En marge de la Journée internationale des forêts célébrée le 21 mars de chaque année, l’asbl “ Club des etudiants en Sciences de l’Environnement (CESEN), et l’ONG “ Horizons Verts”, en collaboration avec l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), ont célébré le mercredi 29 avril 2026, à l’Université de Kinshasa (UNIKIN), cet événement.
L’objectif principal était d’organiser une conférence – débat interactive avec les experts, chercheurs et femmes leaders ; de sensibiliser 500 participants aux enjeux forestiers climatiques et biodiversité ; de réaliser la plantation de 1500 arbres locaux et créer un espace vert durable sur le campus universitaire, mais également de mettre en lumière les initiatives féminines dans la conversation et l’agroforesterie.

Placé sous le thème : » Un arbre, une femme, une vie. Préservons nos forêts », cette rencontre a connu une forte mobilisation collective de la jeunesse estudiantine, en vue de préserver l’environnement qui fait face à la déforestation.
Les femmes doivent s’engager pour la préservation de l’environnement
Dans son intervention, Mme Bosingizi Sulia Jeannette, Coordonnatrice de l’ONG “ Logos 1er”, est intervenue sur l’importance de l’arbre qui est comparable à la femme qui donne vie.
Dans sa communication, elle a invité les femmes congolaises à un engagement citoyen pour préserver l’environnement qui aujourd’hui fait l’objet de menace accrue.
Elle a par ailleurs précisé que, sans l’arbre, il n’y a pas de vie comme sans la femme, il n’y a pas non plus la vie. “ L’arbre donne la nourriture, l’eau, la fraîcheur, comme aussi la femme qui donne vie ”, a-t-elle insisté, avant d’ajouter : “ Nous devons marcher ensemble avec l’environnement, être toujours à son côté ”
Pour sa part, Mr Liège Mosolo, président de l’asbl CESEN de la Faculté des Sciences de l’Unikin, n’a pas manqué des mots pour sensibiliser les jeunes de cet Alma mater, à se mobiliser pour préserver l’environnement qui fait face à la déforestation.
Avant même de remercier la FAO et le Fonds forestier national (FFN) pour leur accompagnement dans la matérialisation de cette activité après plusieurs reports liés au problème de financement, M. Mosolo, a appelé à cette jeunesse estudiantine, qu’elle est un moteur de développement.

Par conséquent, elle doit s’impliquer davantage dans la préservation de nos ressources forestières.
Lutter contre la déforestation
De son côté, M. Bamolona Fabrice, Directeur Exécutif de l’ONG “ Horizons Verts”, a également profité de l’occasion pour rappeler l’assistance à des changements des comportements, et d’adopter des pratiques responsables pour lutter contre la déforestation, l’exploitation non durable de ressources et les effets croissants du changement climatique
“ Protéger nos forêts, c’est contribuer activement à la stabilité climatique mondiale et à la préservation des équilibres environnementaux dont dépend le pays ”, a-t-il fait savoir, avant d’enrichir : « … En tant qu’actrices de premier rang au niveau des communautés, les femmes doivent bénéficier d’un accès équitable aux ressources, aux opportunités et aux espaces de décision, condition indispensable à une gouvernance inclusive… »
Dans un autre angle, le professeur Azangidi Jean-Pierre, a salué la contribution considérable des femmes face aux effets du changement climatique en milieu urbain.
Il a aussi indiqué que, la femme joue un rôle important dans l’adaptation et l’atténuation aux effets du changement climatique.
Pour le professeur Azangidi, la femme pratique une agriculture écologique et intelligente, sélectionne les cultures, se livre dans l’activité agro-pastorale.
Soulignons que d’autres orateurs ont parlé entre autres des tourbières de la RDC, du cinétique de séchage de colocaciae esculenta.
Accompagnement de la FAO
L’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) accompagne les populations locales et autochtones dans la gestion durable des forêts.
Et cet appui vise à améliorer la sécurité alimentaire, la nutrition et les revenus, tout en luttant contre la déforestation et la pauvreté rurale. Raison pour laquelle, elle accompagne cette conférence – débat.
José Wakadila et Science Kinkobo
