Célébration de la Journée internationale de la femme africaine: la Ligue nationale des femmes du MLC promet l’adhésion de 3500 femmes d’ici le 30 septembre

Sélection de la rédaction

Près de 350 femmes de la Ligue nationale des femmes (LINAF) du Mouvement de libération du Congo (MLC), se sont engagées devant la Vice-première ministre, ministre de l’Environnement et Développement durable, Eve Bazaiba Masudi, d’obtenir l’adhésion de près de 3.500 femmes d’ici le 30 septembre 2022, journée dédiée à la commémoration de l’anniversaire de cette formation politique chère à Jean-Pierre bemba Gombo. Cet engagement a été pris le week-end dernier, lors de la matinée politique organisée à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la femme africaine (JIFA) au siège du Secrétariat général du MLC situé au numéro 6 de l’avenue du Port à Kinshasa/Gombe.

Venue faire honneur à ses paires, elle a encouragé les femmes de la LINAF pour cette initiative, avant de parler de quelques valeurs traditionnelles de la femme africaine, notamment sur sa manière de vibre et de se comporter. La célébration de la JIFA dit-elle, est liée cette année au dossier concernant le climat et l’environnement. D’où sa présence au milieu des femmes de la LINAF.

Concernant le thème de l’année, Mme Bazaiba a reconnu que le MLC est un parti politique qui prend en compte l’aspect genre depuis de longues années. C’est dans cet ordre d’idées qu’elle a géré cette formation politique depuis près de 8 ans et qu’elle a été désignée comme VPM à l’Environnement, poste qui fait d’elle la femme la plus gradé du gouvernement. Elle a saisi l’occasion pour inviter chaque maman, à faire venir 10 femmes, afin que le 30 septembre prochain, on puisse retrouver 3500 nouvelles adhésions des femmes.

Parlant du réchauffement climatique, Mme Eve Bazaiba a affirmé que c’est une réalité causé par les catastrophes naturelles (éruption volcanique, la pollution par les industries, la vapeur des eaux de lac, le feu de brousse dont la fumée pollue l’environnement…) et que si l’humanité ne prend garde d’ici 2030, le monde finira par disparaitre, à cause de la dilatation des blocs de glace. Pour éviter le pire, elle a invité toutes les mamans présentes, de changer leur comportement, en protégeant la forêt, car ce sont les arbres qui absorbent la chaleur. D’où sa recommandation à chaque maman présente à cette matinée politique, de planter un arbre d’ici le 31 décembre 2022. Pour ce faire, elle a promis l’organisation par le ministère de l’Environnement et du Développement durable, d’une journée particulière pour cette opération, surtout que la RDC est considérée comme pays-solution.

De son côté, le président de l’Interfédéral du MLC pour la ville de Kinshasa, le sénateur Valentin Gerengbo M’vene a félicité les mamans de la LINAF pour la mobilisation qui pour lui, devra se poursuivre pour la simple raison que Kinshasa est le miroir de la RDC. Il a invité les femmes du MLC à se préparer massivement pour les élections, afin de briguer les mandats à tous les niveaux (urbain, local, national). A ce sujet, il a rappelé que le MLC est un grand parti politique et qu’à ce titre, il a œuvré pour que la majorité puisse basculer au Parlement. « Tout cela fait l’honneur de notre parti », a-t-il dit, avant de rappeler la recommandation du président national du parti qui souhaite voir ses collaborateurs au front, comme des militaires dans une bataille.

Il a souhaité une prompte guérison à Maman Nkoy Mafuta, présidente de la LINAF qui se trouve en soins de santé à l’étranger.

Origine de la JIFA

Auparavant, Mme Denise Vila Malanda, vice-présidente de la Ligue des femmes du MLC, a dans son mot de bienvenue, expliqué que cette matinée politique a pour objectif, de sensibiliser les femmes de la LINAF autour de cette journée célébrée à travers le continent africain le 31 juillet de chaque année. Elle a rappelé que cette journée existe depuis 1962 sous l’initiative de Mme Aoua Keita, l’activiste malienne.

Cette journée était consacrée « Journée internationale africaine », à l’occasion du Congrès de l’Organisation Panafricaine des femmes (OPF). Le but de ces femmes étaient, malgré les différences ethniques et linguistiques, d’unir leurs forces, de travailler ensemble autour d’un idéal commun, notamment celui de contribuer à l’amélioration significative des conditions de vie de la femme africaine et à son émancipation, à la suite de la rencontre des femmes africaines à Dar Es Salam.

La JIFA a poursuivi Mme Vila, a été promulguée par les Nations unies en 1962 avant d’être officiellement consacrée le 31 juillet 1974, lors du premier Congrès de l’Organisation panafricaine des femmes qui s’est tenu au Sénégal. Pour cette année 2022, le thème proposé par les Nations Unies est : « L’égalité de sexe aujourd’hui pour un avenir durable ».

Selon Mme Denise Vila, la JIFA est peu connue, mais est tout de même célébrée dans plusieurs pays du continent. Les droits des femmes en Afrique grâce à cette journée, ont connu une amélioration importante. Plusieurs Etats ont mis en place des instruments pour apporter une protection certaine à la gent féminine. « A l’occasion de cette célébration, il ne s’agit nullement de parler de l’anniversaire de la femme africaine, mais plutôt de sa prise de conscience et de ses droits, par rapport à l’amélioration significative des conditions de vie de la femme africaine et à son émancipation », a expliqué la vice-présidente de la LINAF, avant de rendre hommage au président national du MLC, Jean-Pierre Bemba Gombo, qu’elle a qualifié de champion de la masculinité positive.

Succédant à la vice-présidente de la LINAF, l’honorable Scolastique Mahindo Lomboto est intervenue pour développer le thème du jour : « Egalité de sexe aujourd’hui pour un avenir durable : Sensibilisation sur la Journée internationale de la femme africaine ». Elle a commencé par faire l’historique des droits de l’homme, lesquels tirent leur origine du Roi Cyrus de Perce vers les années 539 av Jésus-Christ. Après avoir conquis Babylone, créant un précédent en libérant tous les esclaves qu’il renvoya chez eux. Il déclara en outre que les gens avaient les droits de choisir leurs religions.

En 1215 après Jésus-Christ, intervient le magna carta, qui donna les droits aux gens, de dire au chef, ceux qu’ils veulent, suivi de la pétition des droits en 1628 ; de la Déclaration de l’indépendance des Etats-Unis en 1776, qui proclama les droits à la vie, à la liberté et à la poursuite du bonheur ; la Déclaration des droits de l’homme et du Citoyen en 1780 en France jusqu’à l’avènement de la Déclaration universelle des droits de l’homme en 1948, célébrée chaque le 10 décembre de chaque année et dont l’article 5 stipule : « Nul ne peut être l’objet d’un traitement dégradant et inhumain »

En 1959 poursuit l’honorable Mahindo, les femmes ont obtenu la Convention relative à l’élimination de toutes formes de discrimination à l’égard des femmes (CDF), promulguée en 1981. Près de 184 pays du monde y adhérés en 2014. Elle a rendu hommage à toutes les femmes africaines qui ont lutté pour la libération des droits de la femme, notamment au Bénin, au Nigeria, au Kenya, en Egypte… et en RDC avec Kimpa Vita. C’est à l’issu de cette convention qu’est né le Code de la famille en RDC, document qui a revu certains droits de la femme.

Toujours dans le cadre de l’égalité des sexes, la Constitution de 2018 en son article 14 (Les pouvoirs publics veillent à l’élimination de toute forme de discrimination à l’égard de la femme et assurent la protection et la promotion de ses droits (…) La femme a droit à une représentation équitable au sein des institutions nationales, provinciales et locales). A cela s’ajoutent la Constitution de 2006 ; loi sur la parité de 2015 et aujourd’hui il n’y aura plus de caution à payer pour une liste des candidats aux élections qui respecte la représentation équitable des hommes et des femmes. « Tout ceci sont les effets de la lutte menée par toutes les femmes qui ont lutté pour la consécration de la JIFA », a précisé l’oratrice, avant de souligner que cette sensibilisation des mamans du MLC relatives à plusieurs interdits qui mettaient un frein à l’émancipation des femmes, doit être une occasion pour être différentes avec d’autres mamans, pour la simple raison qu’elles sont outillées.

Elle a néanmoins souligné que la lutte pour l’égalité nécessite également le sacrifice. Pour ce faire, il faut éviter d’être ignorant de ses droits. « Nous devons lutter contre l’ignorance de nos droits et savoir comment les revendiquer pour obtenir réparation. Mais il faudra également respecter les droits des autres », a-t-elle rappelé, avant d’inviter les femmes à présenter leurs candidatures à tous les niveaux lors des prochaines échéances électorales.

Le mot de clôture de cette matinée politique a été fait par Mm Marie-Hélène Binda, qui a fait la synthèse de la journée.

José Wakadila

- Advertisement -spot_img

Les plus lus