Le Réseau national des associations des femmes vivant avec handicap du Congo (RENAFHAC), qui est une structure réunissant les associations des femmes vivant avec handicap de la FENAPHACO, a clôturé vendredi 03 avril 2026, les activités du mois de mars dédié aux droits des femmes.
C’était à travers une cérémonie organisée dans la salle de conférence Me Kinkela, au siège de la FENAPHACO.
Dans sa prise de parole, Madame Sisi Ndilu, cadre du RENAFHAC, a dans son mot de bienvenue, salué l’engagement des femmes vivant avec handicap dans la lutte pour leurs droits.
De son côté, la présidente du RENAFHAC, Mme Rachel Kabongo Mbuyi, a mis l’accent sur la nécessité de renforcer les mécanismes d’inclusion et d’autonomisation des femmes handicapées, lesquelles sont confrontées à de nombreuses discriminations jusqu’à ce jour.

Autonomiser la femme vivant avec handicap, c’est la rendre libre, indépendante…
Pour Mme Rachele Mbuyi, autonomiser la femme vivant avec handicap, c’est la rendre libre, indépendante, en plus de l’inclure dans toutes les politiques nationales.
Il s’agit également a-t-elle poursuivie, de la mettre à l’abri de la mendicité et de promouvoir ses droits dans toute sa spécificité.
Dans son mot d’orientation et d’ouverture, Me Patrick Pindu -di- Lusanga, Coordonnateur national de la FENAPHACO (Fédération nationale des associations des personnes handicapées du Congo), a invité les femmes du RENAPHAC à une synergie d’actions entre les institutions et les organisations de la société civile, pour une inclusion effective.
Revenant sur le sens de cette cérémonie, Me Pindu explique que, c’est pour encourager les femmes vivant avec handicap, à continuer dans la démarche qui consiste à se sensibiliser davantage sur leurs droits et de pouvoir organiser beaucoup d’activités sur l’entrepreneuriat, en faveur de leur autonomisation.
Elles doivent également assister à des grands forums et grandes réunions qui parlent sur les droits des femmes tant au niveau national, de la sous-région (SADC, CEEAC, Grands Lacs), au niveau de la région Afrique et à travers le monde ainsi qu’à toutes les rencontres relatives aux conditions des droits des femmes qui sont organisées au mois de mars de chaque année à New York et à la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples de l’Union africaine.

Pour Me Pindu, les femmes vivant avec handicap peuvent aussi apporter quelque chose, pour que l’Afrique et général et l’UA en particulier, puissent porter la voix sur les droits des femmes vivant avec handicap dans la sous-région Afrique, en vue de l’amélioration de leurs conditions de vie.
Elles doivent également continuer à multiplier des activités de plaidoyer auprès du gouvernement, pour que la question des femmes vivant avec handicap en RDC, puisse être prise en compte dans les programmes qui sont adoptés au niveau national.
Des interventions riches en enseignements
Au cours de ladite cérémonie,
Mme Hortence Ikobonga, présidente provinciale des femmes vivants avec handicap de la FENAPHACO, a saisi cette opportunité pour présenter les instruments juridiques internationaux, nationaux et régionaux qui garantissent les droits des femmes et des filles handicapées.
Mme Rachele Mbuyi, présidente du RENAPHAC, est revenue pour rappeler la place des femmes et des filles handicapées dans les instances de prise de décision à tous les niveaux.
Clôturant cette série d’interventions, Me Patrick Pindu, Coordonnateur national de la FENAPHACO, a axé son intervention sur les forces, les faiblesses et les opportunités actuelles des femmes et des filles handicapées, en vue de leur autonomisation effective.
A noter que cette activité organisé par le RENAPHAC, marque non seulement la fin du mois de la femme, mais aussi le début d’un engagement renouvelé en faveur des droits des femmes et filles handicapées en RDC.
Le clou de la cérémonie a été marqué par une photo de famille, symbole d’unité et d’engagement collectif.
Placée sous le thème « Droits garantis et autonomisation durable pour toutes les femmes et les filles handicapées en RDC », cette activité a mises aux prises quelques partenaires du RENAFHAC, dont la FENAPHACO, le Ministère du Genre, Famille et Enfant, ainsi que l’ASBL Dignité humaine.
José Wakadila
