En collaboration avec le Ministère de Pêche et Elevage de la RDC, la FAO pilote la sixième (6) cohorte de la formation ISAVET (In Service Applied veterinary Epidemiology training) à Kinshasa.
Une formation qui a pour objectif global, de développer les compétences des professionnels vétérinaires en épidémiologie de terrain, afin de bâtir un système national de santé animale durable, capable de prévenir, détecter rapidement et répondre efficacement aux urgences zoosanitaires, selon l’approche » Une Santé « .
En effet, cette formation s’inscrit dans le cadre du projet : « Renforcement des capacités de préparation et de réponse aux pandémies dans cinq provinces en RDC » (SOPRAP ), avec un accent particulier sur la surveillance, les laboratoires et les ressources humaines.
Au total, 25 professionnels vétérinaires provenant des differentes provinces du pays, renforceront leurs capacités en matière d’épidémiologie de terrain.

Pendant trois (3) semaines, les participants suivront une formation théorique avant de consacrer une autre semaine à la pratique de la surveillance des maladies animales.
Et à la fin de leur formation, les particpants effectueront un stage de trois (3) mois qui va se clôturer par la rédaction de leurs rapports de stages.

90 professionnels vétérinaires déjà formés à travers cinq (5) cohortes
Il est Impérativement important de souligner que depuis 2021, quatre dix personnes (90) professionnels ont été formés à travers cinq (5) cohortes successives du programme ISAVET. Ces formations ont permis de couvrir l’ensemble des vingt-six (26) provinces de la République démocratique du Congo, contribuant ainsi au renforcement progressif des capacités nationales sur un territoire administratif composé de cent quarante-cinq (145) territoires.
Remise symbolique de certificats aux participants de la 5 ème cohorte
Précisons qu’en marge de cette cérémonie de lancement de la formation de la 6e cohorte, quelques lauréats de la cinquième cohorte ont reçu officiellement leurs certificats de formation a titre symbolique.

Dans son mot de circonstance, le Représentant adjoint a.i de la FAO, M. Ibrahim Abdoul Nasser, a fait savoir que son institution reste pleinement engagée à accompagner le gouvernement congolais dans la formation et le déploiement de professionnels vétérinaires compétents, capables de contribuer efficacement à la prévention, à la détection précoce et à la réponse aux maladies prioritaires.

« … La FAO attache une importance particulière à la mise en valeur des compétences et des capacités en milieu déconcentré, là où les risques d’épizooties sont les plus élevés et où la préparation aux urgences reste limitée… » a t-il déclaré
Appel toutes les parties prenantes pour réfléchir à la pérennisation
M. Ibrahim Abdoul Nasser, a également profité de l’occassion pour lancer un appel aux parties prenantes, en vue de réfléchir sur la pérennisation et à l’institutionnalisation du programme ISAVET, afin de garantir un système de santé robuste et durable. « … Malgré les efforts déjà consentis, le besoin en épidémiologistes vétérinaires demeure immense… » a t-il dit.
De son côté, Mr Papy Muyaya, a pris la parole au nom du Secrétaire général de l’Institut National de Santé Publique (INSP), pour rappeler que la RDC est actuellement confrontée à plusieurs problèmes de santé publique, notamment la maladie à virus Ebola, le M-pox ainsi que d’autres maladies qui perturbe le système de santé et un ralentissement de développement.
Il a par ailleurs précisé ce qui suit : « …Nous avons tous le défi d’améliorer nos systèmes de surveillance, ce qui implique l’implication de tous les acteurs en mettant en place des stratégies appropriées… »
Peu avant de procéder à l’ouverture de ladite formation, Mr Sebastien Kikululu, Directeur au sein du Ministère de Pêche et Elevage, qui a pris la parole au nom du Secrétaire général empêché, a laissé entendre que l’objectif du programme ISAVET est de fournir une formation de service au ministère en charge de la Santé animale à travers la formation des vétérinaires épidémiologistes de terrain, pour la détection précoce, le rapportage et la réponse aux zoonoses et aux maladies spécifiques animales, y compris les maladies transfrontalières, endémiques, émergentes et réémergentes.
Il a par ailleurs rappelé que la RDC possède l’un des plus grands potentiels de terres arables au monde, estimé à environ 80 millions d’hectares, permettant l’exploitation d’espèces animales d’origine tropicale et de régions tempérées, offrant ainsi une croissance de l’agriculture.
José Wakadila et Science Kinkobo
