Les habitants de Bibwa disent chaque jour faire face aux embouteillages monstrueux en voulant atteindre le centre ville de Kinshasa.
Une situation difficile due à la circulation intense de véhicules sur le boulevard Lumumba, l’unique voie qui relie le quartier Bibwa au centre ville de Kinshasa.
A en croire Kalala, un habitant du coin, un véhicule peut normalement faire une heure de route entre son quartier résidentiel et le centre-ville. Ce qui n’est pas le cas lorsqu’ils sont confrontés aux embouteillages monstrueux le long de la route.
« Quand il n’y a pas d’embouteillages sur la route, nous faisons presque 60 minutes en cours de route. Mais souvent ça n’a jamais été le cas à cause des embouteillages monstrueux que nous connaissons sur notre route en voulant atteindre le grand marché », a-t-il déclaré.

Et à Makiese de se plaindre également pour la même cause qui les met en difficulté d’arriver à temps dans son lieu de service.
« On m’a déjà compris au niveau de notre service à cause de mes retards de presque chaque jour. Les embouteillages nous créent des problèmes sérieux pour être à temps au boulot », s‘est plaint, cette secrétaire d’une entreprise publique congolaise.
Interrogé, un élève qui étudie dans une école située sur la 13e rue Limete affirme qu’à cause des embouteillages monstrueux auxquels les véhicules font souvent face pendant des heures de pointe, il est obligé de quitter le toit familial le plus tôt possible. Et ce, au risque et péril de sa vie.
« Pour être servi à temps dans une boulangerie, je m’efforce de prendre le transport à 04 heures du matin quand la route n’est pas encore suffisamment empruntée par des véhicules », a indiqué Marie Kapinga qui se procure du pain chez un dépositaire au niveau du quartier Masina Bitabe.
Et de faire savoir : « pour moi c’est plutôt en retournant chez moi avec ma marchandise que je rencontre des difficultés dans la mesure où aux heures matinales, les véhicules abondent déjà sur le boulevard Lumumba ».
Plusieurs habitants du quartier Bibwa affirment que leur calvaire du transport se posent surtout le samedi où les véhicules de toutes sortes empruntent le boulevard Lumumba.
Cette situation poussent plusieurs chauffeurs de transport en commun de hausser selon les humeurs le tarif du trajet. Question semble-t-il de compenser les pertes de carburant dépensé sur la route à cause des embouteillages.
« … sur cette ligne, les courses de transport nous prennent beaucoup de temps et nous dépensons beaucoup de carburant car nous ne roulons pas à la vitesse normale », a déploré un conducteur d’un bus communément appelé ‘ Esprit de mort ‘
Et son convoyeur de renchérir : « Nous devons mobiliser de l’argent à verser chez les propriétaires de ces véhicules. Eux ne tiennent pas compte de ce que nous endurons… ».
De tout ce qui précède, il sied de faire état que Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo connaisse des embouteillages monstrueux sur ses artères.
Ces embouteillages sont notamment dûs à un petit nombre de routes qui sont en bon état et qui incitent les usagers de la route à les fréquenter.
Une autre raison est que les conducteurs de véhicules créent des embouteillages à cause de manque de la courtoisie routière.
Aussi des conducteurs de moto appelés ‘ Wewa ‘ roulent souvent à contre sens et ne semblent pas avoir une connaissance approfondie du côté de la route.
De leur part, les agents de l’ordre commis à la circulation routière créent volontairement certaines situations irréfléchies sur les routes de nature à créer des embouteillages à partir desquels ils profitent pour soutirer de l’argent aux conducteurs.
Par dessus tout, le manque d’un train urbain qui devrait transporter à la fois un grand nombre de passagers jusqu’à leur destination.
Merry Kapula / Stagiaire stagiaire professionnelle
