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Enlèvement de 13 enfants à Ango: Grâce Neema rassure la population

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Une nouvelle incursion armée dans le territoire d’Ango replonge les populations dans la peur. Treize enfants ont été enlevés et restent introuvables, sur fond de vide sécuritaire et de menaces venues de la République centrafricaine.

La peur s’installe de nouveau dans le territoire d’Ango, au Bas-Uele. Mercredi dernier, une attaque armée dans le secteur de Zapayi s’est soldée par l’enlèvement de 13 enfants, toujours portés disparus. Un drame qui ravive les inquiétudes dans une zone déjà marquée par l’insécurité et l’absence prolongée de forces de protection.

Selon la société civile locale, les assaillants ont profité d’un contexte de vulnérabilité extrême. Une situation confirmée par la députée nationale Grâce Neema, qui évoque un vide sécuritaire consécutif au rappel de plusieurs unités des FARDC vers la cité d’Ango pour un contrôle physique, laissant plusieurs villages exposés.

D’après des sources concordantes, ces incursions seraient attribuées à des éléments rebelles Séléka en provenance de la République centrafricaine, avec des complicités locales, notamment parmi certains éleveurs mbororo. Une dynamique qui complique davantage la gestion de la sécurité dans cette zone frontalière poreuse.

Face à la gravité de la situation, les appels à une réaction rapide se multiplient. Les familles des enfants enlevés vivent dans une angoisse profonde, dans l’attente d’informations sur leur sort. Sur le plan institutionnel, Grâce Neema affirme avoir saisi les autorités politico-sécuritaires pour une réponse immédiate.

« J’ai échangé avec les responsables attitrés et suis persuadée que les cris de la population d’Ango ont été entendus. Nous espérons une solution rapide et effective sur le terrain », a-t-elle déclaré, se voulant rassurante.

Parmi les mesures envisagées figurent le redéploiement urgent des militaires dans les zones abandonnées et l’envoi d’une mission de contrôle des troupes des FARDC afin de rétablir l’ordre et prévenir de nouvelles incursions.

L’élue appelle également le gouvernement à intégrer la dimension régionale de cette crise, en lien avec l’instabilité persistante en République centrafricaine. Elle met en garde contre le risque de voir le territoire congolais servir de base arrière à des groupes armés étrangers.

À ce stade, aucune information officielle ne permet de localiser les enfants enlevés. Sur le terrain, l’attente reste insoutenable et la menace d’une dégradation sécuritaire continue de planer.

Dans cette région enclavée, chaque attaque rappelle l’urgence d’un dispositif sécuritaire durable, capable de protéger les populations et de restaurer l’autorité de l’État.


Cellcom QA/AN

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