Dans nos communautés, quartiers, partis politiques…, on assiste souvent à des conflits conduisant aux bagares, aux échanges des paroles violentes entre jeunes des différents ou des mêmes formations politiques.
Malheureusement, lorsque de tels cas surgissent, la plupart des personnes se réjouissent du spectacle sans intervenir, pour ramener la paix au sein du groupe ou du milieu concerné.
Au contraire, on se plait d’encourager ceux qui se battent ou échangent des propos violents, voire des injures.
Afin de lutter contre ce genre de comportement, la Voix des Sans Voix pour les droits de l’homme (VSV), a organisé le week-end dernier au centre Lindonge, un atelier de sensibilisation des jeunes venus des différentes structures (CDH/VSV, OSC, Journalistes et leaders d’opinions) à la paix et aux techniques de résolution pacifique des conflits, dont la médiation.
Cette formation a été assurée par MM. Timothée Dikuiza et Pierre-Serge Ntumba, respectivement chargés des programmes et de communication au de la VSV.

Selon le formateur principal Pierre-Serge Ntumba, cette activité fait suite au constat selon lequel, il est constaté de manière générale, que les violences ne manquent jamais dans les différentes communautés, structures et milieux de vie. D’où l’initiative de la VSV, de réunir les représentants de quelques structures de la société civile, afin d’analyser cette problématique qui envenime la quiétude dans les différents milieux de vie. « A travers cette formation, les organisateurs souhaitent voir que, chaque fois qu’il y a la présence d’un conflit à un endroit donné, que les personnes formées et outillées puissent connaître quelle démarche entreprendre pour arriver à trouver la solution d’une manière non-violente », a précisé le formateur Pierre-Serge Ntumba.
A l’issue de cette formation, un comité de suivi composé de dix personnes a été mis en place, avec pour objectif, de collectionner les différents cas des conflits qui peuvent subvenir dans différents milieux de vie et d’en faire rapport chaque mois à la Voix des Sans Voix, laquelle pourra s’en servir pour mieux orienter ses actions.
À noter que cette formation s’est basée sur les différentes formes des violences et sources, les réactions possibles à la violence et étapes de l’action non-violente, la gestion des conflits et stratégies pour construire la paix, les attitudes fondamentales pour se faire non-violent…
Preuve que la matière a été assimilée, les participants ont donné l’expérience des violences auxquelles ils ont été victimes, celles qu’ils ont eux-mêmes causé et celles pour lesquelles ils ont été témoins.
José Wak.
