La ministre d’Etat, ministre de l’Education nationale et nouvelle citoyenneté (EDU-NC) , Raïssa Malu, vient de réussir, après des négociations avec l’intersyndicale de son ministère, à convaincre les enseignants qui observaient le mouvement de grève à reprendre le chemin de l’école.
Les principales organisations syndicales des enseignants qui ont échangé avec la patronne de l’Education nationale en fin de la semaine dernière, ont annoncé la fin officielle du mouvement de grève qui paralysait les écoles dans plusieurs provinces du pays.
Lors d’une rencontre tenue la semaine dernière avec les syndicalistes, la ministre d’Etat a réaffirmé l’engagement du gouvernement à améliorer les conditions de travail des enseignants congolais. Elle a indiqué que près de 70% des promesses faites lors de la commission paritaire de Bibwa au mois d’août dernier ont déjà été tenues.
Dans son intervention, le Secrétaire général intérimaire du Syndicat national des enseignants catholiques (SYNECATH), Jean Denis Nzeza, a confirmé le paiement effectif de l’augmentation salariale promise à Bibwa, ainsi que le versement des primes de gratuité pour les enseignants du primaire pour les mois de juillet, août et septembre. C’est pourquoi, il a invité tous les chevaliers de la craie à reprendre le chemin de l’école, tout en s’engageant à poursuivre les négociations avec le gouvernement.
De son côté, le porte-parole de l’intersyndicale de l’Education nationale, Godefroid Matondo, a souligné que des tensions persistent dans certaines provinces en raison de retards de paiement et d’inégalités dans la fixation des primes.
Il a ensuite renchéri en ces termes : « Après évaluation du premier mois de l’année scolaire en cours, il se constate que la paie complémentaire telle que convenue à Bibwa avec le gouvernement, n’est pas effective dans certaines provinces, le non-paiement des salaires par certaines banques notamment l’IFOD, ex Caritas ; alors que le gouvernement a déjà libéré les fonds, l’inégalité dans la paie de la prime de la gratuité, le non paiement de la prime pour fonction spéciale en faveur des inspecteurs dans 54 provinces éducationnelles « .
En conséquence, il a exhorté le gouvernement à résoudre rapidement ces problèmes et à encourager les enseignants à reprendre les cours.
Il sied de souligner que malgré les avancées ci-haut citées, les syndicalistes restent vigilants. Ils trouvent que les augmentations salariales accordées au terme des assises de Bibwa sont insuffisantes et ils continuent d’exiger des efforts supplémentaires au gouvernement.
Accalmie après un début très mouvementé ?
Comme les années précédentes, les syndicalistes de l’ EDU-NC n’ont pas dérogé à leur pratique. Ils se sont mis en grève dès le premier jour de la rentrée scolaire. Ils revendiquaient l’augmentation de leurs salaires et l’amélioration de leurs conditions de travail, reprochant le gouvernement de ne pas respecter ses engagements pris lors des négociations antérieures. C’est cette méfiance qui a donné lieu à un début de l’année scolaire tumultueux, où certaines écoles avaient boycotté le mot d’ordre de grève, alors que d’autres durcissaient le mouvement.
Cependant, l’on a constaté que les négociations menées des mains de maître par la ministre d’Etat Raïssa Malu, ont fait baisser la tension.. Les syndicalistes ont promis de poursuivre le dialogue avec le gouvernement pour parvenir à une solution définitive.
Reste que le défi à relever reste de taille pour concilier les revendications des enseignants et les contraintes budgétaires de l’Etat, confrontées à plusieurs problèmes d’ordre social et sécuritaire. En tout état de cause, après ce compromis entre les deux parties, il y lieu d’espérer que l’année scolaire 2024-2025 a définitivement quitté pour ne s’arrêter que le 2 juillet 2025.
JW.
