Clôture de la session ordinaire du comité exécutif de l’AASEP: Validation du projet sur le Boulevard africain d’intermédiation et du Programme de développement et de promotion des emplois verts

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Sous la conduite du Directeur de cabinet de la ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance Sociale (ETPS), Jean-Jacques Kurusi, les travaux de la session ordinaire du comité exécutif se sont clôturés mercredi 19 octobre dernier au Kempisky fleuve Congo Hôtel de Gombe, avec la validation moyennant l’amélioration des termes de référence, de deux projets à savoir, le Boulevard africain d’intermédiation (BAI) et le Programme de développement et de promotion des emplois verts (PDPEV).

Pour Mme Hélian Kikudi Angélique, Directeur général de l’ONEM (Office national de l’emploi), a indiqué que globalement, a mis l’accent sur la création d’un Boulevard africain d’intermédiation, qui est une plate-forme d’échanges des données entre les services d’emploi publics membres de l’Association africaine des services d’emploi publics (AASEP).

Cela va permettre de se compléter à travers les différentes demandes qui proviennent des différents pays membres, dans le cadre de la recherche de la main-d’œuvre. L’avantage de cette plate-forme est aussi de réduire l’immigration clandestine des jeunes africains à la recherche du mieux-vivre et de la survie.

De son côté, M. Ibrahim Ag Nock, président en exercice de l’Association africaine des services d’emploi publics et Directeur général de l’ANPE du Mali, a réitéré un vibrant hommage aux autorités congolaises pour la facilitation de la tenue des travaux à Kinshasa. Il a également remercié la ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance Sociale, Claudine Ndusi, pour son accompagnement à travers son Directeur de cabinet, pour la réussite de cette session.

A travers la tenue de cette session, M. Ibrahim Ag Nock reste d’avis que l’Afrique renaît. « A travers ses talents et ses services publics d’emploi, reconnaît cette rétrospection, ses forces et faiblesses, lesquelles sont en train d’être transformées en forces. C’est ce qui nous amené aujourd’hui, d’aller vers le Boulevard africain d’intermédiation, qui servira d’interconnexion et de mise en relation des offres et demandes d’emplois, d’intermédiation, de placement, de reconversion et d’insertion des différents profils existants dans différents pays et faciliter la protection du droit de travail de l’ensemble des agents économiques au niveau des employeurs à la fois privés et publics, étrangers et nationaux », a expliqué le président en exercice de l’AASEP.

Quelques propositions sur l’exercice 2022-2023

Il ressort également de ces assises, que les participants ont adopté le rapport de gestion du président de l’AASEP pour l’exercice 2018-2021 et le rapport financier du Trésorier de l’AASEP pour la même période, mais moyennant quelques recommandations.

D’autre part, le projet de la création du Centre africain de formation des Conseillers Emploi (CAFCE) a été renvoyé à la reformulation du cahier des charges du consultant à recruter, qui doit plutôt consister à une étude diagnostique des besoins, en lieu et place de l’étude faisabilité.

Dans les modalités pratiques de la mise en œuvre de trois projets dont le Boulevard africain d’intermédiation ; le Programme de développement et de promotion des emplois verts (PDPEV) et le Centre africain de formation des Conseillers Emploi, les Termes de référence de deux projets (Boulevard africain d’intermédiation et Programme de développement et de promotion des emplois verts) validés, doivent être revus, améliorés et disponibilisés. En outre, le comité exécutif de l’AASEP doit chercher un appui financier de l’AMSEP, des différents partenaires techniques et financiers et ses membres.

Dans le cadre du programme d’activité exercice 2022-2023 à soumettre au Conseil d’Administration de l’AMSEP pour le compte de la Région Afrique, le comité exécutif de l’AASEP a proposé quelques activités dont : la Réunion du Cadre de concertation des ministres en charge de l’emploi et du Travail de l’espace AASEP au Gabon ; l’Atelier sur l’harmonisation des stratégies, des procédures, des pratiques et des outils des SPE de mobilisation des ressources au Gabon ; la conférence interrégionale sur les opportunités qu’offrent les emplois verts et l’économie verte au Tchad ; la Conférence régionale sur la problématique sécuritaire et son incidence sur le marché du travail de la Région Afrique en Guinée Conakry.

D’autres activités proposés pour l’exercice 2022-2023 sont : la 6ème session de formation des Conseillers Emploi des SPE membres de l’AASEP à Yaoundé/Cameroun ; Activité sur les conséquences de la Covid-19 sur l’organisation, le fonctionnement des SPE au Sénégal ; Mise en place d’un Réseau des responsables de communication des SPE de la Région Afrique à l’instar de celui de l’AMSEP dans pays à déterminer ; Suivi de la mise en œuvre des trois projets validés au cours de la session ordinaire de Kinshasa.

Renouvellement des organes de l’AASEP

Les SPE membres de l’AASEP ont également procédé au renouvellement des organes de cette structure de la manière suivante : président : Directeur général de l’ANPE/Mali ; vice-président/Afrique de l’Ouest : Directeur général de l’ANPEJ/Sénégal ; vice-président/Afrique centrale : Directeur général de l’ONAPE/Tchad ; vice-président/Afrique de l’Est : Directeur général de NEA/Kenya ; vice-président/Afrique Australe : Directeur général de INP/Mozambique ; Secrétaire général : Directeur général de l’ACFPE/Centrafrique ; Trésorier général : Directeur général de l’ANPE/Niger ; Vérificateur : Directeur général de PNPE/Gabon ; membres du Conseil d’Administration AMSEP : le Mali, la RDC, la Côte d’Ivoire et le Congo Brazzaville ; Auditeur interne de l’AMSEP : Directeur général de l’ANPE/Bénin ; président d’honneur de l’AMSEP : le Doyen Camille Mouté A Badias, Directeur général du FNE/Cameroun.

D’autre part, les participants ont convenu que les Directeurs généraux des SPE membres de l’AASEP, se feront accompagner de leurs responsables financiers et leurs conseillers juridiques à l’atelier de Libreville au Gabon, sur l’harmonisation de la mobilisation des ressources et des pratiques de l’intermédiation ; la révision à la hausse du niveau de cotisation des membres et l’encouragement à la cotisation volontaire (…) ; la mobilisation de fonds auprès de l’AMSEP par le Trésorier général de l’AASEP ; la mise en place d’un réseau de communication, afin de faciliter la connexion entre les SPE, membres de l’AASEP, entretenue par les points focaux et la lecture et adoption du rapport général de la session du comité exécutif de l’AASEP.

Encouragements du gouvernement de la RDC

Procédant à la clôture de ces assises, le Directeur de cabinet de la ministre de l’ETPS, M. Jean-Jacques Kurusi, a félicité les participants pour l’important travail abattu en faveur de l’ensemble des pays de la sous-région Afrique, mais aussi de la RDC en particulier. Il apprécié à sa juste valeur la validation de deux projets dont la création du BAI et la mise en place du PDEV.

Il a fait savoir que le point sur la nécessité de la création du Centre africain de formation des Conseillers Emploi (CAFCE) renvoyé à la prochaine session, revêt un caractère spécifique pour la RDC qui vient de réaliser pour la première fois depuis 1960 à ce jour, la réforme de l’Inspection générale du travail (IGT).

Le nombre insuffisant d’inspecteurs (moins de 100 inspecteurs de travail sur 100 millions d’habitants) a affecté la RDC à travers des cas d’abus et des violations du droit de travail et des droits des travailleurs. « C’est donc un réel plaisir de voir que les participants se soient focalisés sur la nécessité d’un Centre africain de formation des Conseillers à l’emploi. A ce sujet, je tiens à vous informer que le gouvernement de la RDC avec l’appui du gouvernement américain, vient d’adopter la réforme de l’IGT qui permettra de recruter, de former, d’équiper et de déployer 2000 Inspecteurs du travail à travers le territoire national », a-t-il dit.

Concernant le Programme de développement et de promotion des emplois verts en Afrique, M. Kurusi a rappelé que la RDC est un pays-solution, qui est résolument engagé derrière le président de la république Félix Tshisekedi, à promouvoir la protection de l’environnement et la gestion équitable des écosystèmes, comme stratégies de lutte contre la pauvreté, la promotion et la protection des droits civils, politiques, économiques et sociaux.

José Wakadila

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