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RDC: Corneille Nangaa et ses co-accusés condamnés à la peine de mort !

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Le coordinateur du mouvement rebelle Alliance Fleuve Congo (AFC), Corneille Nangaa, et ses alliés sont condamnés à la peine de mort. La cour militaire de Kinshasa-Gombe, siégeant en audience foraine à la prison militaire de Ndolo, a rendu son verdict, jeudi 8 août, en présence du ministre de la Justice et garde des Sceaux, Constant Mutamba, et de l’auditeur général des FARDC, le général Likoulia.

Jugés par défaut, Corneille Nangaa, Bertrand Bisimwa, Adam Chalwe, Henri Magie, Sultani Makenga, Yannick Tshisola, Laurence Kanyuka, Willy Ngoma, Jean-Jacques Mamba, Delion Kimbulungu, Magloire Paluku et d’autres membres de l’AFC-M23 ont été reconnus coupables de l’infraction de crime de guerre et ne bénéficient d’aucune circonstance atténuante.

Dans son jugement, le président de la cour militaire a accusé Corneille Nangaa, ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), d’avoir entretenu des liens avec une puissance étrangère, le Rwanda, et avec ses agents, pour entreprendre des hostilités contre la RDC et d’avoir porté atteinte à l’intégrité territoriale de la RDC. 

À l’en croire, le coordonnateur de l’AFC n’a pas pris les mesures nécessaires pour empêcher les combattants du M23, placés sous sa direction, de commettre leurs actes de violence. 

« Corneille Nangaa savait que les éléments AFC/M23 commettaient ou allaient commettre des crimes. Il est pénalement responsable de tous ces crimes commis par les éléments M23/AFC », a-t-il dit.

Par ailleurs, Bertrand Bisimwa, le président de la branche politique du M23, et Sultani Makenga, le commandant militaire du mouvement, condamnés pour crimes de guerre, ont été reconnus coupables « d’enrôlement d’enfants mineurs » et « d’homicide volontaire ». 

Dix-sept autres prévenus, dont le major Willy Ngoma, porte-parole militaire des rebelles, ainsi que l’ancien député Jean-Jacques Mamba, ont été condamnés pour le même motif. 

Par ailleurs, la justice militaire a également ordonné « leur arrestation immédiate, la destitution du prévenu major Willy Ngoma et la confiscation des biens du prévenu Jean-Jacques Mamba ».

Éric Nkuba, conseiller politique et stratégique de Corneille Nangaa, et les quatre autres prévenus qui étaient en détention ont, quant à eux, été condamnés à la peine de mort pour « trahison » et « participation à un mouvement insurrectionnel ».

Signalons que tous les condamnés sont interdits d’exercer des droits civiques, politiques ou civils, de vote ou d’élections, et de recevoir des nominations à des fonctions publiques pendant 10 ans.

Un jour historique, selon Constant Mutamba

Présent à cette audience, le ministre de la Justice, Constant Mutamba, estime que la condamnation du rebelle Corneille Nangaa et de ses co-accusés est un moment historique pour la République Démocratique du Congo. 

À l’en croire, pour Corneille Nangaa et les autres qui sont en fuite, des mandats d’arrêt au niveau international seront émis pour les appréhender et les extrader en RDC afin qu’ils purgent leur peine. 

« Nous allons coopérer avec certains pays afin qu’ils soient arrêtés et extradés immédiatement en RDC. Nous allons veiller à ce que tous leurs biens soient confisqués conformément aux arrêts rendus et soient mis dans le patrimoine de l’État Congolais », a déclaré le ministre de la Justice et garde des Sceaux. 

Et de renchérir : « Nous allons veiller à l’application de la peine de mort contre tous les prévenus tel que décidé par la cour militaire. »

Réagissant à leur condamnation, Corneille Nangaa estime que c’est une aventure d’une justice malade au service de M. Tshisekedi dans une démocratie vermoulue. 

Pour lui, cette épopée judiciaire nauséabonde conforte le combat pour la normalité démocratique en RDC. 

« Tous les actes de justice posés sous Tshisekedi (fraudeur des élections de décembre 2023) sont nuls et de nul effet. Depuis le début de ce simulacre de procès, nous sommes débordés d’adhésions et de soutiens », a réagi le président de l’AFC.

Lors de son interrogatoire le jeudi 27 juillet dernier, le prévenu Éric Nkuba, co-fondateur du mouvement politico-militaire AFC, avait affirmé que l’objectif de l’AFC n’est pas de rester au Nord-Kivu, mais de conquérir tout le pays et d’arriver jusqu’à Kinshasa. Selon lui, le but n’est pas de balkaniser le pays, mais d’accéder au pouvoir à Kinshasa. 

Surnommé Malembe, Éric Nkuba avait précisé que l’AFC a été fondée à Nairobi en collaboration avec la branche politique de Twiraneho, celle du M23, ainsi que lui-même et Corneille Nangaa. 

Éric Nkuba avait révélé, en outre, que ses activités minières constituaient la principale source de financement du mouvement politico-militaire AFC, tout en précisant à la cour qu’avant la création de l’AFC, il possédait trois carrés miniers dans la province du Haut-Uélé.

Eldad Bwetusanga

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