» Mobiliser les experts nationaux (étatique, société civile, scientifique et le secteur privé) pour dialoguer sur la question des droits carbones, du mécanisme de partage des bénéfices, (incluant les sauvegardes sociales et environnementales) dans le contexte REDD+ (Réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts), en RDC « , tel est l’objectif global de l’atelier d’information et d’échanges sur la titularité des émissions réduites et le mécanisme de partage des bénéfices.
Lancée jeudi 30 Avril 2026 au Cercle ELAIS à Kinshasa par le Ministère de l’Environnement et Développement Durable et Économie du Climat, en collaboration avec la FAO, cette réunion technique ouverte et participative vise également à :

- Présenter les résultats du rapport de la première revue documentaire sur la titularité des émissions réduites et le partage des bénéfices en RDC pour la validation ;
- Faciliter les réflexions sur l’opportunité d’élaborer une directive nationale pour un mécanisme de partage des bénéfices en RDC (structure du document, cartographie d’acteurs à impliquer, stratégies et les prochaines étapes).
Réalisation d’une revue documentaire sur la titularité des émissions réduites
En effet, il est impérativement important de souligner que la FAO vient de réaliser le travail d’une première revue documentaire sur la titularité des émissions réduites et le partage de bénéfices en RDC. Ctte revue a engendré la production d’une note d’analyse sur la base des résultats obtenus à l’issue des enquêtes ciblées qui pourrait servir à compléter la section 6 du document d’enregistrement ART- TREES.
Les experts consultés dans cet ordre d’idées, ont noté la nécessité pour la RDC, de se doter d’un outil national modèle pour orienter les questions des droits carbones et de partage des bénéfices. Un outil qui pourra être actualisé au niveau des provinces, en tenant compte des spécificités.
Engagement depuis 2009 de la RDC dans le processus REDD+
A cette occasion, Mr Ikoleki Eloma Henri Paul, qui a parlé au nom de Monsieur Athman Mravili, Représentant ad intérim de la FAO en RDC, a rappelé que la RDC s’est engagée depuis 2009 dans le processus REDD+. Elle est actuellement considéré comme un pays pionnier, ayant franchi les étapes de préparation pour entrer de plein-pied dans les phases d’investissement et de paiement basé sur la performance.

» … C’est dans ce cadre que le programme ONU – REDD+ (qui est un partenariat entre la FAO, le PNUD et le PNUE) joue un rôle de conseiller technique et stratégique auprès de la RDC, pour l’accompagnement dans la structure de sa lutte contre la déforestation sur 63,5% du territoire national d’ici 2030 et de réduire ses émissions de 56%… » a fait savoir Mr Ikoleki Eloma Henri Paul.
Et d’enrichir : « … La FAO pour sa part, réaffirme son engagement à accompagner le gouvernement congolais dans la mobilisation des ressources pour la REDD+ à partir du système de paiement basé sur les résultats, de marché de carbone et d’autres transactions au titre de l’article 6 de l’Accord de Paris… »
De son côté, Mr Guy Ipanga, Coordonnateur national de REDD+, a précisé que la RDC est entrée dans le processus de réduction des émissions depuis 2019, ayant connu trois phases au total.
«… Actuellement, nous sommes en pleine troisième phase, qui est la phase de paiement basé sur les résultats. Et cela se concrétise, bien entendu, par des programmes et projets REDD+, plus spécialement pour celles qui valorisent les crédits carbone… » a t’il dit.
Selon M. Ipanga, la RDC est dotée de quelques instruments ou outils de transparence REDD+, dont un mécanisme de partage des bénéfices.
Peu avant de procéder à l’ouverture de cette réunion, Mr Daniel Mukubi, chef de Division au ministère de l’Environnement, Développement Durable et Économie du Climat, représentant Mme le Secrétaire général empêchée, a fait savoir qu’il est question de renforcer l’intégration des sauvegardes environnementales et sociales REDD+ dans l’architecture institutionnelle, d’examiner la revue documentaire sur la titularité et le partage de bénéfices, mais également d’enrichir l’analyse grâce à des apports techniques qui viennent des tous les participants.
« … L’ambition commune est de bâtir un système national crédible, transparent et équitable, un système adapté aux réalités congolaises… » a-t-il ajouté.
José Wakadila et Science Kinkobo
