Dans la nuit du 03 mai 2024, la ville de Goma a été une fois de plus le théâtre de violents bombardements, laissant derrière eux un paysage de destruction et de peur. L’ONG Femme Action Concrète (F.A.C), qui œuvre pour la défense des droits des femmes et des jeunes filles, a vivement condamné, ce lundi 06 mai, ces attaques, dénonçant une flagrante violation du respect des droits à la vie pour les habitants du Camp Mugunga.
Situé à proximité de Goma, le Camp Mugunga abrite des milliers de personnes déplacées qui ont fui les conflits armés et les violences dans la région. Ces réfugiés, déjà vulnérables, la femme et l’enfant se sont retrouvés une fois de plus pris pour cible dans cette spirale de violence imposée par le groupe rebelle M23.
« Les bombardements de Goma constituent une tragique illustration de l’impact dévastateur des conflits armés sur les populations civiles, en particulier sur les femmes et les enfants », a déclaré Mme Rebecca Ebale, Coordonnatrice nationale de l’ONG Femme en action concrète. « Nous condamnons fermement ces actes de violence aveugle qui ne font que perpétuer la souffrance et le désespoir de ceux qui ont déjà tout perdu. »

La situation humanitaire dans la région est déjà précaire, avec des conditions de vie difficiles et un accès limité aux services de base. Les bombardements ne font qu’aggraver une situation déjà désespérée, forçant de nombreuses familles à fuir à nouveau et exacerbant les besoins humanitaires.
Femme en action concrète appelle à une action urgente de la part de la communauté internationale pour mettre fin à cette violence et protéger les civils innocents. « Il est impératif que des mesures concrètes soient prises pour garantir la sécurité et la protection des réfugiés du Camp Mugunga et de toutes les populations civiles affectées par le conflit », a ajouté Mme Rebecca Ebale.
Alors que les habitants de Goma et des environs tentent de se remettre de ces attaques, l’ONG Femme en action concrète reste déterminée à poursuivre son travail en faveur des droits de l’homme et de la protection des populations les plus vulnérables dans la région.
Amara Chukwu
