Quelques experts des institutions gouvernementales, des organisations internationales, des ONG et des représentants de la société civile se sont réunis en atelier pour travailler en étroite collaboration sur la classification de l’insécurité alimentaire aiguë en RDC.
Cet atelier sur le Cadre intégré de classifications de la sécurité alimentaire (IPC) a été ouvert le lundi 22 septembre 2025 à Kinshasa, avec pour objectif, regrouper l’ensemble des enquêtes qui ont été menées à travers le pays. Une
Initiative conjointe qui marque un nouveau chapitre de l’histoire de la RDC dans la lutte contre la faim et la malnutrition.
Organisé par le Groupe de travail technique de l’IPC de la RDC, piloté par le ministère de l’Agriculture en collaboration avec la FAO, cet atelier vise à identifier les principales causes et la sévérité de l’insécurité alimentaire aiguë et de la malnutrition, pour l’élaboration de réponses adaptées, permettant d’orienter les politiques et programmes pour répondre aux populations affectées.
En effet, ce processus a réellement connu deux phases dont la première consistait à travailler sur 11 provinces pour laquelle, la principale source des données venait des enquêtes F5 financé par le PAM (Programme alimentaire mondial) ; tandis que l’actuelle consiste à analyser 15 provinces, dont la source principale des enquêtes d’une entité de la primature.

À cette occasion, M. Kayilu Zungambanza-Francis, participant et agent au Ministère de l’Agriculture, a laissé entendre que les analyses ont été organisées dans les différents pôles, notamment le pôle de Beni, Bunia, Kinshasa et le Grand Katanga.
L’insécurité bloque le développement
Pour sa part, le consultant en charge des questions de sécurité alimentaire à la FAO, Mr Paul Busambo, a indiqué que la sécurité alimentaire ne s’améliore pas en RDC, faute de l’insécurité.
Selon lui, le paramètre sécuritaire est très important et pèse lourd dans la sécurité alimentaire.
» Comme ça, si nous sommes en paix, chacun peut aller dans son champ librement, chacun peut produire sa propre nourriture, chacun peut aller travaillerlibrement. La paix reste donc un élément très capital » a-t-il martelé.
Il a par ailleurs précisé que les plus hautes autorités prendront la parole pour publier les résultats attendus et les différentes cartographies tirées à l’aide des outils du cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire.
Il sied de souligner que plusieurs autres ministères sont impliqués dans cette démarche, notamment le Ministère de la Santé ; le Ministère de la Pêche et Élevage ; le Ministère de l’Économie ainsi que les universités et les Agences du système des Nations Unies et les ONG.
José wakadila et Science Kinkobo
