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En marge de la Journée internationale des droits des femmes : La FAO organise une table ronde sur « l’impact des conflits armés sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle des femmes »

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Le Town Hall de la MONUSCO dans la commune de Gombe, a servi de cadre jeudi 27 Mars 2025, pour l’organisation par la FAO, d’une table ronde en vue de trouver des pistes des solutions face à la situation sécuritaire actuelle, caractérisée par une escalade des violences armées dans l’est de la République démocratique du Congo, afin de garantir le droit fondamental à l’alimentation pour les populations vulnérables.


Placé sous le thème central « l’impact des conflits armés sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle des femmes », cette activité composée de deux panels par des femmes expérimentés, permet de réfléchir ensemble et d’identifier des solutions durables pour améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des femmes dans les zones de conflit.


Il s’agit également d’adresser non seulement la survie des familles et de toutes les personnes touchées par les violences armées, mais aussi debâtir des sociétés plus résiientes et durables.


En effet, les conflits armés perturbent actuellement les systèmes alimentaires, détruisant ainsi les infrastructures, limitant l’accès aux champs ainsi qu’aux marchés, en compromettant la production et la distribution des denrées alimentaires.

Les femmes paient un lourd tribut

A l’heure actuelle, les femmes qui sont dans le secteur agricoles paient un lourd tribut et subissent de manière disproportionnée, les conséquences de ces crises.


En clair, dans les zones touchées par le conflit en RDC, les femmes qui jouent le rôle central dans la production et la transformation des aliments, subissent les déplacements forcés et la perte des moyens de production agricole, aggravant ainsi leur vulnérabilité.


Prenant la parole à cette occasion, Mme Marie Musifu Bougain, spécialiste du Genre au sein de la FAO, a fait savoir que la solution idéale face à cette situation, est la fin de la guerre en RDC.


Elle a ensuite rappelé que cette table ronde qui réunit les femmes de la société civile, des Agences du systéme des Nations-Unies et une partie gouvernementale, permet à toutes les parties d’analyser les pistes des solutions primordiales des conflits armées pour la sécurité alimentaire et nutrutionnelle des femmes, notamment dans les zones de conflit.


Pour sa part, Dr. Brice LAFIA, Chef d’Equipe- Pays ECTAD/FAO-RDC (Centre des Urgences pour les Maladies Animales Transfrontalières), qui intervenait au nom du Représentant-resident de la FAO en RDC, a laissé entendre que, les populations les plus touchées sont principalement les personnes déplacées et les rapatriées, concentrées dans les provinces du Nord-Kivu, de l’Ituri, du Sud-Kivu, du Tanganyika et de Mai- Ndombe.

Les conflits armés : un frein à l’accès à la terre pour les femmes

Il a par ailleurs précisé que 2.9 millions de déplacés internes et environ 2 milions de retournées au Nord Kivu ; plus de 180.000 retournés au Sud Kivu et près de 100.000 personnes déplacées internes dans les territoires de Djugu, Irumu et Mambasa dans la province de l’Ituri sont concernées par cette situation. « … Les conflits armés privent les femmes de l’accès à la terre, à la formation et aux financements nécessaires pour maintenir ou relancer leurs activités agricoles. Actuellement, la fermeture des banques et institutions financières au Nord et Sud-Kivu, compromet grandement l’autonomisation et la sécurité de familles entières, rendant ainsi difficile leurs moyens de subsistance et leur bien-être… », a fait savoir Dr. Brice LAFIA. Et d’ajouter :
« … Face à ces défis, la FAO et ses partenaires, mettent en œuvre des initiatives visant à renforcer la résiience des communautés affectées par les conflits. Nous travaillons à garantir un accès durable aux ressources aimentaires en soutenant la production agricole… »


Il sied de souligner que cette activité qui s’inscrit dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes, a également connu la paricipation des représentantes du secteur privé, des représentantes de la société civile, ainsi que des représentants du système des Nations Unies.

José Wakadila et Science Kinkobo

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