SECOPE: M. Mbaka Ngapembe réhabilité officiellement par une ordonnance présidentielle

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M. Mbaka Ngapembe Boniface, ancien directeur national du Service national de contrôle et de la paie des enseignants (SECOPE), injustement révoqué en 2009 pour des motifs non  encore élucidés jusqu’à ce jour, vient d’être réhabilité officiellement par l’ordonnance présidentielle no 22/084 du 5 juillet 2022 rapportant partiellement l’ordonnance no 09/070 du 31 juillet 2009 portant révocation des agents de commandement de carrière des services publics de l’État des différents ministères ainsi que l’ordonnance no 10/001 du 2 janvier 2010 portant révocation des agents de commandement de carrière des services publics de l’Etat des ministères des Finances et du Budget. Nous pouvons reconnaître ici que l’État de droit est bien une réalité.

En ce qui concerne particulièrement le cas de M.Mbaka, il sied de souligner que les adages selon lesquels quelle que soit la longueur de la nuit le jour finit toujours par poindre, et que la vérité triomphe toujours,  viennent une fois de plus de se confirmer.
En effet, la révocation dont il a été victime  en 2009 a été un vrai impair juridique impardonnable dans la mesure où l’intéressé n’avait auparavant écopé d’aucune sanction  et n’avait fait l’objet d’un quelconque  dossier disciplinaire. Les archives du conseil de discipline de la Fonction publique ne renseignent nulle part que ce cadre a été entendu ou verbalisé pour une faute administrative.

Il n’avait été à l’époque que victime d’un parjure du ministre de la Fonction publique qui tenait à ce que la paie des enseignants revienne à son ministère. Ayant échoué dans ses tentatives, il a trouvé comme bouc émissaire le directeur du SECOPE

Pourtant, les annales de l’histoire de ce service de l’enseignement primaire et secondaire renseignent que c’est M. Mbaka Ngapembe qui a donné une impulsion fulgurante audit service. À son actif, l’on retient notamment la mise en œuvre de la paie de proximité qui permet la mise à jour régulière et l’envoi des données de la paie par les Directions provinciales à l’informatique de la Direction nationale à Kinshasa, cela grâce à l’antenne VSAT et au serveur central AS 400 IBM. Des informaticiens de ce service avaient été envoyés à Paris pour y suivre une formation à IBM pour la maîtrise de cet outil informatique.

Dans le même registre, il avait doté en son temps les directions provinciales et les antennes des véhicules tout terrain, des pirogues motorisées, des groupes électrogènes ainsi que des ordinateurs dont ces entités ne disposaient pas.

En plus, il a été à l’origine de la création de la mutuelle de santé des enseignants de l’EPSP(MESP) grâce aux contacts qu’il a noués avec la mutuelle de santé 206 à Bruxelles.

En dépit de toutes ces prouesses, le ministre de la Fonction publique de l’époque ne s’était pas gêné d’insérer son nom sur la liste des cadres à révoquer. Néanmoins, vu la virginité de son dossier administratif, il avait déjà été remis en fonction.

Voilà qu’aujourd’hui, au regard des conclusions de la Commission chargée de l’examen des recours introduits par les victimes, et considérant d’une part, le besoin de justice et d’équité tendant à rétablir les agents concernés dans leurs droits et, d’autre part, l’impératif de l’observance du droit à l’égale protection des lois, l’une des composantes du socle de l’État de droit, le président de la république, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, vient de prendre une courageuse ordonnance réhabilitant ce cadre et les autres victimes de l’injustice.

Une page noire de l’histoire de ce grand cadre de l’EPST vient d’être ainsi définitivement close. 

Cp/Muke wa Muke

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