L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture » FAO « , a organisé mardi 10 février 2026 au cercle Elais de Kinshasa, un atelier de formation sur les bonnes pratiques de gestion des urgences zoo sanitaire (GEMP).
Cet atelier de formation des formateurs sur les bonnes pratiques de gestion des urgences zoo sanitaires (GEMP) vise le renforcement des capacités de préparation et de réponse aux menaces sanitaires en RDC.
L’atelier vise également le renforcement des compétences des acteurs de santé animale en matière de gestion des urgences zoo sanitaires en vue de répondre efficacement aux potentiels menaces sanitaires en RDC.

Cette activité s’adresse aux formateurs nationaux, afin de constituer un noyau d’experts au sein des services vétérinaires, capables de transférer les connaissances et compétences en gestion des urgences aux agents de santé animale affectés au niveaux provincial et opérationnel.
Conséquences sur la sécurité alimentaire
En effet, la RDC fait face depuis plusieurs années à des crises sanitaires récurrentes à l’interface homme-animal-environnement.
En cela s’ajoutent les crises humanitaires, les catastrophes naturelles et les risques chimiques ou biologiques.
Et ces menaces sanitaires peuvent avoir des graves conséquences sur la sécurité alimentaire, les moyens de subsistance des éleveurs et la santé publique.
Ainsi, pour répondre efficacement à ces menaces sanitaires, une planification fondée sur la préparation adéquate des services vétérinaires savère nécessaire.
L’expérience acquise lors des crises sanitaires récentes a démontré la nécessité pour les services vétérinaires, d’être mieux préparés pour faire face aux situations d’urgence zoo sanitaires et d’en réduire l’impact.
C’est la raison pour laquelle la FAO, à travers le projet SOPRAP
(« Strengthening One Health Preparedness and Response capabilities Against Pandemics »), financé par le Fonds de lutte contre les pandémies, appuie l’organisation de cette formation des formateurs sur les bonnes pratiques de gestion des urgences sanitaires de santé animale.

Que retenir sur la méthode GEMP ?
Développée par la FAO, la méthode GEMP, constitue un cadre opérationnel pour renforcer les capacités de services vétérinaires dans la préparation et la réponse aux urgences de santé animale, afin d’établir une résilience permettant de faire face aux éventuelles menaces sanitaires.
Dans son mot de circonstance lors de cet atelier, M. Judicaël PAZOU Azehoun, Chargé des Opérations de la FAO a, au nom du Représentant adjoint de cet organisme du système des Nations Unies, rappelé plusieurs facteurs comme la croissance démographique, les déplacements des populations humaines et animales et l’intensification des interactions entre populations humaines, faune sauvage et animaux domestiques, lesquels contribuent à la propagation rapide des maladies infectieuses et à d’autres conjonctures d’urgence sanitaire.
Il a par ailleurs saisis l’opportunité pour souligner la collaboration étroite qui existe entre la FAO et le Ministère de la Pêche et de l’Élevage, laquelle a favorisé la tenue de cette activité. « … La FAO se réjouit de poursuivre sa collaboration avec vous, Monsieur le Secrétaire Général, dont la vision stratégique, la rigueur et la capacité de mobilisation constituent des atouts majeurs pour renforcer les systèmes nationaux, notamment dans les domaines de la santé animale, de la sécurité alimentaire et de la résilience… » a t-il dit.
Peu avant de procéder à l’ouverture de l’atelier, Mr Emile-Noël M’nyampara, Secrétaire général au Ministère de la Pêche et Elevage, a dans ses propos, salué l’implication personnelle du Président de la République, Félix Tshisekedi et celle de la Première Ministre, Judith Suminwa, pour avoir autorisé la mise en œuvre de ce projet proposé par le ministre de tutelle, Jean-Pierre Tshimanga Bwana.
«Je vous exhorte à l’appropriation de l’activité et à une bonne assimilation des enseignements qui seront dispensés, car vous serez appelé à votre tour, à faire autant au niveau opérationnel», a t-il fait savoir.
Notons que deux (2) formateurs internationaux de la FAO, en l’occurrence Dr Cyprien Biaou et Dr Marcel Boka, sont venus de Libreville (Gabon) et d’Accra (Ghana) pour le renforcement des capacités nationales en République démocratique du Congo, face aux crises sanitaires récurrentes à l’interface homme-animal-environnement.
José Wakadila et Science Kinkobo
