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RDC-JICA : La coopération au service des peuples pour le développement

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La coopération entre la RDC et l’Agence internationale de la coopération japonaise (JICA), date de plusieurs années et a produit des résultats palpables. En RDC, les interventions de la JICA à travers une coopération bilatérale, revêtent plusieurs formes et s’orientent vers 4 types de collaboration qui sont : la coopération technique, le don, le prêt d’aide publique au développement et l’aide d’urgence en cas de catastrophe.

La coopération technique

Elle porte essentiellement sur le renforcement des capacités des gouvernements et leurs structures dans les pays partenaires, par la transmission des savoirs et technologies japonaises. Des programmes de renforcement des capacités par des stages et formations à court terme, sont ainsi organisés et des bourses d’études octroyées pour des formations en Master et Doctorat au Japon.

M. Murakami Hironobu, Représentant-résidant de la JICA en RDC

Don

Le don dans la coopération JICA-RDC est une aide financière octroyée pour soutenir des travaux de construction ou des services tels que la fourniture d’équipements, matériels nécessaires au développement socio-économique. Il est non remboursable. Cette aide est affectée à des projets de développement essentiels à l’édification des pays en développement. Dans le cas de la RDC, notamment par la construction, l’équipement des laboratoires (Ex. INRB), d’écoles (Ex. INPP, INPESS) etc.

Prêt d’aide publique au développement

A travers la JICA, le gouvernement japonais accorde des prêts aux pays partenaires pour l’exécution de grands projets. Le Pont Maréchal à Matadi, de la coopération JAPON-RDC, qui a permis d’améliorer la capacité la capacité de transport et la connectivité du pays, est le fruit de ce type de coopération.

Aide d’urgence en cas de catastrophe

La JICA envoie des équipes de secours d’urgence du Japon (JDR) ou du matériel de secours d’urgence lorsque des crises majeures surviennent, comme dans le cas des récurrentes épidémies d’Ebola en RDC ou la pandémie du Covid-19. Mais aussi en cas de certaines catastrophiques, principalement en réponse aux demandes émises par les gouvernements des pays affectés. C’était le cas à Kinshasa après les pertes matérielles et humaines causées par les pluies diluviennes de mi-décembre 2022 ou l’éruption du Nyiragongo à Goma en 2021.

Les 5 piliers de la coopération japonaise

Outre les 4 types de collaboration énumérés ci-haut, la coopération japonaise en RDC se base sur 5 piliers à savoir : infrastructures, santé, consolidation de la paix, formation professionnelle et environnement. En effet, la JICA s’attelle à un planning des infrastructures urbaines à travers ses projets d’accord de dons non remboursables pour la réalisation des infrastructures routières, en dotant les agences spécialisées du gouvernement en équipement, tout en renforçant les capacités des experts pour la pérennisation d’infrastructures de développement socioéconomique.

Mais le développement ou l’industrialisation n’est pas possible sans des ressources humaines de qualité d’où la pertinence de l’amélioration de la formation professionnelle pour les industries à travers une coopération d’appui au gouvernement à travers l’INPP (Institut national de formation professionnelle) dans la mise en place d’une institution structurée et équipée, pour assurer une formation répondant aux besoins des entreprises locales.

Par ailleurs, la bonne santé pour la JICA est un gage de développement pérenne. A ce sujet, la JICA travaille avec les structures du Ministère de la Santé, Hygiène et Prévention, pour limiter les risques de propagation des maladies infectieuses grâce à une surveillance des maladies transmissibles et la recherche épidémiologique sur les infections virales, tout en ayant appuyé pendant une dizaine d’années, le développement des ressources humaines en santé.
Chaque année depuis 20 ans, la JICA appuie la consolidation de la paix en RDC, pour la protection des populations civiles, grâce à une coopération technique avec la police nationale qui vise sa professionnalisation. Dans ce domaine, l’accompagnement de la JICA est tourné vers la formation des agents et cadres, pour une police proche de sa population et l’amélioration de l’environnement de travail du policier.

Dans le domaine environnemental, la JICA considère la préservation et la gestion durable des forêts du Congo, comme étant des enjeux mondiaux face au problème climatique. Il y a quatre ans, la JICA avait initié dans le secteur de l’environnement, une collaboration avec la RDC d’une part, pour le système national de surveillance forestière et d’autre part, pour le projet de pilotage des activités REDD+ (Réduction des émissions de gaz à effet de serre dues à la déforestation et à la dégradation des forêts) dans la province du Kwilu. Dans ce même domaine, la future coopération de la JICA sera dans les tourbières, une des ressources importantes en RDC.

En outre, la JICA mène également des activités hors projet dans le secteur agricole, étant donné son importance. Depuis 2014, ses experts travaillent avec le Ministère de l’Agriculture dans la recherche sur l’expérimentation rizicole, pour relever le système de production de cette denrée, la rendre compétitive sur le marché et réduire la dépendance du pays aux importations.

Pilier 1 : Infrastructures
Le programme d’infrastructures vise à booster le développement économique de la RDC par la construction et la modernisation des infrastructures de transports, énergétiques ainsi que le renforcement des capacités des ressources humaines y afférentes, afin d’assurer leur pérennisation. La vision de la JICA se situe donc dans l’accompagnement du gouvernement congolais, dans son développement économique, par la mise en œuvre et la coordination des projets de modernisation, de construction et de réhabilitation des infrastructures de transports et énergétiques de base.
Dans ce cadre, on peut citer :

  • projet de renforcement de la capacité de transport entre Kinshasa et Banana, à travers la construction du Pont Maréchal de Matadi (1979-1983) avec un coût estimatif de 100 millions de dollars américains (environ 100 millions 345 millions de yens japonais)
  • projet de renforcement de la gestion du Pont Maréchal (2012-2015) avec la formulation du plan de gestion et d’entretien de cet ouvrage à moyen terme, le renforcement de la technique de gestion et d’entretien quotidiens par des techniciens de l’OEBK (Organisation pour l’équipement Banana-Kinshasa) ;
  • projet de renforcement d’aménagement du Pont Maréchal à Matadi (2015-2018) à travers une aide financière non remboursable du Japon ;
  • projet de réhabilitation et de modernisation de l’avenue des Poids-Lourds, rebaptisée Boulevard Congo-Japon (2009-2015) en deux phases dont la modernisation et l’élargissement de la chaussée (près de 5.103.000.000 de yens japonais) et l’éclairage public (805.560.000 de yens japonais) ;
  • projet pour le renforcement des capacités de la maintenance des routes/PRCMR (2016-2018) ;
  • projet d’élaboration du Manuel de maintenance des routes revêtues (2016-2018) avec l’appui de la Cellule Infrastructures du ministère des ITPR dans le but d’harmonier et de formaliser les techniques de maintenance des routes revêtues ;
  • projet d’aménagement des matériels pour la maintenance de la voirie dans la ville de Kinshasa (2018-2021) à travers la dotation des équipements (bulldozers, niveleuses, camions bennes, compacteurs, finisseurs…) à l’Office des routes et l’Office des voiries et drainage pour près de 10 millions de dollars américains US ;
  • projet d’élaboration du Plan Directeur des Transports Urbains de la ville de Kinshasa, PDTK (2017-2019 ;
  • projet de renforcement des capacités pour la mise en œuvre du Plan Directeur des Transports Urbains de la ville de Kinshasa/PRCM /PDTK (2021-2025) ;
  • projet d’amélioration du Terminal container du Port de Matadi (2024-2027) avec près de 2.691.774.000 de yens japonais ;
  • projet de renforcement des capacités pour la promotion de l’application et l’utilisation des technologies de télédétection (2019-2022) ;
  • projet de réhabilitation du Pont Maréchal à Matadi avec ses voies d’accès (2024-2027) ;
  • projet d’amélioration de l’accès à l’électricité dans le district du Mont-Amba à Kinshasa (2024-2027) avec un coût de 2.784.000.000 de yens japonais.
    A suivre…

José Wakadila

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