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Élections 2023: Comment les électeurs congolais ont sauvé le scrutin

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Malgré de sérieux retards à l’allumage, les opérations de vote se sont, à Kinshasa, déroulées sans trop d’encombres. Grâce à la patience d’électeurs soucieux de ne pas manquer ce rendez-vous démocratique qui continue ce jeudi dans les bureaux qui n’ont pas pu ouvrir.

Sans aucun doute, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) aurait pu mieux faire au Congo. Avec plus de temps (le scrutin a dû être organisé en l’espace de 28 mois), des moyens plus judicieusement utilisés, moins de méfiance systématique. Et si son président Denis Kadima a tenu à respecter les délais constitutionnels, c’est aussi parce qu’une « transition » à laquelle des personnalités de l’opposition auraient souhaité participer (le temps de regonfler leurs finances !) aurait emmené le régime et donc son président dans l’illégitimité.

Une porte qu’il eût été dangereux d’ouvrir au moment où la guerre ravage l’est du pays et où les relations avec les pays voisins (l’Ouganda, le Rwanda et, plus récemment, le Kenya) sont empreintes de méfiance.

Si les élections, marquées par de longues files d’attente, des difficultés d’acheminement du matériel et autres incidents de dernière minute, ont « in extremis » été sauvées, c’est aux électeurs congolais qu’on le doit avant tout, et ce message citoyen mérite d’être entendu. Car s’ils se sont massivement déplacés vers les bureaux de vote, s’ils se sont engagés comme témoins, s’ils ont patienté sous le soleil ou la pluie, c’est parce que les Congolais tiennent à leur pays, à son intégrité territoriale, à son identité et parce qu’ils croient encore que demain pourrait être meilleur.

Ils savent aussi que les temps sont incertains et que de vastes ensembles riches en matières premières peuvent se décomposer…

Mais surtout, malgré les vents contraires, cette élection représente un acte de foi dans les institutions démocratiques.

Avec un bémol : si les désirs légitimes des électeurs sont bafoués, l’exercice sera peut-être l’un des derniers en date.

Car comment croire aux vertus de la représentation démocratique si le seul objectif des élus est de s’enrichir, par la corruption pure et dure ou par des émoluments excessifs (quel est le pays dont les députés se sont fait voter des salaires de 21.000 dollars par mois et où le coût du fonctionnement politique absorberait les trois quarts du budget de l’Etat ?) ?

La patience des électeurs congolais, piétinant devant les bureaux électoraux ou devant leurs élus, n’est illimitée qu’en apparence et, face à l’injustice, la tentation du changement par la force rôde partout en Afrique. Au-delà des critiques que l’on peut adresser à la Ceni, les électeurs congolais ont administré une leçon de démocratie. L’un d’entre eux, avocat de son état, comparait ces foules patientes « à ces gens qui, à la fin du mois, patientent devant les banques pour toucher leur salaire.

Mais ici, lorsque les électeurs quittent les bureaux de vote, ils ont les mains vides. Ils ne repartent qu’avec davantage d’espoir… ».

Puisse la classe politique se montrer à la hauteur de telles attentes.

Collette Braeckman via le Soir

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