Après avoir été vilipendé à moelle: Blanchi, Kamerhe nous revient requinqué spirituellement (Tribune de Johnny Lukombo)

Sélection de la rédaction


Décidément le requiem politique tant souhaité et attendu depuis 2020 par ses fossoyeurs n’aura jamais sonné défavorablement un éventuel brisement d’une lumineuse carrière politique ternie et flétrie en un temps éclair d’un Vital Kamerhe tout flamboyant. Considéré par tous comme un super-Premier ministre lorsqu’il assumait avec brio le rôle de directeur du Cabinet présidentiel, l’acteur charismatique était craint et respecté dans son cénacle. Au regard, l’allié politique de M. Félix-Antoine Tshisekedi dont la magnificence de l’odyssée d’homme d’Etat indisposait certaines sphères endogènes sortait du lot. L’éminent politique connut donc un parcours exceptionnel. Sans faute.

Le politique mal-aimé !

S’affirmant dès lors comme un animal politique atypique le plus redouté de sa génération, l’omniprésent et l’omnipotent prophète, le fin négociateur, le polyglotte et le charmeur incarné des foules, la figure médiatique hors du par son éloquence sidérante semblait aussi bien s’attirait quelques fois des iniquités d’Israël. Même dans son propre entourage où les intrigues et les trames étaient monnaies courantes. Dans cette foulée des médisances, venant également d’ailleurs, d’autres langues acerbes lui reprochaient une impulsion certaine de boulimie démesurée du pouvoir. Ainsi naîtra sourdement contre sa personnalité une antipathie, laquelle se perpétua littéralement dans l’imaginaire d’une populace atone et désapprobatrice des exhibitions scandaleuses d’apparat de son entourage. Ce comportement anormal et condamnable frisait la fanfaronnade et l’ostentation de leurs avoirs. Voilà un scenario peu ordinaire qui suscitait la jalousie et des appréhensions latentes de la société prolétarienne de Kinshasa. A cela se greffait l’étalage burlesque de leurs libéralités à foison frémissant la capitale. Ça se disait…

Et même dans le milieu professionnel du « pater », des réprimandes fondées ne cessaient d’être formulées contre cette caste à l’exemple de Kamerhe lui-même que l’on disait trop autoritaire et autocratique. Pragmatique à l’excès, il était animé d’un rigorisme outrancier dû naturellement aux battants de son genre. Finalement même ses proches collaborateurs au sein du cabinet présidentiel le trouvaient insupportable et encombrant. Pourquoi ?

Référons-nous sans coup férir à l’adversité vocale caustique, accusatrice et accablante lui tenue par quelques témoins au cours de son procès dans le but précis de le noyer davantage. Pourquoi alors un acharnement pareil sur sa tête apparemment supposée mise à prix ? C’est aussi par-là que résiderait sans doute l’énigme relative à son noyautage d’avance prévu. Fallait-il donc nécessairement effacer de la scène politique l’encombrant personnage avant les échéances électorales en 2023 ? On l’ignore. Néanmoins, la vague d’inimitiés sans cesse manifestait déjà contre VK révélait au grand jour qu’il apparaissait être victime d’une cabale bien orchestrée laquelle était liée à son ascension politique spectaculaire. En vérité, l’homme ne cessait de marquer les points. Le joker adulé était apprécié de tous à cause de sa prospérité politique ponctuée de modération et de pacifisme.

Pour ça, Vital Kamerhe un héros dans l’ombre, un pion aux solutions miraculeuses et toujours prêt à résoudre les équations insolubles finit par payer la note. Plus précisément la rançon de ses brillantes réussites. C’était connu de tous. Vital Kamerhe fut l’un des acteurs majeurs qui favorisait l’émergence souveraine des quelques leaders politiques du pays jusqu’à les élever à la magistrature suprême. Des exemples patents foisonnent dans ce sens.

Véritable homme de terrain, VK savait jouer à merveille ses cartes et à déjouer malignement, selon les règles de l’art, la perfidie et les embûches périlleuses de leurs adversaires à tous les échelons.

Un artiste politique d’exception sacrifié

Maîtrisant à la perfection les arcanes et les mystérieux rudiments de notre vie politique, et parfaitement rodé en actions manœuvrières souterraines apprises à l’école mobutienne, Vital Kamerhe qui n’est pas né de la dernière pluie savait avec sa ruse légendaire d’autrefois s’accoutrer avec commodité en robe de renard selon les circonstances, … Malheureusement dans son heureuse existence, il fut souvent gratifié en monnaie de singe : « Tala merci ba pesa na mbua », fustigerait encore une fois sous sa tombe le poète Simaro Masiya pour le cas précité de Kamerhe. En effet, ce jeu d’ingratitude vis-à-vis de sa personne date depuis la glorieuse ère de M’zee en passant par le Raïs. Pendant cette période, on lui refusa toutes les nominations lui promises par ses patrons notamment, à la vice-présidence de la République de 1+4, aux ministères des Affaires étrangères et de l’Intérieur après avoir été promu ministre de la Communication et médias pendant qu’il s’attendait à celui de l’Intérieur. Plus tard, quelques temps après, en remerciement des brillants services rendus à Joseph Kabila au terme de la présidentielle de 2006 au cours de laquelle Kamerhe fut son directeur de campagne, ce dernier sera placé à la présidence de l’Assemblée nationale où il fut défénestré d’une manière incongrue suite aux intrigues du milieu. Ainsi, Joseph Kabila perdit l’oiseau rare.

Depuis son envol précipité vers d’autres horizons, personne n’est parvenue à égaler ses performances dans la Cour du Raïs. Pourtant, ce garçon BK avait agité les branches de l’arbre pour annoncer son départ comme l’avait chanté Koffi Olomidé dans l’une de ses chansons dans « L’album du maître » : « Ah pardon chéri yebisa moninga, avant de s’envoler, ningisa ata makasa, po na yeba ke bolingo ekeyi ee…. ». Vital Kamerhe l’avait fait avant de partir. Personne n’est indispensable, mais Vital Kamerhe reste jusqu’aujourd’hui irremplaçable au PPRD.

Dans son prodigieux itinéraire politique fort apprécié, mais bourré d’obstacles, Kamerhe vivait régulièrement dans les bonnes grâces de tous les chefs de l’Etat qu’il aurait eu l’occasion de croiser dans ses fonctions quelques fois ingrates. Docile et bosseur infatigable, ce dernier se révélait être un collaborateur fidèle, exceptionnel et remarqué auprès des différentes hiérarchies auxquelles il prêtait un concours idéal.

Vilipendé, humilié puis réhabilité

Résigné dans sa peine infamante de deux années au bagne (Ndlr : VK le reconnaît dans sa résilience), et traqué moralement au plus profond de son être, Kamerhe vécut son « expiation » injuste sans hoqueter ni dire un mot offensant la cour et ses fossoyeurs. Pourtant, dans son procès fort médiatisé et retransmis à la télévision nationale, le leader de l’UNC (Union pour la nation congolaise) fut vilipendé, ridiculisé et réduit à sa plus simple personnalité pendant qu’il portait encore gaillardement l’étiquette ronflante de directeur de cabinet du président de la République. C’est encore frais dans la mémoire des Congolais le dédain qu’avait affiché dans ses propos envers VK qui était encore son chef, l’homme aux 50 notes techniques par semaine. Pourquoi lui avait-on réservé un scénario indigne de son rang ? Un mystère. Ainsi s’écroula piteusement l’honneur et la dignité d’un homme qui jadis parvint à implanter convenablement le parti présidentiel le PPRD à travers le pays pendant que les autres cadres meilleurs de cette formation politique y échouèrent lamentablement. Un homme qui en 2018, avec un budget d’à peine 800 000 dollars américains seulement, sillonna le pays avec son candidat président de la République, parvint à le faire placer à la tête du pays. Il faut être Kamerhe pour réussir ce coup de poker. En fait pour lui, l’histoire était déjà écrite. L’homme ne joue jamais au trublion, il a un sens élevé de savoir s’effacer au profit d’une autre personne. Pour lui, il n’y a jamais un sans deux. Comme en 2006, il parvint à rééditer l’exploit en 2018 sans coup férir.

En fait, après ce coup fourré invraisemblable, le monde dans son entendement était convaincu que Vital Kamerhe qui vivait sa « mort politique », après sa séparation d’avec Joseph Kabila, avait perdu. Alors tout : sauf son majestueux aura. Ainsi, tel une hydre, il rebondira avec son parti l’UNC (Union de la nation congolaise) et dont la cohésion n’a pas été ébranlée lorsqu’il était dans des mauvais draps avec ce procès atypique dit dossier des 100 jours.

A cela fallait-il adjoindre bien sûr l’affectivité indéfectible de sa belle et gracieuse compagne Hamida Kamerhe dont la rageuse et impétuosité passion amoureuse n’avait jamais fléchie ni flétrie un seul instant dans cette idylle exaltée pendant l’incarcération oppressante de son cher Vital Kamerhe.

Actuellement, Mme Hamida Kamerhe la ménagère au cordon bleu, la femme d’affaires rompue, l’activiste social inébranlé qui espérait un prompt retour de son prince charmant dans leur villa campagnarde des rêves se sent comblée après l’acquittement-surprise de son dandy. Certes, malgré les-on-dit et les commérages qui entouraient leur couple pendant l’incarcération de Vital, Hamida garda un silence de marbre. Aujourd’hui, elle en sort agrandie aux yeux du monde et réellement réarmée moralement après plus d’une année hivernante passée dans la solitude. Loin du charme de l’homme pour qui elle versa des torrents de larmes ayant servies de breuvage quotidien en prison à VK qui l’honora nuptialement devant Dieu et les hommes. Ces chaudes larmes de désespoirs, Hamida les versèrent en silence un fatidique 20 avril 2020 après 20 heures au terme d’un procès assimilé à une parodie de justice condamnant Vital Kamerhe à 20 ans des travaux forcés. Eh bien, pour la première fois, nous le voyâmes impassible fondre comme la cire dire à sa chère épouse : « Prends soin des enfants ». D’autre part, VK qui, depuis le début de son procès nouait fièrement autour de son cou le chapelet pour implorer Jésus-Christ et en signe d’innocence, une autre voix chuchotait à son oreille : « Non, tu survivras de ton mal injuste », lui répondirent dans l’au-delà ses dieux Shi.

Un dossier creux, sans preuves matérielles mais un acquittement voilant des enjeux politiques obscurs !


Le procès dit pédagogique ou visiblement politique fut indigne de la classe aristocratique de Vital Kamerhe Lwa Kanyiginyi Nkingi. Les plaidoiries avaient été controversées à travers plusieurs argumentations « bétonnées » d’observateurs attentionnées en se basant sur les chiffres évalués à plus de 60 millions de dollars américains présumés détournés. Sous d’autres cieux, on n’hésiterait pas de parler de vendetta. D’une cabale politique savamment orchestrée contre un allié gênant de Félix-Antoine Tshisekedi qui, de son côté confirma après cette arrestation et condamnation, que Vital Kamerhe est son frère et un homme honnête sur lequel la République peut encore compter.

Cet aveu du président de la République surprit la population d’autant qu’il témoignait sa compassion et son affection à l’égard de Vital Kamerhe tout couvert d’éloges justifiés de sa part pendant qu’on les croyait vivre sempiternellement aux antipodes. Dans cette interview accordée à la presse en juillet 2021, M. le président de la République, Félix Tshisekedi déplora le malheureux sort qui frappait inopinément son ancien directeur de cabinet alors que l’opinion publique prétendait à tort qu’il en fut l’investigateur. Mais selon certaines indiscrétions accablantes, quelques actions nébuleuses contre Vital Kamerhe auraient été menées par le gouvernement Sylvestre Ilunga Ilukamba par le biais du ministère de la Justice. Fasthi n’y pouvait exercer une quelconque influence bien qu’il l’ait traité d’un éminent cadre intelligent et correct. Néanmoins, ça c’est du côté cour. Mais du côté jardin, personne ne peut dire avec exactitude d’où est parti le « boutiquage » de ce dossier.

Qui alors aurait-il empêtré Kamerhe dans cette puante affaire où il fut pointé par le ministre public d’auteur intellectuel avéré pendant que ses comptes bancaires ne portaient aucune preuve d’un quelconque virement en sa faveur de la part de l’entreprise du Libanais Samih Jammal taxé d’office par la Cour d’avoir blanchi des millions virés à l’étranger et détourné des fonds destinés à la construction des logements des militaires et policiers. En dépit des avis divergents qui émaillaient ce feuilleton judiciaire paradoxal et controversé, la population congolaise toute entière a été émue par le dénouement du dernier verdict de la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe, après la décision du Conseil d’Etat de retourner le dossier à cette même cour, et qui a tranché en faveur de Vital Kamerhe et de ses co-accusés satisfaits. Un acquittement pur et simple concernant tous les incriminés dans cette affaire inouïe et sans preuves matérielles, selon les dires, semblait cacher des enjeux politiques obscurs connus de ses seuls concepteurs dans le cadre des futures élections de 2023. On en parle sans modération.

Et ce haro d’outre-tombe

Face à ce dénouement satisfaisant pour les autres et tant épilogué par certains, quelques partis de l’opposition et certains organismes des droits de l’homme n’ont pas réservé leurs langues au chat. C’est le cas de Lamuka et autres Nouvel Elan épaulés de quelques ONG qui crient au fil des jours au scandale puisque monsieur Vital Kamerhe aujourd’hui en liberté en serait le maître d’œuvre. La pièce-tournante du procès de 100 jours auquel ses proches collaborateurs et une poignée des membres de sa famille se seraient compromis et impliqués au loin à l’exemple de son neveu Daniel Masaro Nkingi et même d’une collaboratrice de madame Hamida Kamerhe lesquels furent trahis par des indices présumés révélateurs et probables relatifs tout aussi à un présumé détournement les concernant.

En effet, ces derniers se distingueraient insolemment par l’étalage d’un train de vie extravagant et opulent marqué par des achats des puissants véhicules optionnels, par l’acquisition des concessions et immeubles onéreux sans compter des dons somptuaires distribués par-ci, par-là. Tels furent des signes mirobolants apparentant au grand jour les preuves démontrant un enrichissement illicite avec des fonds d’origine douteuse.

Entre nous, ce fut aussi cette démonstration insolente d’opulence des membres de sa cour qui éveilla l’attention endormie du Ministère public pour le contraindre de placer finalement Kamerhe dans son collimateur.

Malheureusement au sujet de ce présumé détournement décrié publiquement au pays, à la longue le Ministère public s’était vu acculé puisque n’étant pas en mesure de présenter un solide dossier susceptible à condamner avec équité Kamerhe et Jammal pour détournement des deniers publics surtout que leur dossier était dépourvu des preuves matérielles. La détention préventive illégale de Daniel Masaro en est une preuve irréfutable et pour laquelle il pourrait demander une réparation pour action téméraire. Cependant, bien que le droit fût bien dit par le Conseil d’Etat et la Cour d’Appel de Kinshasa-Gombe, quelques ONG dont l’ACAJ estiment que le revirement du dossier Kamerhe-Jammal est empreint de coloration politique que judiciaire.

Au-delà de cet acquittement spectaculaire, écrivions-nous, le procès mené contre l’allié de Félix Tshisekedi suscite moult interrogations et appelle à tirer plusieurs leçons de la manière dont notre justice fonctionne actuellement. Est-elle réellement indépendante ? Est-elle distributive ou commutative ? Est-elle instrumentalisée pour humilier certaines personnes gênantes ?

Tel pourrait paraître le cas spécifique et emblématique du pacificateur jusqu’au bout Vital Kamerhe dont l’honneur, la dignité et la personnalité ont été bafouées, vilipendées comme une vile personne. Mieux, « jetées aux chiens », s’il faut paraphraser le président français, François Mitterrand dans son oraison funèbre prononcé lorsqu’il enterrait son ancien Premier ministre, Pierre Bérégovoy qui s’était suicidé à cause des accusations du genre comme celles portées contre Vital Kamerhe en République démocratique du Congo.

Heureusement que lui, une fois se sentant poussé dans son dernier retranchement, avait failli craquer, menaçant de mettre le feu. Mais protégé par son chapelet de Vierge Marie, ne franchit pas ce Rubicon en se suicidant comme Bérégovoy, se calma pour attendre boire son humiliation jusqu’à la lie.

Né spirituellement

Pour s’excuser de sa colère, et s’exprimant dans toutes les quatre langues nationales, en vrai homme d’Etat, Vital Kamerhe rappela à l’opinion nationale et souligna qu’« ici, c’est une affaire d’Etat ». Pour ne pas dire une affaire politique. C’est juste un rappel du comportement d’un commun des mortels consciencieux de ses devoirs et obligations.

Aujourd’hui acquitté et lavé de tout soupçon compromettant par la justice, M. Vital Kamerhe peut se targuer actuellement d’arborer un casier judiciaire vierge afin de rebondir sur la scène politique malgré un statut figé de l’ex-bagnard qu’on l’a fait endosser injustement. Voilà ces questions ci-haut dont que l’on ne cesse de poser pour le moment dans toute la République. Est-ce Vital Kamerhe était-il victime d’une justice distributive comme nous le supposions ?

En vérité loin de lui l’idée de s’attendre à un quelconque dédommagement à cause de son nom qui a été sali et toutes ses bonnes années d’une flambante carrière politique gâchées et perdues, le « Lula » (ancien président du Brésil) de la RDC accepte, en toute humilité, en bon citoyen de placer les intérêts de la République avant les siens, pour lui Kamerhe qui jadis fut la vertu, la vaillance et l’honneur de son temps. « Désormais, a-t-il avoué, je me considère comme tout autre citoyen congolais. 

Dans son âme repentie et immaculée, jamais Vital Kamerhe n’osera paraphraser un jour Pierre Corneille dans la pièce théâtrale « Le Cid » en acquiesçant que seul un tel outrage infligé à Don Diègue à cette époque-là pouvait être lavé par le sang au cas où nous faisions allusion à l’offense à la dignité humaine presqu’équivalente à celle qui éreinta la personnalité de M. Vital Kamerhe. Face à cette bévue, en homme sanctifié, il a passé l’éponge. Le pacificateur Kamerhe a tout oublié…

« En prison, j’ai appris beaucoup de choses relatives à la vie. Et cette vie-là certains ne l’ont jamais vécue et ne la vivrons jamais », a reconnu le célèbre prisonnier après l’audience lui accordée par son frère et allié politique Félix Tshisekedi. Et VK de renchérir : « Pendant mon incarcération, je m’étais réconcilié profondément avec Dieu à qui j’avais placé ma confiance. Avec ma foi en lui, j’ai appris la patience et la résilience » (manière de résister aux aléas de la vie). C’est qui sous-entend avec cet aveu que M. Kamerhe a accordé son pardon envers tous ceux qui l’avaient plongé dans un sale pétrin. « Tout est possible à celui qui croit en Dieu », dit-il.

Assurément à juger l’homme cartésien qu’on disait empli des connaissances du monde ésotérique, il y a lieu de reconnaître à ces jours que Vital Kamerhe nous revient blanchi et spirituellement requinqué après son séjour en prison où il avait beaucoup appris dans ses méditations.

Des retrouvailles significatives

D’ailleurs à l’issue de son audience avec le chef de l’Etat, Félix–Antoine Tshisekedi, ce dernier a manifesté une joie immense d’avoir retrouvé son partenaire politique à qui il pourrait éventuellement prêter une main forte. Étant l’un des acteurs politiques le plus en vue comme Modeste Bahati Lukwebo en RDC, Fatshi misera ses chances sur lui d’abord pour la conquête de l’Est et la conservation du pouvoir. Bien qu’ayant été sacrifié sur l’autel obscur des holocaustes, Vital Kamerhe le natif du territoire de Walungu, le pion majeur d’enjeux des prochaines élections, jouit encore d’une grande popularité et d’une notoriété politique incontestable à l’Est du pays généralement dans l’ancien Kivu et particulièrement à Bukavu. N’oublions pas qu’au Congo, toutes les élections se font en fonction des coteries tribales. Ne nous voilons pas la face devant ces germes évidents reflétant notre immaturité politique.

Notre confrère Congo Nouveau souligne clairement que ces futures enjeux politiques sans ménagement : « L’accord de Nairobi sous le label de la plateforme électorale CACH, qui prévoyait un changement de rôle en 2023 (c-à-d Kamerhe candidat à la présidentielle soutenu par Félix Tshisekedi) est le cadet des soucis. Il sait que le pacificateur jusqu’au bout est un crack de la « Realpolitik ». Il n’ira pas jusqu’à demander à un président en fonctions de renoncer à un second mandat. Mais il pourrait s’en servir pour monter les enchères, s’il en a encore le gaz. D’aucuns lui prophétisent un sort à la Tshibala ; passé de la prison à la Primature en 2017.
Les dés étant déjà jetés, l’histoire nous relatera la suite.

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