Attaques simultanées de soi-disant M23 à Jomba et à Kibumba près de Goma: La RDC est agressée par le Rwanda!

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Selon Radio Okapi, plusieurs localités des territoires de Rutshuru et de Nyiragongo sont occupées, depuis le matin du mercredi 25 mai par les soi-disant rebelles du Mouvement du 23 mars (M23). Elles sont tombées après de violents combats ayant suivi des attaques simultanées contre les positions des FARDC dans ces deux territoires du Nord-Kivu. La circulation la route Goma – Rutshuru reste aussi coupée au niveau de Kibumba.

Dans le territoire de Rutshuru, les villages Kanombe, Nyesisi, Kabaya, Rumangabo, Nkokwe, dans le groupement de Kisigari sont actuellement vidés des leurs habitants, a ajouté la radio onusienne. Ces derniers ont pris la direction de Rutshuru-Centre et Kiwanja. Ils ont fui leurs milieux après l’occupation de Kanombe par des présumés rebelles M23 depuis 9 heures locales de mercredi, informent plusieurs sources civiles, rapporte Radio Okapi.

Les mêmes rebelles ont aussi attaqué depuis 3 heures du matin de mercredi 25 mai les FARDC sur les collines de Tchanzu et Runyoni dans le groupement de Jomba. Les habitants de Bunagana affirment que les détonations d’artilleries lourdes étaient encore entendues dans la zone jusqu’en milieu de la journée.

Mais selon la radio onusienne, ces sources estiment que les FARDC contrôlent toujours les deux collines.

Et sur le front sud, dans le territoire de Nyiragongo, Kibumba, Buhumba, Kigarama et d’autres localités environnantes seraient déjà entièrement occupés par les rebelles. Ces derniers ont attaqué les FARDC dans la zone autour de 6 heures du matin ce mercredi.

La CIRGL saisie

Hier mercredi, le gouverneur militaire, le lieutenant-général Constant Ndima Kongba, a rassemblé les troupes mixtes FARDC-PNC pour une causerie morale pour la sécurité de la ville de Goma, menacée par la progression des rebelles.

Par la suite en sa qualité de gouverneur militaire de la province du Nord-Kivu et commandant des opérations, il a saisi, le même mercredi 25 mai, le Mécanisme conjoint de vérification élargi de la Conférence internationale pour la région des Grands lacs pour les investigations sur l’origine de graves incidents occasionnés par la résurgence des attaques des rebelles M23.

L’annonce a été faite à travers une communication des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le mercredi 25 mai 2022 à Goma, et lu par le général de brigade Sylvain Ekenge Bomusa Efomi, porte-parole du gouverneur militaire du Nord-Kivu à la suite des attaques de Kibumba du 24 et 25 mai 2022, une cité située à 20 kilomètres seulement au nord-est de la ville de Goma sur la RN4.

Le document précise que pendant que les FARDC « sont en confrontation avec les terroristes du M23 dans le Groupement de Jomba, plus de 20 obus et bombes tirés de l’Est vers l’Ouest de l’axe routier Goma-Rutshuru ont explosé hier mardi 24 et aujourd’hui mercredi 25 mai 2022 sur le sol congolais à Katale, non loin de la piste de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) à Rumangabo et les environs ».

Le communiqué ajoute que « comme si cela ne suffisait pas, la position des FARDC de Ruhunda, située dans le versant Ouest de la montagne de Karisimbi à Kibumba, à 20 km à l’Est de Goma, a été attaquée la nuit de lundi 23 à mardi 24 mai 2022 à 03 heures du matin » et que « les combats se sont poursuivis jusqu’aux petites heures du matin et les forces loyalistes ont repoussé l’ennemi ».

Des preuves irréfutables

Dans sa débandade, poursuit le communiqué, « l’ennemi a abandonné des armes et des effets militaires récupérés par le les FARDC. Il s’agit notamment d’un mortier 60 mm, d’une arme AK81, de huit roquettes-antitank, d’une chaine de munitions de PKM, d’une paire de tenue militaire, d’un casque et de deux gourdes militaires non utilisé ni par les FARDC, ni par les terroristes M23 ».
Le porte-parole du gouverneur militaire ajoute que « le matin de ce mercredi 25 mai 2022, les positions des FARDC de Kibumba et de Jomba ont été une fois de plus attaquées ». Le général de brigade Sylvain Ekenge assure que « les forces loyalistes sont déterminées à ne laisser aucun centimètre du territoire national à qui que ce soit se comportent de manière professionnelle sur le terrain aussi bien à Jomba qu’à Kibumba ».

Face à cette situation très préoccupante, le gouverneur militaire de la province du Nord-Kivu, le lieutenant-général Constant Ndima Kongba, appelle la population au calme, à la vigilance, à ne pas céder à la panique, à faire confiance totalement aux FARDC et à dénoncer toute présence suspecte auprès des forces de défense et de sécurité.

Le Rwanda attaque la RDC

Si dans sa communication le général de brigade Sylvain Ekenge emploie des termes diplomatiques, mais pour l’opinion congolaise, l’heure n’est plus à un langage voilé. La RD Congo est agressée par le Rwanda. Car, dans sa fuite, l’ennemi a abandonné des preuves irréfutables qui attestent qu’il ne s’agit pas des éléments soi-disant M23, mais plutôt d’une armée étrangère. En effet, le communiqué précise sans ambages que des armes et effets militaires non utilisés ni par les FARDC ni par les M23 abandonnés par l’ennemi. L’on comprend facilement bien qu’il s’agit de l’armée rwandaise. Aussi, le bastion du M23 se trouve aux alentours de Jomba dans le territoire de Rutshuru, à une centaine de kilomètres de la ville de Goma. Comment expliquer que ces M23 puissent aussi attaquer les FARDC à Kibumba dans le territoire de Nyiragongo ? Par où sont-ils passés jusqu’à arriver presqu’à la porte (la cité de Kibumba est à 20 Km) du chef-lieu de la province sans qu’ils ne soient aperçus ni par les commandos FARDC qui se trouvent au camp Rumangabo ni par la population sur leur parcours ? Il est de notoriété publique que le M23 avait été défait militairement et politiquement en 2013. D’où provient l’armement lourd que ces terroristes utilisent et des hommes pour faire face aux FARDC si pas d’un pays étranger qui leur sert d’arrière base et de ravitailleur en armes ?

Par ailleurs, dans ses discours, le président rwandais Paul Kagame ne cesse de souligner qu’il y aurait risque de collision entre les FDLR (Rwandais) et les ADF (Ougandais). Et d’ajouter que pour lui cela constitue une menace existentielle pour le Rwanda, et qu’il appartiendra à Kigali, s’il n’est pas compris, de régler cette définitivement cette menace.

Aussi, les autorités congolaises à Kinshasa étant naïves, croient à la bonne foi d’homme froid comme Paul Kagame en allant l’embrasser, signer des accords économiques avec lui.

A quoi sert le partenariat privilégié avec les USA

Pendant que nous bouclions cette édition, nous avons appris que l’ambassade des Etats Unis en RDC aurait émis un communiqué déconseillant les ressortissants Américains de se rendre à Goma et/ou ceux qui sont présents dans la ville de rester prudents. Si cette information s’avère vraie, c’est avec raison que le Congolais lambda doit se poser la question : à quoi sert alors le partenariat privilégié en Kinshasa et Washington ? Le régime de Kinshasa ne doit pas perdre de vue que l’Ukraine a été un partenaire privilégié des Etats Unis et des Européens. Mais aujourd’hui, face à la machine de guerre de la Russie, Kiev se débat seul.

LRP

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