Avec l’appui technique et financier de la FAO, le Ministère de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat, organise du 24 au 27 février 2026 au Cercle Elaïs à Kinshasa/Gombe, un atelier de formation consacré aux outils de suivi des tourbières dans le Bassin du Congo.
Ouvert mardi 24 février 2026, cet atelier consacré à l’Eau et au Climat, vise à développer un système d’aide à la décision hydrologique, un plan de gestion des ressources en eau pour la protection des tourbières, un système intégré de suivi des tourbières, ainsi que des outils et des capacités techniques connexes.
Il met également un accent particulier sur le suivi hydrologique des tourbières, afin de contribuer efficacement aux objectifs de réduction des émissions de carbone, d’adaptation au changement climatique, et de renforcement de la résilience des écosystèmes et des communautés.
De ce fait, cet atelier s’inscrit dans le cadre de l’axe de travail 3 du projet visant à « Sécuriser les réserves cruciales de biodiversité, de carbone et d’eau dans les tourbières du bassin du Congo grâce à une prise de décision éclairée et à une bonne gouvernance ».

Dans son mot de circonstance lors de cet atelier, M. Judicaël PAZOU Azehoun, Chargé des opérations à la FAO a, au nom du Représentant de cet organisme du système des Nations Unies, rappelé que cet atelier constitue une opportunité majeure pour renforcer les capacités techniques des acteurs nationaux dans l’utilisation d’outils avancés, notamment la télédétection, pour le suivi des tourbières.
Il a par ailleurs précisé que cet atelier représente une étape essentielle pour appuyer une gestion durable, fondée sur des données scientifiques fiables.
Rôle des tourbières
Pour M. Judicaël PAZOU Azehoun, les tourbières du Bassin du Congo constituent un patrimoine écologique d’importance mondiale.
En effet dit-il, les tourbières jouent un rôle stratégique dans la régulation du climat, la conservation de la biodiversité, la sécurité hydrique, ainsi que dans la subsistance de millions de communautés locales. « …. Leur préservation est donc non seulement un impératif environnemental, mais également un enjeu majeur de développement durable et de justice climatique… » a-t-il fait savoir.

Quatre domaines d’accompagnement de la FAO en RDC
M. Judicaël PAZOU à aussi rappelé que, dans le cadre de son Programme-pays, la FAO accompagne le gouvernement de la République Démocratique du Congo autour de quatre domaines clés, notanment :
- Le renforcement de la gouvernance des secteurs de l’agriculture, de la pêche et de l’élevage, du développement rural et de l’environnement, notamment les eaux, les forêts et la biodiversité ;
- Le développement et la promotion des filières et chaînes de valeur végétales, animales et halieutiques ;
- La promotion de la gestion durable de l’environnement et des ressources naturelles, ainsi que l’amélioration de l’adaptation et de l’atténuation des risques liés aux changements climatiques ;
- Le renforcement de la résilience des moyens d’existence des populations face à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle.
Peu avant de procéder à l’ouverture dudit atelier, Mme Pascaline MBANGU KIKUMBI, Secrétaire générale au Ministère de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat, a salué et félicité les différentes délégations présentes à ces assisses.
Elle a également rappelé que depuis 2018, l’Unité de Gestion des Tourbières pour l’implémentation de la feuille de route articulée autour des questions principales dont celle consistant à savoir : » Ou sont les tourbières de la RDC «
Pour Mme Pascaline MBANGU, l’Unité de Gestion des Tourbières a réalisé pas mal des progrés dans la thématique lui confiée, notanment la rédaction de la stratégie Provinciale de l’Equateur et la rédaction du brouillon de la stratégie nationale des Tourbières.
Il sied de souligner que ces travaux sont appuyés par des partenaires, mais également par l’Initiative Climatique Internationale (IKI) du Gouvernement allemand et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE)…, pour citer que ces deux structures.
José Wakadila et Science Kinkobo
