’un engin non improvisé et non d’une grenade comme une certaine opinion aurait estimé la veille.

Le lieutenant général Constant Ndima appelle la population au calme et à la vigilance. Et de poursuivre que la province du Nord Kivu fait face aux attaques des djihadistes. Une enquête par la police est en cours.

Pour rappel, l’explosion d’un engin avait eu lieu le jeudi 07 avril 2022 vers 19h30 locales dans un bar situé au camp Katindo. Deux officiers des Fardc, 3 femmes et un enfant ont peri.

Le gouverneur militaire avait informé qu’une enquête était en cours pour élucider les circonstances de cet événement malheureux qui a poussé les Gomatraciens à rentrer tôt dans leurs domiciles sans savoir ce qu’il adviendrait le lendemain matin.

Selon des témoignages concordants, Goma serait réveillée dans la paix et que chacun vaguerait à ses occupations habituelles.

Une opinion politique estime que ces attaques à l’allure des djihadistes serait un échec à l’instauration de l’état de siège dans les provinces de l’Est du pays. Car l’ennemi serait venu frappé au cœur même de la ville dans un camp militaire supposé être des lieux stratégiques surprotégée.

Une autre opinion soutient à tort ou à raison que les auteurs de ce crime se trouveraient parmi les militaires congolais habitants du camp qui seraient en intelligence avec les miliciens semant la pagaille depuis plus de deux décennies dans cette partie de la République Démocratique du Congo.

En fait, à l’heure actuelle, il serait hasardeux de tirer des conclusions qui risquent de ne pas cadrer avec les réalités du terrain.

Seules les enquêtes spécialisées pourraient nous révéler les évidences.

Quoi qu’il en soit, il peut être accepté que l’état du siège instauré à l’est du pays resterait encore là pendant des jours dans la mesure où le chef de l’État Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo voudrait coûte que coûte en finir avec toutes ces formes de rébellions armées.

Affaire à suivre !

Philippe Dephill Lipo

- Advertisement -spot_imgspot_imgspot_img

Les plus lus