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Caritas développement de Kongolo: Abbé Edouard Makimba décide de faire sortir la population des conditions moins humaines à des conditions acceptables

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« La Caritas-Développement Kongolo est un outil de la Pastorale Sociale de l’Eglise locale de Kongolo qui est au service de la population. Son objectif est de faire sortir cette population des conditions moins humaines à des conditions acceptables.

Et pour arriver à atteindre ces objectifs, nous avons jugé bon de créer des Départements, selon les besoins, au sein de cette Organisation », a indiqué d’emblée Monsieur l’Abbé Edouard Makimba Milambo, Responsable de la Caritas-Développement Kongolo (CDK) et prêtre du Diocèse de Kongolo depuis 25 ans.


Abordé par caritasdev.cd, il présente sa structure dans les lignes qui suivent. Ainsi, le Département des Ur gences fait face à certaines catastrophes causées par les hommes ou par la nature. Ce bureau s’occupe des plus démunis (des déplacés des guerres, des vulnérables, …).

Des réflexions sont montées pour mobiliser des fonds en vue de répondre aux cris de cette population vulnérable en détresse. Sécurité alimentaire, réinsertion socioéconomique de la jeunesse, Santé, Etc.


Le second département, c’est le Bureau Diocésain de Développement (BDD). Il s’occupe des projets durables ayant trait à l’environnement et au développement durable. « Comme le concept l’indique, il s’agit des projets de développement à longue durée. Et là, nous sommes plus dans la sécurité alimentaire. Comme nous œuvrons dans un milieu rural, les activités principales de la population, c’est l’agriculture et l’élevage. Et, partant, nous développons plus des projets de sécurité alimentaire», a-t-il relevé.


Et d’ajouter : « Nous avons des activités qui cadrent avec la réinsertion de la jeunesse désœuvrée pour leur créer de l’emploi et leur réinsertion sociale afin de donner une valeur ajoutée à leur mode de vie. Nous menons aussi des activités par rapport à l’éducation ; c’est plus la scolarisation des enfants vulnérables. Nous donnons la chance aux tout-petits, à la maternelle, comme au primaire et secondaire) ». Plusieurs projets de développement sont pilotés par ce bureau. Enfin, « nous avons le Départe ment de la Santé qui accompagne la population pour l’accès aux soins de santé de qualité », a souligné l’Abbé Edouard Makimba. A côté de ces départements, Caritas-Développement Kongolo dispose des Services techniques pour appuyer les activités de réflexion qui y sont menées.


Il y a entre autres les Services de Finances, de la Logistique, de la Communication pour couvrir toutes les activités réalisées, le Secrétariat général, et les Ressources humaines.

Population desservie située à cheval entre le Tanganyika et le Haut-Lomami. Il sied de signaler que la population, que dessert la Caritas-Développement Kongolo est celle vivant dans le Diocèse de Kongolo. Et celui-ci est situé à cheval entre deux Provinces. « Primo, la Province du Tanganyika. Là où nous avons deux Territoires politico-administratifs : le territoire de Kongolo où même se trouve le siège du Diocèse et le Territoire de Kabalo. Secundo, la Province du Haut-Lomami, à la partie Sud du Diocèse. Donc, nous avons trois Territoires politico-administratifs : Kongolo, Kabalo et Kabongo. Et nos activités sont éparpillées à travers les trois territoires », a relevé le Coordonnateur de la Caritas-Développement Kongolo.

Un milieu semi-rural, semi urbain et enclavé


En face des actions de la CD Kongolo se trouve « une population vivant dans un milieu semi-rural, semi-urbain. Et son mode de vie présente une certaine précarité.

Cette population souffre à cause de plusieurs raisons, notamment l’enclavement, avec l’état de délabrement très avancé des routes qui bloque le développement de ce milieu ».


Le prêtre du Diocèse de Kongolo croit tout de même que « il y a la volonté de booster, de faire mieux et d’aller de l’avant, particulièrement en travaillant sur l’évacuation des produits agricoles pour cette population vivant de l’agriculture ». Il a donné comme exemple, l’état délabré des routes qui amènent vers les grands centres de consommation et de commercialisation, entre autres Kalemie, le chef-lieu de la Province du Tanganyika. Ce qui ne facilite pas les efforts d’une population productive à vocation agricole. Pire, dans ce contexte, « c’est à peine que le train passe », s’est-il écrié.

D’où son message de plaidoyer : « Je lance un message aux Autorités régionales, provinciales et nationales, de s’impliquer pour nous réhabiliter les routes de desserte agricole qui se déversent sur celles provinciales et nationales, ça pourra vraiment booster le développement et constituer une valeur ajoutée pour ce petit milieu qui traverse parfois des moments très difficiles ».

Avec quels Partenaires faire face à ce défi de développement ?


« Vous savez que nous vivons dans un milieu rural. Ce n’est pas facile de mobiliser les Parte naires comme en ville. Faire venir les Partenaires jusqu’à Kongo lo est difficile. Mais, qu’à cela ne tienne, nous nous battons. Nous voyageons beaucoup et nous bougeons beaucoup, justement pour aller à la rencontre des partenaires. Dieu merci, je ne vais pas me plaindre pour ça : je crois que nous avons réussi à convaincre un bon nombre de Partenaires qui nous viennent en aide et nous appuient vraiment à répondre à certains soucis qui émanent de la population », explique Monsieur l’Abbé Edouard Makimba.

Ce dernier a commencé par remercier l’UNICEF par rapport aux Nations Unies. « Nous avons un partenariat très profond avec l’UNICEF qui nous aide énormément, par rapport aux divers be soins que j’ai énumérés dans les différents Départements. Nous travaillons avec PAM (Programme Alimentaire Mondial) dans le Territoire de Kabalo où il y a un projet aussi des post-récolte dont je ne saurais entrer dans les détails.
Mais, du moins, PAM est en train de nous appuyer tant à Kabalo, comme FAO. Donc, je suis avec les Agences des Nations Unies qui nous aident vraiment. Je salue ces partenariats ». Le Coordonnateur de la Cari tas-Développement Kongolo a également salué le partenariat avec les Caritas Sœurs du Nord. « Nous avons à titre illustratif un grand programme de sécurité alimentaire avec l’appui de NORAD, via Caritas Norvège et Caritas Congo Asbl. Ca fait déjà plus de 10 ans que nous sommes avec Caritas Congo, avec l’appui de Caritas Norvège, avec le fond du gouvernement norvégien. Donc, c’est un grand partenariat que nous saluons en passant »,
a-t-i poursuivi.


L’Abbé Makimba a cité avec gratitude une autre Agence catholique, la Caritas Autriche : « Caritas Au triche avec qui nous travaillons depuis une dizaine d’années déjà dans le domaine de la sécurité alimentaire dans les Territoires de Kabongo et de Kongolo. Nous avons également la Caritas Aus tralie. C’est un partenariat qui est encore jeune. C’est aussi un partenariat qui a duré.

Nous en sommes à sa deuxième année. Et là, nous venons de gagner un projet pour 5 ans qui ira de 2023 à 2028 pour l’encadrement des jeunes désœuvrés et leur accompagnement pour la réinsertion dans la vie sociale », s’est-il réjoui. « Nous avons MISEREOR qui est un grand partenaire. C’est aussi un partenariat qui a duré. Il se trouve dans le Territoire de Kongolo avec des projets notamment d’appui aux Peuples Autochtones Pyg mées et à la sécurité alimentaire. Nous avons également une Cari tas autonome, la Caritas Bolsano de l’Italie, en appui avec Missio Bolzano, sans compter aussi Mis sio Autriche avec qui nous avons un projet », a fait savoir l’Abbé Makimba.
Restant dans le Réseau Caritas, il a cité Catholic Relief Services (CRS) : « Nous avons CRS qui apporte un appui très consistant par rapport aux urgences ».

Il a cité la situation humanitaire délétère dans la région, particulièrement dans le Nord, avec la Chefferie de Nyembo, à Mbulula, où il y a des mouvements des populations. Ca a occasionné un afflux des ONG depuis deux à trois mois. « Et, CRS est présent avant même l’arrivée des autres Organisations. Nous sommes avec CRS dans les urgences. Il y a également d’autres partenaires encore. En somme, je dis Dieu merci, nous avons pu réunir un nombre important d’aide en faveur de nos populations. Mais, malgré tout cela, les besoins sont toujours là. Nous ne croisons s pas les doigts. Nous continuons à solliciter d’autre partenaire pour répondre à d’autres soucis qui persistent encore ».
L’Abbé Edouard a salué les démarches entreprises en collaboration avec la Caritas Congo Asbl « pour faire venir la Caritas Allemagne – la DCV pour un projet d’urgence » dont il a espéré la concrétisation. Il est aussi en contact avec certaines Fondations, notamment la Fondation Paul Gerin la joie ainsi que la paroisse Saint Lambert au Canada. Son plaidoyer auprès des fidèles de cette paroisse visait le soutien à l’autonomisation des femmes désœuvrées de la paroisse de Sola, à 30 Kms de Kongolo.


Le Coordonnateur de la Caritas-Développement Kongolo a bouclé ce chapitre sur le partenariat en remerciant « Dieu d’avoir permis de collaborer avec tous ces partenaires, dont le plus grand demeure la Caritas Congo Asbl »

« L’esprit de main tendue en train d’être éradiqué au sein de la population » Evoquant l’accompagnement de la Caritas-Développement Kongolo sur le terrain, depuis une dizaine d’années, auprès des associations et coopératives, Mr l’Abbé Makimba s’est réjoui que « l’esprit de tendre la main est de plus en plus éradiqué, parce que nous travaillons plus par rapport à l’autonomisation et l’auto-prise en charge ». Mais, ce n’est pas facile, vu le contexte », a-t-il reconnu. Sa joie est de voir que ces Organisations accompagnées ont mordu à cette approche. Il a cité l’exemple des coopératives que Caritas-Développement Kongolo accompagne à Keba et à Sola, à la rive droite : la prise en charge de l’Animateur par la Coopérative.


La première année du projet; nous avons donné 100% de la prime des Animateurs ; 75% à la seconde année pendant que les membres de coopérative appuient avec 25% ; à la 3ème année 50/50; la 4ème année, ce sera l’inverse (75% d’apport des coopératives et 25% du projet). « Pour que les paysans acceptent à faire cela, c’est un coup de chapeau. C’est-à-dire qu’il y a eu un travail au départ. Nous les avons accompagnés et ils sont arrivés à accepter cette approche grâce à la sensibilisation.

Aujourd’hui, c’est avec beaucoup d’aisance que les paysans prennent en charge la prime de leur accompagnateur. Coup de chapeau ! Et tout ça, c’est avec la sensibilisation. Ça ne tombe pas du ciel. Il faut travailler durement et nous continuons à travailler dans ce sens-là pour vraiment éradiquer cet esprit de la main tendu », a souligné le prêtre.

Profonde gratitude à Mgr Oscar
Ce dernier croit plus sur cette autonomisation ; sur la pérennisation des acquis de l’accompagnement mené depuis plus de dix ans. «

Je crois que nous allons y arriver. C’est ça même le vrai résultat et notre souhait. Je crois que d’ici deux à trois ans, nous allons procéder à la coupure du cordon ombilical : ils voleront de leurs propres ailes parce qu’ils vont développer une certaine autonomie. Je voudrais qu’ils soient en mesure de tisser leur propre partenariat avec les Partenaires qui nous appuient. Et nous allons nous occuper d’autre chose. C’est la pérennisation de tous ces acquis que nous avons. Et nous-mêmes, nous, nous avons à maintenir aussi l’élan que nous avons aujourd’hui. Nous militons pour maintenir cet élan et aller toujours de l’avant », a insisté Mr l’Abbé Edouard Makimba.


Pour tout ce travail magnifique, Mr l’Abbé Edouard Makimba exprime sa profonde gratitude à Mgr Oscar Ngoy, l’Evêque de Kongolo : « Je suis très heureux de l’appui de notre Evêque, Monseigneur Oscar Ngoy : d’abord à ma propre personne et aussi par rapport à la Structure. Vous savez, c’est lui le Représentant Légal de la Cari tas-Développement Kongolo. Je me sens vraiment porté et accompagné. Le fruit de cet appui et de ce soutien, c’est pratiquement ce que vous voyez. Ca se répercute dans les actions que nous menons, dans les activités que nous réalisons tous les jours. Je suis satisfait de son appui. Il est présent ; c’est ce qui me réjouit le plus. Il maitrise bien tous les aspects ; il donne des orientations et nous es sayons de le mettre en application. Donc là, je n’ai pas de soucis, je suis très content », a-t-il conclu.

Guy-Marin Kamandji/caritasdev.cd

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