Né le 10 octobre 1991 de l’union de papa Mahinga Maheko Kalala (décédé) et de maman Thérèse Kutala Nzuzi, Christian Mambu Makiese, ce jeune homme originaire du territoire de Luozi, de plus en plus célèbre à Matadi, passe pour un véritable archétype parmi les nouveaux entrepreneurs de cette ville.
Epoux, père de trois enfants, et d’un caractère frisant la discrétion, l’efficacité dans les actions et inébranlable dans les affaires, sa simplicité et son calme, déroutent très souvent ses proches, dont certains ont été étonnés de voir ce futur opérateur économique de Matadi décrocher, sans coup férir, le samedi 16 août 2025, son diplôme universitaire en sciences politiques et administratives, de l’Université Libre de la République Démocratique du Congo, UNILIC en acronyme.
Qui est Christian Mambu ?
Après ses études primaires à l’EP. Nkondi de Luozi et secondaires à l’Institut Mvibudulu de Matadi où, en 2012, il a obtenu son diplôme d’Etat dans la section électricité, les difficultés financières auxquelles se trouvaient confrontés ses parents, ne lui avaient pas permis d’enchaîner directement avec les études supérieures et universitaire.
En fin stratège, l’homme a préféré tout d’abord monter sa petite cabine de vente des crédits. Question d’économiser des fonds nécessaires pour la circonstance.
C’est grâce aux produits issus de cette activité autrefois très rentable, qui lui a permis de créer une petite maison commerciale dénommée « TOUT COMMENCE PAR UN », située proche du terrain Damar, dans la commune de Matadi ; laquelle sert à la fois de change des monnaies dans sa diversité, ainsi que de vente des crédits.
Pour l’heure, cette maison emploie un effectif de 6 agents, tous pris en charge par elle. Comme qui dirait : » Petit poisson deviendra grand, pourvu que Dieu lui prête vie « , fin de citation.
Par ailleurs, ayant constaté avec beaucoup d’amertume les injustices sociales que l’Etat congolais fait subir à ses nombreux compatriotes pourtant aux bagages intellectuelles inconmensurables, Christian Mambu Makiese s’est enfin décidé de poursuivre ses études universitaires pour devenir plus tard, l’un des artisans du combat contre non seulement le fléau sus-évoqué, mais aussi et surtout contre les inégalités salariales qui gangrène la République Démocratique du Congo.
En sus, s’inspirant d’un adage propre aux français qui stipule :
» Il n’y a pas de développement sans la paixv », Christian Mambu Makiese qui, dans ses ambitions, compte y faire son cheval de bataille, pense également y mener un combat acharné. Etant donné que le développement, tout comme la paix d’une nation, ne sont pas de seul apanage de l’Etat, mais plutôt de tout le monde censé d’y apporter sa pierre de contribution, si modeste soit-elle.
C’est ce qui explique d’ailleurs le choix de la thèse sur l’analyse et la perspective de la réforme de la police nationale congolaise face à la gouvernance sécuritaire, cas du Kongo Central, qu’il avait défendue avec brio, au terme de ses études universitaires, et laquelle lui a en effet valu ce diplôme.
C’est autant dire que Christian Mambu Makiese qui, en outre, a toujours soutenu le rajeunissement de la classe politique congolaise, les vieux ayant démontré leurs limites, reste un modèle dans l’entrepreneuriat de la jeunesse de la ville portuaire de Matadi.
Dieudonné Muaka Dimbi/CP.
