Valider les documents de référence déjà produits, notamment le diagnostic stratégique du secteur et la première ébauche de politique qui en a découlé ; Examiner et approuver le plan des consultations à venir, dans les provinces et auprès des secteurs concernés et formuler l’engagement collectif à porter dans la politique jusqu’à son adoption formelle par le gouvernement de la République, tels sont les objectifs poursuivis par la première réunion du Comité de pilotage de la Politique Nationale de la Faune Sauvage en RDC, qui s’est déroulée le jeudi 29 mai 2025, à Hilton Hôtel de Kinshasa.
En effet, la RDC dispose d’un capital faunique exceptionnel, au niveau de la diversité qu’en valeur écologique et économique, mais également sur le niveau culturelle.
Actuellement, ce patrimoine est soumis à de fortes pressions notamment, le braconnage, la perte d’habitat, le commerce illégale et incontrôlé, les conflits homme-faune et l’absence d’un cadre de gestion cohérent, inclusif et adapté aux enjeux du 21e sècle.
C’est ainsi que le gouvernement de la RDC, à travers le Ministère de l’Environnement et Développement Durable, avec l’accompagnement de la FAO, a initié depuis le mois de mars 2024, un processus structuré visant à doter la RDC d’une toute première Politique Nationale sur la Faune Sauvage, laquelle représente une première étape d’une réforme complète du secteur qui abordera ensuite les outils de mise en œuvre de cette politique.
Un processus fondé sur l’évidence scientifique et le diagnostic participatif
Prenant la parole avant de procéder à l’ouverture de cette première réunion, le président du Comité de Pilotage qui est également Secrétaire général au Ministère de l’Environnement et Développement Durable, M Benjamin Toirambe Bamoninga, a, au nom de la Ministre Ève Bazaiba Masudi empêchée, a salué le travail accompli par le Groupe de travail technique national, mis en place depuis le mois d’août 2024.
Il a par ailleurs précisé que ce processus est fondé sur l’évidence scientifique, le diagnostic participatif et l’alignement sur nos engagements internationaux et a suivi différentes étapes en ligne avec les prescriptions des directives nationales en matière de développement des politiques publiques.

En outre, ce processus entre aujourd’hui dans une phase déterminante, qui est celle de la consultation nationale.
Il a saisi l’occasion pour inviter les différents experts, à contribuer activement aux travaux de cette session, dans un esprit de transparence, de redevabilité et de responsabilité partagée. Car dit-il, » l’avenir de notre faune sauvage est aussi un enjeu de sécurité alimentaire, de justice sociale, d’identité nationale et de rayonnement international pour la RDC « .
Un document synthèse de diagnostic déjà élaboré
Pour sa part, Mr Ikoleki Eloma Henri Paul, qui a parlé au nom du Représentant adjoint de la FAO, M. Ibrahim Abdoul Nasser, a rappelé que le Ministère de l’Environnement et du Développement Durable, dans le cadre de la mise en œuvre du projet » Gestion durable de Faune sauvage « , avait sollicité l’accompagnement de la FAO, en vue de conduire ce processus de formulation de la Politique de la Faune Sauvage en RDC.
Pour M. Ikoleki Eloma, cette politique appuyé par la FAO, a permis d’élaborer un document synthèse de diagnostic pour la faune sauvage pour le premier draft. » La tenue de cette première réunion du comité de pilotage arrive au bon moment et devra permettre par l’étape de consultation en province, parce qu’une politique doit naturellement avoir son soubassement à l’intérieur de l’administration et la société civile… » a-t-il dit.
Notons que cette démarche a été aussi soutenue par des partenaires techniques et financiers, entre autres l’Union Européenne, à travers le Programme SWM, la GIZ via l’Alliance Intemationale pour la lutte contre les risques sanitaires dans le commerce de la faune sauvage, ainsi que l’initiative SNAPP.
José Wakadila et Science Kinkobo
