Journée mondiale de l’action syndicale: Le SNTT et FSM ont réfléchi sur l’amélioration du niveau de vie des travailleurs

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Le Syndicat National des Travailleurs de Télécommunications (SNTT) et la Fédération Syndicale Mondiale (FSM), ont réfléchi sur l’amélioration du niveau de vie des travailleurs congolais. C’était au cours d’une matinée organisée samedi 8 octobre dernier, à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Action Syndicale édition 2022, célébrée le 3 octobre de chaque année.

Pour l’édition 2022, la journée du 3 octobre étant tombée un lundi, les membres du Syndicat National des Travailleurs de Télécommunications ont préféré commémorer cet anniversaire le samedi 8 Octobre 2022 au siège de leur syndicat, situé au Carrefour des jeunes, sise au n°5151 de l’avenue Kasa-Vubu, Quartier Matonge, dans la Commune de Kalamu.

A cette occasion, les membres du Syndicat National des Travailleurs de Télécommunications associés à ceux de la Fédération Syndicale Mondiale, ont porté leurs réflexions sur l’amélioration du niveau de vie des travailleurs, pour la simple raison que, plusieurs évènements qui se déroulent à travers le monde, ont de répercussion sur le niveau de vie des travailleurs, tels que la guerre (pour la République Démocratique du Congo, allusion faite à la guerre dans l’Est du pays) ; la crise économique mondiale ; la pandémie du Covid 19 ; la pénurie du gaz et du carburant etc.

A cet effet, les membres de ces deux structures syndicales ci-haut citées, ont développés deux sujets importants à savoir : la protection sociale des travailleurs et la guerre comme facteur de détérioration du niveau de vie des travailleurs.

En ce qui concerne la protection sociale, il a été relevé que celle–ci vise à aider le travailleur à faire face aux risques sociaux (maladie professionnelle, accident du travail, maternité, vieillesse…). En effet, les travailleurs doivent veiller et accorder une place de choix à la sécurité sociale, pour la simple raison que leur vieillesse ou retraite dépendra de ce qu’ils auront fait pendant leur période de prestation ou de travail.

Pour ce qui est de la guerre, celle-ci étant un cas de force majeur, elle a des répercussions directes sur le niveau de vie de travailleurs, car à la lumière de l’article 57 du Code de travail en vigueur en République démocratique du Congo, la force majeure est suspensive du contrat de travail et fait que pendant toute cette période de suspension du contrat de travail, les parties sont déliées de leurs obligations réciproques, c’est-à-dire le travailleur ne preste pas et l’employeur ne paie pas non plus le salaire ou la rémunération.

Lors des échanges à l’issue des exposés, les participants ont entre autre relevé le danger qu’encourent les travailleurs, suite à l’évolution technologique qui entraine d’une part, la suppression de plusieurs postes de travail au profit d’une seule machine, et d’autre part, les cas de certains travailleurs dont les retenues sur salaire sont opérée ; alors qu’ils n’ont pas de numéro d’affiliation à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) ou encore, ils ont des numéros, mais qui ne correspondent pas à leurs identités.

Au terme de cette journée de réflexion organisée à l’occasion de la célébration de la Journée Mondiale de l’Action Syndicale, il a été demandé au syndicat, de mener des réflexions, de prendre des résolutions et d’organiser des activités qui peuvent influencer la politique gouvernementale sur le respect du niveau de vie des travailleurs, car c’est pendant qu’on travaille encore qu’on prépare sa retraite.

José Wakadila

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