Environnement : « La coopération japonaise avec notre ministère doit demeurer permanente et éternelle » (Benjamin Toirambe)

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Le Secrétaire général à l’Environnement et Développement Durable, Benjamin Toirambe, a loué la qualité de la coopération entre le ministère de l’Environnement et Développement Durable (MEDD) à travers son service, à l’occasion de la tournée de presse organisée dernièrement par l’ambassade du Japon en RDC, pour évaluer le niveau de ses réalisations. « Je ne sais pas si je peux me tromper, mais il n’y a pas une meilleure coopération par rapport à celle qu’entretient l’Agence internationale de la coopération japonaise », a-t-il dit.

Il a rappelé qu’en 2010, cette coopération avec offert au gouvernement congolais à travers le MEDD, un don de matériels avec plus de 60 véhicules répartis dans des zones forestières dense et humide de la RDC (Kongo central, grand Bandundu, Grand Equateur, Grande province Orientale). Dans ce lot s’ajoutent des matériels informatiques et des images satellitaires.

La grande partie de ce matériel dénommé « don japonais » évalué à près de 6 millions de dollars américains a poursuivi le Sg Toirambe, est utilisée à bon escient jusqu’à ce jour.

Parlant du Système national de surveillance des forêts (SNSF), le Sg à l’Environnement et Développement Durable a indiqué que c’est un projet dont le partenaire clé est la JICA. Ce projet a pour objectif, de comprendre comment fonctionnent les écosystèmes forestiers en RDC (décortiquer les problèmes, difficultés dans la gestion), avec comme objectif principal, faire le monitoring de ces forêts. « Il a été constaté qu’il fallait surveiller la déforestation et la dégradation des forêts congolaises, à travers les inventaires forestiers national (IFN) sur le terrain et le système de d’information géographique, qui consiste à traiter les images à haute résolution que la coopération japonaise a fourni au ministère de l’Environnement », a fait savoir Benjamin Toirambe, affirmant que tous ces matériels se trouvent au 4ème niveau de l’immeuble Forescom, où se trouve installé un laboratoire de géomatique qui fonctionne 24/24.

Plaidoyer pour une coopération permanente

Le plus important dans cette coopération explique le Sg Toirambe, c’est la surveillance des forêts au niveau national, surtout que la RDC dispose d’un important couvert forestier. « Ce massif forestier séquestre plus du carbone, mieux de gaz à effet de serre dénommé dioxyde de carbone, qui pollue l’atmosphère. En surveillant ce gaz, il est possible de mener des actions d’atténuation afin d’éviter ces émissions. Toutes ces actions de surveillance des forêts permettent également à la RDC à travers le MEDD, à quantifier la biomasse, pour avoir les données exactes sur la séquestration de gaz », a-t-il détaillé, soutenant la grande importance des activités que fourni la coopération japonaise en faveur des populations congolaises et l’humanité.

En outre a poursuivi le Sg Toirambe, la surveillance national des forêts permet au MEDD de lancer des alertes, comme c’est le cas dans la province du Sud-Kivu, où il a été facilement établi une grande déforestation et dégradation à un niveau élevé. Avec l’aide de la coopération japonaise à travers les images satellitaires, des experts se sont mis ensemble pour voir comment restaurer ces espaces. Cette même activité se fait aussi le cas dans la province du Kwilu. « C’est ce qui démontre l’importance de notre marche avec la coopération japonaise », a souligné le Sg à l’Environnement, avant d’émettre le vœu de voir cette coopération demeurer permanente et éternelle.

Parlant de la gestion des tourbières, le Sg Toirambe a commencé par expliquer que, ce sont des matières mortes de la végétation, qui tombent dans l’eau et sont stockées dans une profondeur dépourvue d’oxygène. Elles sont donc en dehors des micro-organismes qui peuvent les décomposer, mais stockent le carbone dans des débris de végétation. Néanmoins, il n’existe aucun problème de gestion pour la simple raison que personne ne va en profondeur où elles se trouvent en toute quiétude. « Ce qui veut dire qu’en RDC, nous ne savons pas l’importance des tourbières en termes des activités économiques. Mais avec le changement climatique, ces tourbières donnent une valeur ajoutée. D’où la mise en place d’un projet avec la JICA, en vue de disposer des outils de la cartographie et de quantification de ces tourbes, en vue de connaitre la quantité de carbone stocké. Il est donc important de veiller sur ces tourbes au regard des enjeux qu’elles procurent », a fait savoir le Sg Toirambe.

Quid de la maintenance des outils obtenus à travers la coopération ?

A cette question, le Sg Toirambe affirme qu’il existe des équipes de personnes chargées de la maintenance. Malgré le temps que tous ces matériels ont mis, il affirme que des efforts sont conjugués pour les maintenir en bon état. « Il existe un système de maintenance au niveau de la direction administrative et financière », a-t-il dit, soutenant que l’aide au développement n’est qu’un support momentané. D’où la nécessité de se prendre en charge.

Il a saisi l’occasion pour remercier la JICA dans la formation de plusieurs techniciens à travers le renforcement des capacités, allusion faite au laboratoire géomatique du ministère de l’Environnement situé au 4ème niveau de l’immeuble Forescom, fruit de la coopération japonaise. « Le renforcement des capacités est permanente. C’est la raison pour laquelle nous envoyons nos techniciens dans des grandes universités, notamment au Japon, avec la formation de près d’un millier des techniciens d’assainissement sur la gestion des déchets », a conclu le Sg Benjamin Toirambe, souhaitant voir la coopération japonaise s’étendre dans plusieurs autres domaines (assainissement, eau…).

José Wakadila

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