Droits de l’homme: Mise en place du projet « Protection et promotion des droits des défenseurs des droits humains en RDC »

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Un Consortium de cinq (5) organisations de défense des droits de l’homme dont trois (3) de la RDC et 2 Internationales, ont mis en œuvre un projet intitulé  » Protection et promotion des droits des défenseurs des droits humains en RDC (PP-DDH).

L’annonce a été faite lundi 04 Juillet 2022 au cours d’une rencontre organisée dans la salle Père Boka du CEPAS (Centre d’études pour l’action sociale) dans la commune de la Gombe.

Ce projet dont la durée d’exécution est de 29 mois, vise à contribuer à la promotion des droits humains et à la protection des défenseurs des droits humains (DDH) en RDC.

Il repose essentiellement sur une approche holistique de la protection dite réactive des DDH, par une assistance d’urgence en cas de danger immédiat, mais aussi de la protection collective et préventive.

Il s’agit d’une part, de soutenir et protéger les DDH, les activistes pro-démocraties et les journalistes menacés du fait de leur travail en RDC et d’autres part, de renforcer les capacités opérationnelles à la fois des acteurs de la société civile et des autorités locales en matière de démocratie, des droits humains et de protestation des DDH, tout en favorisant des espaces de dialogue et d’échanges interactifs entre eux.

Ce Consortium est composé notamment de la Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme (VSV), de SOS – Informations Juridiques Multisectorielle ( SOS – IJM), du Foyer de Développement pour l’Autopromotion des Pygmées et Indigènes Défavorisés (FDAPID), Agir Ensemble pour les Droits Humains (AEDH) et Diakinia-RDC.

Selon M. Rostin Manketa Nkwahata, Directeur exécutif de la VSV et coordinateur du projet, celui-ci est mis en œuvre dans les 26 provinces et sera exécuté en 2 phases très essentiels. La 1ere phase couvre une période allant de Juin 2022 à Janvier 2023 avec 8 provinces (Ituri, Nord et Sud Kivu, Maniema, Lomami, Haut Lomami, Tshuapa et Sud- Ubangi); tandis que la seconde phase couvrira l’ensemble du territoire de la RDC, à compter du 23 janvier 2023. Cette deuxième phase intégrera les provinces du Bas- Uelé, Équateur, Haut- Katanga, Haut- Uelé, les deux Kasaï, Kinshasa, Kongo central, Kwango, Kwilu, Lualuba, Maïndombe, Mongala, Nord Ubangi, Sankuru, Tanganyika et la Tshopo, a-t-il poursuivi.

De son côté Me Noël Ilunga Kabeya, a profité de l’occasion pour souhaiter la bienvenue à tous les invités, tout en démontrant les deux axes qui régissent ce projet, notamment le soutien à la protection et le renforcement des capacités des acteurs de la société civile.

Par ailleurs, Madame Caecilie LE GALLIC, a rappelée à l’assistance que le Bureau conjoint des Nations Unies pour les droits de l’homme en République démocratique du Congo (BCNUDH), continue et continuera à dénoncer les cas des violations commis et s’engage également à apporter assistance aux défenseurs des droits humains, tout en rappelant que 5000 à 8000 cas des violations sont enregistrées chaque année.

Il sied de souligner que trois critères sont retenus pour être bénéficiaire de ce projet. Il s’agit notamment d’être défenseur des droits humains ; voir le caractère urgence de la menace et afin le lien de causalité entre les menaces et le lien de travail.
Il faut cependant noter que, avec un budget global de 1.685.000 d’euros, ce projet a pour ambition de participer à la consolidation de l’Etat de droit en RDC, tout en contribuant à l’amélioration de l’environnement de travail des DDH et des réseaux des DDH.

José Wakadila et Science Kinkobo

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