Kinshasa: Le journaliste de la Référence Plus arrêté sur ordre d’un membre de la famille présidentielle vers la porte de la prison

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On ne cessera jamais de le dire. Le trafic d’influence et l’arbitraire se portent bien en RDC et sont loin d’éradiquer, malgré les critiques formulées au régime de Joseph Kabila. Comme qui dirait : « La critique est aisée, mais l’art est difficile ».

C’est le cas de le dire pour le journaliste de la Référence Plus, Science Kinkobo, arrêté depuis mercredi 07 septembre dernier, sur ordre d’une dame nommée Elodie non autrement identifiée, se faisant passer comme belle-sœur à la première dame du pays, la très respectée Denise Nyakeru que d’aucuns tentent de faire discréditer.

Sinon, pourquoi utiliser le nom de l’épouse du Chef de l’Etat pour user de son influence ? Même si l’on se retrouve dans la famille présidentielle, pourquoi le faire valoir en public et dans quelle intention ? Autant des questions et des mystères que l’on ne saura élucider, surtout dans un pays comme la RDC où le trafic d’influence, l’arbitraire, l’instrumentalisation de la justice par les plus forts et les plus offrant… ont pris le devant face au petit peuple et aux démunis.

Dans cet ordre d’idées, force est de rappeler que le journaliste Science Kinkobo a passé des mauvais moments au cachot du sous-commissariat de la police de la commune de Kintambo, avant d’être transférer au Tribunal de paix de Ngaliema, où son sort, semble effectivement être scellé (sic !), à en croire les dires de l’OPJ Chicco, qui l’avait verbalisé au sous-commissariat de Kintambo.

Curieusement, du sous-commissariat de Kintambo au Tripaix de Ngaliema, la version de Science Kinkobo n’est toujours pas considérée par tous ceux qui ont le dossier entre leurs mains. La seule version qui est prise en compte, est celle des membres de la famille présidentielle. Pourtant, le journaliste Science Kinkobo souffre des lésions corporelles créées par l’agression dont il a été victime vendredi 7 septembre dernier, lorsque Madame Elodie avait donné l’ordre à ses frères, de le passer à tabac.

Sur un autre chapitre, alors que cette dame parle des coups et blessures reçus par l’un de ses frères de la part de Science Kinkobo, les OPJ n’ont jamais exigé la comparution de la victime en question, préférant ne rien entendre de la part de l’accusé, au motif que c’est un dossier qui concerne la famille présidentielle. Comme pour conforter la thèse de la loi du plus fort, contre les plus faibles.

En outre, les accusés de Science Kinkobo ont fait savoir qu’ils ont perdu une porte-monnaie avec une somme de 370 dollars américains ; alors que lors de l’audition de deux parties au sous-commissariat de Kintambo, rien de tel n’a été dit.

Pour parler de l’arbitraire, l’accusé Science Kinkobo n’a passé que 24 heures au cachot du sous-commissariat, alors que le délai de garde à vue est de 48 heures. Pourquoi l’avoir précipitamment envoyé au Tripaix de Ngaliema ? Dieu seul sait.

Par ailleurs, comme pour faire valoir leur autorité et assouvir leur soif de faire envoyer la victime en prison, ils ont demandé une autre confrontation pour lundi 12 septembre, manœuvre qui consiste à faire avancer le délai de détention, afin que le journaliste Science Kinkobo puisse être envoyé en prison. C’est cela le schéma qui se dessine, pense plusieurs analystes du monde judiciaire contactés à ce sujet.

Affaire à suivre.

LRP

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