RDC : grâce à l’action de l’APLC au Lualaba, le Trésor public a capitalisé près de 300 millions USD au premier semestre 2022

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Le Trésor public de la République Démocratique du Congo (RDC) a capitalisé près de 300 millions de dollars américains au cours du premier semestre de l’année 2022 grâce aux actions menées par l’Agence de prévention et de lutte contre la corruption (APLC) dans la province du Lualaba.

Ce chiffre a été dévoilé, le jeudi 7 juillet 2022, par le Coordonnateur adjoint de l’APLC chargé des plaintes, des enquêtes et des investigations, Michel-Victor Lessay, au cours d’une conférence de presse à Kinshasa.

C’est en effet un argument de taille, estime-t-il, pour faire taire toutes les mauvaises langues qui tendent à faire croire que l’Agence de prévention et de lutte contre la corruption était le maillon faible de la lutte contre la corruption en RDC.

« Lors d’une mission que j’ai effectuée en avril dernier dans la province du Lualaba, les autorités m’ont fait savoir que grâce à l’action menée par nos équipes, le Trésor public a pu bénéficier de près de 300 millions USD », a affirmé le Coordonnateur adjoint chargé des plaintes, des enquêtes et des investigations, Michel-Victor Lessay.

Par rapport aux actions menées sur le terrain, Michel-Victor Lessay a expliqué que l’APLC a ciblé, pour l’instant, trois provinces du pays dont la ville province de Kinshasa où plusieurs actes et faits assimilés à la corruption ont été démantelés et des poursuites judiciaires ont été lancées contre les auteurs présumés de ces actes.

Dans la province du Kongo Central, les enquêtes ont été menées aux ports de Matadi et Boma.

Par contre au Lualaba, les équipes de l’Agence de prévention et de lutte contre la corruption mènent des enquêtes sur le paiement des redevances minières aux Entités territoriales décentralisées par les sociétés minières, sur la corruption et les faits assimilés liés à la soutenance minière mais également à la problématique de non rapatriement des fonds à l’exportation des produits miniers.

A la question de savoir pourquoi l’Agence de prévention et de lutte contre la corruption ne communique pas sur ces investigations, le Coordonnateur de l’APLC, Thierry Mbulamoko, a indiqué que cela se justifie par la nature et des missions spécifiques assignées à cet établissement public.

« Nous sommes un service spécialisé au sein du cabinet du Président de la République. Donc, nous sommes soumis à une série de règles notamment le devoir de réserve. Deuxièmement, nous sommes une agence qui est chargée de faire des enquêtes et des investigations. Nous manipulons des informations et des renseignements sensibles. Pour cette raison, nous ne pouvons pas donner tous les détails lors des investigations. »

Pour le Coordonnateur de l’APLC, Thierry Mbulamoko, le fait de dévoiler ou d’annoncer les dossiers sur lesquels travaillent les équipes peut occasionner des fuites des dossiers.

ZoomEco/LRP

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