Projet des 145 territoires: La Licopadel/Ongdh recommande l’implication des structures de la société civile à l’organisation des colloques territoriaux avant le lancement officiel

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Dans une déclaration faite vendredi 8 Avril 2022 à son siège situé sur l’avenue By Pass n° SC 390 de la commune de Lemba, la Ligue congolaise  pour la paix, les droits de l’homme et les élections (Licopadel/Ongdh-asbl) que dirige Me Pindu-di-Lusanga Patrick, recommande sans réserve, l’implication des structures de la société civile à l’organisation des colloques territoriaux, avant le lancement officiel du Programme de développement local des 145 Territoires (PDL-145T) initié par le gouvernement central de la RDC.

La Licopadel qui a fait une analyse approfondie sur ce projet de 145 Territoires qu’elle qualifie de vital, émet le vœu de voir les organisations de la société civile impliquées dans la concrétisation de ce programme de développement des communautés de base de la phase préparatoire à celle de l’exécution, du suivi et évaluation.

La Licopadel qui est également un cercle de réflexion, d’étude et de prospective, insiste sur la participation effective des organisations de la société civile pour jouer le rôle de garde-fou. Aussi se félicite-t-elle de la vision du chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, consistant à assurer le développement à partir de la base, en vue de sortir le pays de la pauvreté criante dans laquelle croupit le peuple congolais.

Réformes électorales en RDC

Dans un autre chapitre, pour régler les dysfonctionnements du processus électoral observés lors des scrutins de 2018 et 2019, où il n’y a pas eu de scrutin à deux tours, pas de débats démocratiques, le mode de scrutin indirect des sénateurs, gouverneurs et Vice gouverneurs qui favorisent la corruption, la Licopadel Ongdh-asbl propose des réformes adéquates qui visent à réajuster les faiblesses constatées au cours de 3  cycles électoraux précédents, en vue de rendre la loi électorale inclusive et non conflictuelle en RDC.

Dans le même ordre d’idées, la Licopadel propose également des réajustements  qui ont pour objectifs, de répondre aux problèmes pratiques constatés lors des scrutins antérieurs. Parmi ces réajustements, la Licopadel suggère de :

  • Revenir au mode de scrutin de 2006, c’est à dire, revenir à 2 tours pour le scrutin présidentiel avec débats contradictoires ;
  • rendre applicable le quota des femmes, jeunes et personnes vivant avec handicaps ;
  • encadrer par un texte, les responsabilités en matière de PVH et d’autres groupes marginalisés ;
  • la révision de quelques articles de la Constitution sans toucher aux articles verrouillés ;
  • rendre l’article 13 de la Loi électorale contrainte ;
  • respecter la parité dans le dépôt tout en tenant compte du groupe marginalisé, entre autre, les femmes, les personnes vivant avec handicap et le peuple autochtone dans la liste électorale des partis et regroupements politiques comme obligation de recevabilité de la liste…

La RDC toujours parmi les pays les plus corrompus

Pour la Licopadel, la corruption généralisée en RDC anéantit les efforts de promotion des droits humains et met en danger la démocratie. Elle cite à ce sujet, un rapport d’indices de perception de la corruption publié par Transparency International le 25 janvier 2022, lequel rapport épingle le lien entre la corruption et la promotion des droits humains et la promotion de la démocratie, démontrant que la RDC atteint le score de 19 % et se trouve parmi les 20 pays les plus corrompus au monde.

Pour la Licopadel, la RDC ne peut jamais se développer si les hommes politiques, toutes tendances confondues, ne luttent pas efficacement contre la corruption. « L’indice de perception de la corruption publié le 25 janvier 2022 doit interpeller toute classe politique pour qu’elle agisse et accompagne le président de la république dans ses efforts de lutter contre la corruption », insiste la Licopadel dans sa déclaration, avant de recommander au gouvernement de la république, de renforcer l’Agence de prévention et de lutte contre la corruption (APLC) ; de demander à chaque ministère d’adopter un plan stratégique de lutte contre la corruption et ses mesures d’application ; d’allouer des moyens financiers suffisant à L’APLC et autres structures ; de signer des accords de coopération avec d’autres pays dans la lutte contre la corruption ; de travailler pour le renforcement des capacités des OPJ, juges et Magistrats de la lutte contre la corruption ; de sanctionner sans complaisance, les auteurs de la corruption et fait assimilés et renforcer le mécanismes de contrôle parlementaire et sanctionner ceux qui sont coupables des actes de corruption et faits assimilés.

Science Kinkobo

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