Sud-Kivu : Le gouverneur Théo Ngwabidje a ouvert les travaux de la conférence sur le partenariat public-privé

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Le gouverneur Théo Ngwabidje a ouvert, lundi 25 juillet 2022, les travaux de la conférence sur le partenariat public-privé au Sud-Kivu.

Passionné du sujet du jour, le Gouverneur Théo Ngwabidje a exprimé son engagement et a encouragé cette pratique moderne adaptée aux défis, en tant qu’autorité publique et cela à tous les niveaux du pouvoir.

Pour le chef de l’exécutif provincial, plus de 40% des prévisions budgétaires des dépenses de la province du Sud Kivu est consacré aux investissements, pour être exécutées. Il faut que les prévisions des recettes soient optimalement réalisées. Il a précisé que les moyens de l’État, issus des impôts et taxes, ne parviendront jamais à construire toutes les routes dont la province a besoin, à répondre aux besoins énergétiques de la province, ni fournir à la province de l’eau. D’où, il faut absolument le concours du secteur privé.

Heureux de remarquer la présence de nombreux opérateurs économiques dans la salle, le gouverneur en a profité pour les interpeller afin que les affaires d’achats et ventes immobilières intéressantes leur soient profitables en termes de valeur ajoutée.

Le gouverneur Théo Ngwabidje a aussi précisé que le Sud Kivu est dans la phase expérimentale, surtout dans le cadre de délégation des services. Cette délégation concerne plus la collecte des recettes et devant cette faiblesse des services publics, devenue chronique,dans la maximisation des recettes, son Gouvernement est entrain d’associer le secteur privé dans la perception de certains actes générateurs des recettes. Il a souligné qu’ils voudraient élargir cette expérience sur certains actes plus porteurs, tels que les impôts sur les revenus locatifs et fonciers. Il a appelé ceux qui seraient intéressés de contacter les services habilités.

L’autorité provinciale a signifié aux participants que son Gouvernement est dans le processus de la délégation du service public de l’eau en ce qui concerne principalement l’adduction de Panzi qui est une propriété exclusive de sa province. Au regard de l’expérience de la gestion de l’eau en RDC, et conformément à la loi relative à l’eau, le Gouvernement Théo Ngwabidje va céder la gestion du réseau de Panzi au secteur privé.

Comme toute formule innovante, l’autorité provinciale a précisé que cette pratique connait son lot de détracteurs, pourtant. Il est convaincu que le dispositif du PPP est un moyen souple et efficace permettant de répondre aux enjeux techniques, économiques et juridiques des investissements de long terme dont il est le support car son principal avantage réside dans son caractère global qui permet de prendre en compte dans un seul contrat la conception, le financement, la construction et la maintenance des infrastructures.

Fondés sur une relation de confiance, les liens entre la collectivité publique et son partenaire privé s’articulent autour d’une logique « gagnant-gagnant » qui profite au final avant tout aux usagers.

Le chef de l’exécutif provincial a réaffirmé que face à l’augmentation de la contrainte budgétaire pour les entités publiques, le recours au PPP constitue une solution d’avenir pour la construction d’infrastructures dans sa Province car cette formule est désormais sécurisée au plan juridique à travers la loi sur le partenariat public-privé. Ainsi, c’est une formule qui se combine très bien avec d’autres sources de financement comme celles émanant des bailleurs bi et multilatéraux.

Le Gouverneur Théo NGWABIDJE KASI a rendu un vibrant hommage au président de la République, chef de l’État, Felix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO qui avait dit que c’est avec le bras de chacun et de tous les congolais que nous rebatirons notre pays en général et la province du Sud -Kivu en particulier.

Devant plusieurs partenaires et des membres du Gouvernement provincial, l’initiateur des éditions de la conférence sur le PPP, Papy MUKE a précisé que la RDC a déjà initié de profondes réformes au niveau de son cadre réglementaire pour améliorer le climat des affaires et accroître les investissements après cinq années consécutives de stagnation,en retrouvant sa place dans le classement doing business 2018 ,selon le classement de la banque mondiale publié la même année. Elle est passée de la 84 ème à la 182 ème place.

Bibiche Mungungu

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