« … Ce moment constitue l’aboutissement d’un processus concerté, qui a débuté par l’atelier de formulation tenu à Kisantu en mars dernier. Il témoigne de notre volonté collective de renforcer la capacité de résilience de la RDC face aux menaces sanitaires d’origine animale… », a déclaré le Représentant adjoint de la FAO, M. Ibrahim Abdoul Nasser, lors de l’ouverture de l’atelier de validation du manuel de surveillance à base communautaire des maladies animales, y compris dans la faune sauvage.
Organisé par le ministère de la Pêche et de l’Élevage avec l’accompagnement méthodologique, scientifique et logistique de la FAO, cette activité qui se tient du 10 au 11 juillet 2025, entre dans le cadre du « Projet de renforcement des capacités de préparation et de réponse aux pandémies suivant l’approche » Une Santé » en RDC ».
En effet, cet atelier de validation est une étape cruciale dans le renforcement de la surveillance des maladies animales en RDC, en particulier dans les zones rurales et pour la faune sauvage, en s’appuyant sur l’approche de la surveillance à base communautaire.

Durant deux (2) jours des travaux, les participants à cet atelier vont devoir valider ce manuel qui définit les procédures, les protocoles et les outils nécessaires pour mettre en œuvre efficacement la surveillance à base communautaire des maladies animales, y compris dans la faune sauvage « SBC » dans le contexte des maladies animales et de la faune sauvage.
M. Ibrahim Abdoul Nasser, le Représentant adjoint de la FAO, a fait savoir que le manuel qui sera validé, est bien plus qu’un guide technique, un outil stratégique et participatif conçu pour 3 objectifs à savoir :
- Renforcer la vigilance épidémiologique à l’échelle locale ;
- Promouvoir une réponse rapide et coordonnée ;
- Éclairer les décisions politiques fondées sur des données fiables recueillies par les communautés elles-mêmes.
Quid l’approche « Une seule santé » ?
Pour M. Ibrahim Abdoul Nasser, la santé animale est indissociable de la santé humaine et de la santé environnementale.
À l’en croire, l’approche intégrée « Une seule santé » n’est plus une option, mais une nécessité urgente dans un monde confronté à la multiplication des zoonoses.
Peu avant de procéder à l’ouverture de l’atelier, M. Balongola, Directeur au ministère de Pêche et Élevage qui parlait au nom du Secrétaire général dudit ministère, a dans ses propos, lancé un appel vibrant à toutes les parties prenantes pour une reflexion approfondie sur la question de validation.
Il a également souhaité un bon succès à ces assises.
Il sied de noter que cette démarche a été aussi soutenue par des partenaires techniques et financiers, entre autres l’Union Européenne, le Programme de Gestion Durable de la Faune Sauvage, la GIZ (Cooperation technique allemande) ainsi que l’Alliance against Health Risks in Wildlife Trade.
José Wakadila et Science Kinkobo
