Moralisation des finances publiques en RDC: L’IGF appelle à un élan patriotique!

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Aucun pays au monde ne peut se développer sans une discipline affirmée dans la gestion des finances publiques.

Consciente de cette réalité, la RDC, avec la politique présidentielle actuelle axée sur la lutte contre les détournements des deniers publics et des crimes économiques, a déclaré la guerre contre tous les prédateurs des finances publiques, sous l’égide de l’IGF, gendarme des finances publiques. 

L’Inspection Générale des Finances qui existe depuis plus de 30 ans, est depuis 2020, sous les feux du projecteur et au centre des discussions sur les finances publiques, suite aux différentes interpellations des mandataires publics et des patrouilles financières organisées dans les entreprises publiques dans l’objectif d’aider les mandataires publics et autres fonctionnaires de l’État à intérioriser la bonne gouvernance.

Entendu que le détournement du dernier public détériore la qualité de la vie sociale, Jules Alingete lance un appel patriotique à tous les congolais, à travers les hommes et femmes des médias qu’il a réuni, le mardi 12 avril dernier, dans le rayonnant amphithéâtre Félix Antoine Tshisekedi de son institution, dans le cadre du 5ième Journée de l’échange citoyen. Et ce, afin de poser les jalons d’un Congo meilleur, paisible pour tous ses citoyens. 

Avant le speech de l’Inspecteur Général des Finances – Chef de Services, Jules Alingete, les professionnels des médias ont suivi, tour à tour, les exposés du Coordonnateur Herman Iyeleza Kebe Kenza qui a martelé sur les missions, l’organisation et le fonctionnement de l’IGF; suivi de l’exposé du Chef de Services adjoint, Victor Batubenga Pandamadi sur l’état des lieux des finances publiques en RDC, avec la récupération des plusieurs millions des dollars américains, dont 1,5 millions de dollars américains de fonds détournés au Ministère de l’agriculture, 712.988 dollars de la prime des agents de la riposte, et plus d’un million de dollars pour la FECOFA.

Mettre le curseur plus haut

Dès son installation, en vigile des finances publiques, Jules Alingete Kay s’est résolu de mettre le curseur plus haut en renversant la donne qui consistait à tenir pour responsables des malversations financières que des comptables à la place des véritables responsables de ces détournements. Ce qui ne permettait pas de décourager à la racine ces pratiques de corruption. 

Aujourd’hui, la fourchette de l’IGF touche directement le morceau concerné, traquant ainsi les mandataires prédateurs.

 « C’est bien une première dans l’histoire de l’Inspection Générale des Finances que les gestionnaires mis en cause soient traduits en justice« , a martelé Jules Alingete, Inspecteur Général des Finances, chef de services.

Il faut souligner qu’en plus de demander à la cour de compte de se saisir d’un cas, avec la révision des textes qui la régissent actuellement, voir le journal officiel du 27 décembre 2021, un inspecteur des finances a également attributions d’un Officier de Police Judiciaire (OPJ). C’est à ce titre qu’il peut procéder à une arrestation.  

Pour sa part, malgré des attaques personnelles qu’il fait objet, en dépit du fait qu’il n’est pourtant pas personnellement inspecteur d’une quelconque mission d’enquête de l’IGF, Jules Alingete n’attend pas se résigner en tout cas. L’homme à abattre pour les prédateurs des finances publiques congolaises, reste focus sur la mission lui assignée par le Président Félix Tshisekedi.

Pour une appropriation collective de la lutte contre l’impunité et le détournement du denier public …

Comme sous d’autres cieux, particulièrement en France et en Belgique, où le Service de l’inspection des finances est assis sur le soutien populaire inconditionnel, l’IGF pense que les congolais et congolaises doivent s’investir dans l’amélioration de leurs conditions de vie en s’appropriant le travail citoyen qu’il est en train d’abattre pour l’intérêt collectif. 

Puisque le peuple est l’émanation de tout pouvoir, lui seul constitue la force qu’aucun prédateur ou commis au service public ne peut attaquer, ni contester. Cette minorité qui accède à la gestion publique s’enrichit de plus en plus, créant ainsi une paupérisation très généralisée. Changer les choses nécessite l’implication de tous.

Des statistiques anciennes de l’IGF indiquent que, sur 100% des recettes publiques, 20 % seulement arrivaient au trésor public. Ce qui démontre que la proportion congolaise de détournement était impitoyable et inacceptable. Un tel degré de détournement engendre la famine, le chômage, détériore le climat des affaires avec comme conséquence la perte de crédibilité sur le plan international.

Pour changer la donne, l’équipe Alingete a, depuis son arrivée, commencé par mobiliser les ressources humaines nécessaires avec la nomination de nouveaux inspecteurs, tout en améliorant leurs conditions de travail afin de les mettre à l’abri du danger qu’ils sont censés combattre. Aussi, les services de l’IGF ont été restructurés pour répondre aux nouvelles donnes, ayant été depuis une trentaine d’années, obsolètes faute d’appui. Techniquement, l’équipe de gestion actuelle a procédé au changement de mode de contrôle, avec option préférentielle pour le contrôle concomitant qui suppose un contrôle permanent en plein exercice afin d’empêcher que l’argent du contribuable congolais ne prenne une autre direction que celui pour lequel il a été affecté et enfin assoir dans le chef des fonctionnaires public, le sens de la bonne gouvernance.

Grâce à ce contrôle concomitant des inspecteurs et gestionnaires des établissements et entreprises publics, des hémorragies financières se sont estompées et des malversations financières arrêtées pendant que la lutte continue son bonhomme de chemin.

Par ailleurs, dans sa gibecière, le comité Alingete s’est montré fier des résultats obtenus jusque-là, avec entre autres, l’amélioration des finances publiques dans la mobilisation des recettes. En presqu’un an et demi, avec le concours de ses différentes brigades, le  » gendarme des finances publiques » a marqué les pas dans les audits et contrôles des finances et biens publics, des enquêtes, inspections, vérifications, contre-vérifications et surveillance de toutes les opérations financières, tant en recettes qu’en dépenses, du pouvoir central, des provinces et des ETD, ainsi que des organismes ou entreprises de l’État.

Il sied de noter qu’aujourd’hui, l’IGF en dépit d’être incontournable dans la question des finances publiques, veut s’assurer que tous les congolais s’implémentent du travail qu’elle réalise, qui rassurent les partenaires de la RDC, le pays ayant été repris par le département d’État américain, parmi les 15 premiers au classement 2021 de niveau de transparence budgétaire, avec mention « progrès significatif ».

Eveline Badika

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