L’éducation aux droits de l’homme est un investissement crucial pour l’avenir. Elle permet de former des citoyens conscients de leurs droits et de leurs responsabilités.
C’est ainsi que les Ong de la société civile ont un rôle crucial dans la sensibilisation, la protection et la promotion des droits de l’homme.
C’est pour toutes ces raisons que la Voix des Sans Voix pour les droits de l’homme (VSV), en collaboration avec ses différents Comités locaux des droits de l’homme (CLDH) disséminés à travers toutes les communes de la capitale, ne cesse d’organiser des campagnes de sensibilisation des masses.

C’est donc dans le cadre de cette campagne de sensibilisation des masses en matière des droits de l’homme que le Comité local des droits de l’homme de la commune de Makala, à organisé mardi 18 novembre 2025,une campagne de sensibilisation des masses sur les droits à un environnement sain.
Cette activité tenue dans la salle » Alitalia » située au croisement des avenues Kinzenzengo et Université, fait suite au projet » Protection et promotion des droits humains pour une vie dans la dignité pour tous « , qui bénéficie du soutien de l’Ambassade de Suède à travers l’Ong Diakonia (People Change the World).
À en croire Me Macaire BILOMBI, formateur du jour, l’objectif est d’inculquer les différentes notions des droits de l’homme dans les esprits de la population.
» C’est une approche qui se veut participative dans ce sens qu’il n’y a pas seulement des informations sur les droits de l’homme, mais que la population puisse également projeter ce qu’elle compte mener comme actions, dans le cadre de la protection et promotion des droits de l’homme « , a-t-il expliqué.
Cette campagne poursuit-il, est étalée sur plusieurs séances. » La fois passée, nous avons abordé le sujet lié à la salubrité, comme engagement à prendre par la population, afin que chacun dans son milieu de vie, puisse devenir un acteur de salubrité et d’assainissement « .
Et d’ajouter : C’est un sujet très important qui revient encore, car la salubrité semble être endémique. Autant d’efforts sont fournis dans la compréhension de ce phénomène, autant d’efforts sont également attendus pour l’eradiquer. D’où l’importance que les populations deviennent des acteurs au niveau de leurs différents milieux de vie « , a lancé Me Macaire BILOMBI.
Une vie dans la dignité pour tous
Pour sa part, M. Joseph BILOMBI MUZONGO, Coordonnateur du Comité local des droits de l’homme pour la VSV dans la commune de Makala, a indiqué que la sensibilisation est lié aux droits humains (droit à la vie, droit à l’éducation, droit à la sécurité, droit à l’environnement…).
» Aujourd’hui, nous sommes revenus sur les droits à un environnement sain, car dans la commune de Makala, il y a une situation d’insalubrité sans commune mesure « .
Pour preuve dit-il, des nouvelles routes ont été créées, mais les caniveaux sont déjà bouchés. C’est ce qui justifie ces différentes campagnes de sensibilisation, afin que les populations arrivent à mieux gérer les immondices pour vivre dans un milieu assaini.
Il s’est réjouit du fait que plusieurs mamans des quartiers environnants portent déjà ce projet à coeur en faisant des sensibilisations des parcelles en parcelles. Ces dernières interdisent à la crié, leurs voisins de ne pas jeter les immondices n’importe où. » La salubrité c’est notre affaire commune. Les autorités viendront en appui, mais c’est nous qui vivons dans les milieux insalubres. Engageons-nous pour vivre dans un environnement sain « , a conseillé M. Joseph BILOMBI.

Pour quelques participants abordé par la presse, cette session de formation, leur a apporté un plus dans la maîtrise des droits liés à un environnement sain. Ils ont pris l’engagement d’être des porte-paroles du CLDH/Makala, afin que les habitants de cette municipalité prennent à cœur ce phénomène.
De son côté, M. Ferdinand KAYUKUA EKILA, chef de rue de son état, a plaidé pour la reconnaissance de leurs statuts par les autorités, notamment celles des communes.
Car tous leurs efforts sont voués à l’échec, la population foulant aux pieds leur pouvoir.
Maman SITA, l’une des participantes, a insisté sur le retour en force des agents du service de l’hygiène publique, dont l’une des missions était celle de contrôler l’assainissement dans les parcelles.
José Wakadila
