RDC: Corneille Nangaa traduit en justice pour diffamation, faux bruits et outrage au Chef de l’État

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L’ancien Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), Corneille Nangaa a été traduit en justice par le président national du parti Engagement Citoyen pour la République, Christian Ntabalinzi pour diffamation, propagation des faux bruits et outrage au chef de l’État.

Dans une plainte déposée ce mardi 24 octobre au bureau du procureur près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe, Christian Ntabalinzi, qui s’était retiré de la course à la présidentielle du 20 décembre pour soutenir la candidature de Félix Tshisekedi, rappelle au Procureur qu’au cours de ce mois d’octobre de l’année en cours, précisément le mercredi 18, période non couverte par la prescription, accordant une interview à la chaine française France24, Corneille Nangaa a soutenu que Chef de l’Etat Félix Tshisekedi est un menteur.

Il estime que le Premier citoyen de la République, le Chef de l’État est une institution qui mérite respect, considération et honneur de la part de tout individu, qui qu’il soit.

” (…) C’est à ce titre qu’en tant que bon citoyen et patriote, je vous informe par la présente de ce comportement érigé en infraction d’imputation dommageable et outrage au Chef de l’Etat afin de vous d’interpeller l’infracteur et le déférer devant le juge afin qu’il apporte les preuves de ses allégations qui entachent la considération du Chef de l’Etat“, écrit-il.

Et de renchérir: “Le Chef de l’Etat, victime de ces propos à caractère diffamatoire et de nature à ternir son image, venant de Sieur NANGA YOBELUO Corneille ont été relayés non seulement sur la chaine France24 mais aussi sur plusieurs plateforme et réseaux sociaux“.

Le président national du parti Engagement Citoyen pour la République estime, en outre, que Corneille Nangaa s’est donné le luxe de citer le nom du Chef de l’Etat sans reticence tout en étant dans l’impossibilité de brandir les preuves de ses allegations.

“Ces comportements sont constitutifs de l’infraction d’une part, d’offense au Chef de l’Etat, qui, s’entend des faits, paroles, gestes ou menaces, calomnies, les diffamations, les actes d’irrévérence, de manque d’égards, de grimaces, les imputations ou allégations de faits de nature, à froisser la Susceptibilité du Chef de l’Etat”, a-t-il ajouté.

Pour rappel, dans un entretien exclusif accordé à France 24, l’ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de la RDC, Corneille Nangaa, avait confirmé qu’il y aurait eu un accord entre Joseph Kabila et Felix Tshisekedi, suite à l’élection présidentielle de 2018.

El.B

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