Insécurité alimentaire en RDC: La FAO sensibilise les parlementaires

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Dans le cadre de la lutte contre l’insécurité alimentaire en RDC, la FAO a organisé vendredi 8 avril dernier au palais du peuple, une journée de sensibilisation en faveur des parlementaires sur leur rôle à jouer dans la lutte contre  l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. Ceci rentre dans le cadre de son mandat, de s’engager à mener des plaidoyers auprès des parlementaires, afin qu’ils puissent jouer un rôle plus accru dans la lutte contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle, l’objectif étant de contribuer à l’atteinte du défi  » Faim zéro » d’ici 2030 et du développement inclusif et durable de la RDC.                                         

A cette occasion, le représentant de la FAO en RDC, Aristide Ongone Obame, a de prime abord remercié et félicité la RDC au nom du Directeur général de cet organisme du système des Nations Unies, Qu Dongyu, pour avoir pris l’initiative et l’engagement d’organiser avec dynamisme, cette rencontre qui, assurément, restera graver dans l’histoire du Parlement congolais.

Selon lui, la tenue de ce forum organisé avec la collaboration du Réseau des alliances parlementaires de l’Afrique centrale pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, l’Alliance parlementaire du Gabon et celle du Congo-Brazza et du bureau-FAO pour l’Afrique centrale, en partenariat avec le PAM, l’OMS et l’UNICEF, témoigne de la ferme volonté de contribuer de manière significative, à l’élimination de la faim et de la malnutrition sur toutes ses formes d’ici 2030.

Concernant la sécurité alimentaire et nutritionnelle, M. Ongone a fait observer que le combat contre la faim et la malnutrition est légitime, car l’article 25.1 de la Déclaration Universelle des droits de l’homme reconnaît le droit à l’alimentation comme un droit fondamental. En RDC dit-il, cette situation reste préoccupante depuis plus de 3 décennies, en ce qu’il est observé une prévalence du retard de croissance avec comme conséquences sur le développement cognitif des enfants, sur le capital humain et la productivité économique du pays, évalué à plus de 40%. 

Il a ajouté que la prévalence de la malnutrition aigüe actuellement de 8%, touche environ deux millions d’enfants de 6 à 59 mois et que les derniers résultats des analyses du cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) en RDC, 20ème cycle, validés en février dernier par le gouvernement, notent qu’en 2022, environ 26 millions de personnes sont en insécurité alimentaire.

Importance de la sensibilisation des parlementaires

Face à ce tableau peu reluisant, M. Ongone estime que la sensibilisation des parlementaires sur cette problématique, revêt d’une importance capitale car  le Parlement est le garant des engagements politiques et économiques pris par le pays. « Mais l’expérience a démontré que les programmes de lutte contre la malnutrition soutenue par un cadre législatif adéquat, ont entrainé une amélioration considérable des indices de malnutrition. Les parlementaires sont donc les mieux placés pour porter la question de la sécurité alimentaire et de la nutrition au sommet des priorités politiques et de développement social et économique, compte tenu de leur responsabilité législative, budgétaire et de contrôle, a-t-il fait savoir.

Il a saisi l’occasion pour remercier les présidents de deux chambres du parlement, pour leur implication totale dans l’organisation de cette rencontre ainsi que d’autres agences du système des Nations Unies, pour l’engagement à accompagner les parlementaires dans la lutte efficace de l’insécurité alimentaire, pour l’intérêt de la RDC et de sa population.

Peu avant de lancer les travaux, le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso N’kodia Mpuanga, a félicité le président en exercice et le Secrétaire général de l’Alliance parlementaire pour l’Afrique centrale, pour le choix de la thématique et les efforts déployés, afin d’amener les gouvernements à mettre en œuvre des politiques nationales capables de garantir la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans la sous-région de l’Afrique centrale. Cet engagement a-t-il dit, traduit la ferme volonté des parlementaires, de soutenir et de promouvoir la mise en oeuvre des engagements pris, notamment dans le cadre de la déclaration de Malabo de 2014 ; de la Conférence internationale sur la nutrition organisée en 2014 ; du 1er sommet mondial des parlementaires tenu à Madrid en 2018.

A en croire l’honorable Mboso, la lutte contre la faim et la malnutrition, constitue un véritable défi pour les Etats. C’est la raison pour laquelle, la FAO, en tant qu’organisation spécialisée, s’emploie à accompagner les États, en vue d’éradiquer l’insécurité alimentaire et atteindre l’objectif  » Faim zéro » d’ici 2030. « Malgré quelques progrès réalisés, la situation des groupes vulnérables en matière de sécurité alimentaire et de nutrition risque de se détériorer davantage, en raison des conséquences sanitaires et socio-économiques dues au Covid-19, aux effets du réchauffement climatique et des conflits armés », a averti l’honorable Mboso, avant de souligner que, à l’instar d’autres agences du système des Nations Unies, la FAO continue à mener le plaidoyer auprès des parlementaires, pour que la question de la lutte contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition, puisse figurer au coeur de l’agenda de leurs travaux, en raison de leur responsabilité législative, budgétaire et de contrôle sur l’action du gouvernement.   

José Wakadila

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