Scandale au Cabinet du Ministre d’Etat au Budget : La médiocrité dans la gouvernance!

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Ce qui se passe au cabinet du ministre d’Etat en charge du Budget manque de qualificatif. L’on dirait qu’au cabinet de M. Aimé Boji Sangara, une consigne (fausse) aurait été donnée au service du protocole du ministre d’Etat, dans le but de tourner en bourrique certaines personnes -député, sénateur ou autre personnalité soit qui n’est pas d’obédience courtisane ou coterique (passez-nous ce célèbre terme du feu le professeur Marcel Lihau) des responsables du cabinet.

Tenez, lundi 21 novembre, arrivé à 12 heures, pour vérifier la mauvaise exécution des interventions économiques émergeant du Budget annexe, un Député national se pointe au service du protocole du ministre d’Etat où il est reçu gentiment par une dame. Ce dernier se présente et explique le motif de sa visite à cette dame. Celle-ci à son tour, s’informe auprès d’une autre, visiblement la gardienne des consignes. La réponse : le Minetat est en dehors du bureau. Puis-je rencontrer le vice-ministre, réponse, lui aussi est sorti. L’honorable remplit le papier d’audience pour le Dircab. Installé dans une des salles d’attente, des audiences se remplissent pour le Minetat. Première découverte, la chargée du protocole avait la consigne de mentir. Le Dircab à son tour, oriente la feuille de demande d’audience du Député au Dircaba.

Après quelques minutes, la chargée du protocole signale l’arrivée du vice-ministre et relève que le papier d’audience est orienté chez le N°2 du ministère qui venait d’arriver. Après envoi des messages pour signaler la présence, des appels, le député constate que le ministre d’Etat et son vice-ministre reçoivent leurs connaissances et autres. Les non officiels sont vite conduits dans l’antichambre du ministre d’Etat pour être reçus. Pendant cette longue période d’observation, l’honorable député se pose la question : Pourquoi voter les interventions économiques/budget annexe ?

Le calvaire des ONG et Fondations alignées pour seconder le gouvernement dans la lourde tâche de la lutte contre la pauvreté commence aux différents ministères ? Les administrations des ministères prennent tout leur temps dans le traitement des dossiers pour l’obtention des certificats de partenariat. Même chose pour l’obtention de l’arrêté ministériel. Lorsque les dossiers sont constitués, les sous-gestionnaires entrent en danse, avec des termes genre : les instructions du Ministre ou MinEtat ou encore selon le gouvernement. Avec ce genre des termes, comprenez déjà que les blocages sont déjà perceptibles. Du sous-gestionnaire du budget en passant par les contrôleurs, tous se comportent comme dans un monde à part.

Mode d’urgence

Au moment où, on ne prétend plus rien prendre pour être payé avec le budget 2022, certains dossiers sont traités en mode d’urgence. Allez y comprendre. La gouvernance a plusieurs vitesses. On comprend aisément ; qu’un député ne soit pas bien accueilli avec un plaidoyer pour la bonne cause de la masse, quand on est dans une logique autre que l’intérêt général. Cette mauvaise façon de travailler est même décrié par d’autres membres du gouvernement qui se plaignent sans hausser les voix.

Pour tout dire, nous avons besoin d’une gouvernance de qualité, qui respecte la hiérarchisation des institutions. Alors que des députés passent des nuits entières pour voter les budgets, le ministère du Budget, avec son cabinet, travaillent pour privilégier les dossiers individuels et se permettent même à donner des fausses consignes, prétextant n’est pas être au bureau. Et pourtant, on reçoit ceux qui ne viennent pas plaider pour la grande masse, pour qui, pour laquelle on devait travailler. La sanction populaire est toujours là, en embuscade, en train de compter les petites erreurs de la gouvernance de certains membres du gouvernement.

A suivre.

LRP

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