Lutte contre la corruption et État de droit en RDC : Le régime Tshisekedi ne rassure pas !

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L’avènement de Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo au pouvoir était salué par de nombreux Congolais qui voyaient en lui l’incarnation de son défunt père, d’heureuse mémoire, qui ne jurait que par le bonheur du peuple congolais d’abord.


Dès son accession à la magistrature suprême, le président Félix Tshisekedi affectueusement appelé  » Fatshi béton », avait sillonné le monde entier à la recherche des investisseurs avec comme soubassement, le discours de l’amélioration du climat des affaires et de la lutte contre la corruption.


Pour matérialiser sa vision du « Le peuple d’abord » hérité de son géniteur, le successeur de Joseph Kabila avait entre autres, créé des organes parallèles à l’OSCEP, (l’Observatoire de Surveillance de la corruption et de l’éthique professionnel) lequel, sous Joseph Kabila, fut une interface de taille en matière de prévention et de surveillance de la corruption.


C’est le cas de l’APLC (Agence de prévention de lutte contre la Corruption).
En ce qui est de l’Etat de droit, le régime Tshisekedi s’est illustré dans l’historique procès dit de 100 jours, qui avait fait trembler tous les Kuluna en cravate en République Démocratique du Congo. Un procès qui avait brusquement haussé la cotation de Félix Tshisekedi…. 


Malheureusement, aujourd’hui, la politique s’étant mêlée à la Justice, les choses sont devenues ce qu’elles sont maintenant : Tous les accusés ayant bouffé l’argent de l’État et condamnées à plusieurs années de prison ferme ont aujourd’hui recouvré leur liberté, et apparemment lavés dans la blanchisserie Tshisekediste.


Pas plus tard qu’il y a deux semaines, c’était encore un scandale dans l’entourage présidentiel avec la révélation d’un dossier scandaleux, concernant la perception des commissions en matière d’attribution de marchés miniers.


Mis en cause dans une vidéo pour tentative de corruption et trafic d’influence, le Conseiller du président de la République en matière stratégique, Vidiye Tshimanga Tshipamba, a été comme le veut la tradition du régime, arrêté et envoyé au centre pénitentiaire de Makala. 


Comme il fallait s’y attendre, ce dernier a, à moins d’une semaine de séjour dans le lieu où croupit Jean Marc Kabund, stratégiquement « peut être » est bénéficiaire d’une liberté provisoire, au grand dam de l’opinion publique.

La sincérité de Tshisekedi remise en cause ?


Cette mise en liberté provisoire de l’ancien conseiller stratégique du chef de l’Etat est sur toutes les lèvres et anime les conversations dans les salons tant aseptisés de la Gombe et Ma Campagne mais aussi dans ceux des Congolais d’en bas. Même s’il est vrai qu’il appartient au magistrat instructeur de juger en âme et conscience sur base de sa conviction intime d’accorder ou non une liberté provisoire à un prévenu, mais cette avec affaire de Vidiye Tshimanga met sous le boisseau la sincérité de Félix Tshisekedi quant à l’instauration de l’État de droit et la lutte contre la corruption. Ces deux piliers du régime actuel sont remis en cause. 


Car en effet, certains observateurs avertis pensent que ces théâtres à la congolaise n’augurent pas bonne chose pour la bonne gouvernance et l’assainissement du climat des affaires dans le pays.


En même temps que le régime Fatshi s’engage dans l’instauration de l’Etat de droit et la lutte contre la corruption, en même temps ses actions ne cadrent pas avec les idéaux qu’il prétend défendre. Comme qui dirait, entre dire et faire, il y a un grand fossé. 

L’instruction judiciaire continue,…


Prenant la défense de Vidiye Tshimanga, Me Théodore Ngoy donne les orientations prochaines du dossier. A en croire cet ancien candidat à la Présidence, les enquêtes vont se poursuivre. Soit on aboutira au classement du dossier, soit à la saisine de la juridiction compétente, a-t-il conclu. En attendant, Vidiye Tshimanga continuera donc à comparaître librement. Pour l’opinion publique, tout est clair : il ne sera pas jugé, moins encore puni. Le peuple congolais pleurera seul encore longtemps ses misères.


Depuis, des débats houleux ont eu lieu dans les médias et les places publiques pour tenter de comprendre comment le président de la République, Félix Tshisekedi, se comporte à l’endroit des siens. Aussi comment celui qui avait tant chanté au début de son mandat, la lutte contre les antivaleurs, semble tolérer ce qui n’arrange pas le commun de mortels congolais.


Une certaine opinion se demande si le président de la République se souvient de ce qu’il fait sortir de sa bouche lors de ses discours, messages ou entretiens avec la presse.


Une autre opinion politique estime que Félix Antoine Tshisekedi serait en train d’hypothéquer ses chances d’une éventuelle réélection à la tête du pays. Beaucoup lui reprochent en se cachant de s’être entouré des gens qui n’auraient pas la même vision que lui. Le congolais lambda croit dur comme le fer que « Fatshi Béton » aurait privilégié beaucoup plus les amitiés et la camaraderie comme critère pour Faire partir de son entourage.
Prétendant travailler sur l’avènement d’un État de droit et la lutte contre la Corruption en Rdc, force est d’admettre que Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a encore, à quelques mois de son quinquennat, du mal à concrétiser des actions d’éclat en la matière.


Certaines théories en sciences politiques dispensées aux étudiants font état qu’il est toujours possible de changer le négatif en positif en une année de fin de son mandat.  
C’est vraiment à cela que le peuple congolais, meurtri et accablé de faim, de chômage et vivant dans la précarité s’attend. Surtout que le successeur de Rais Joseph Kabila avait promis au monde entier de faire du pays de Kimbangu et de Lumumba, l’Allemagne de l’Afrique.


Mieux vaut tard que jamais dit-on ! 


LRP 

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