En marge de la 55e édition de la Journée internationale de la Francophonie et de la clôture du Mois des droits de la femme, la Délégation générale de la Francophonie, avec l’appui de la Représentation de la Francophonie en Afrique centrale, en collaboration avec l’ONG Losanganya, la Fondation Sam Tunda et Alliés ainsi que les femmes du Secrétariat technique à la Francophonie, ont organisé une conférence-débat ce lundi 31 mars 2025 à la Maison de l’Entrepreneuriat, située dans la commune de Limete à Kinshasa.
Cette conférence-débat s’est tenue autour du thème central : « Je m’éduque, donc j’agis », avec pour sous-thème : « Investir dans l’avenir de la femme pour le réveil de la RDC ».

Prenant la parole pour l’ouverture de ces assises, Monsieur Léandre Miema BELEPE, Délégué général de la Francophonie, a souligné l’importance de l’entrepreneuriat vert pour les femmes.
Pour lui, les femmes doivent saisir leur destin en main en se lançant dans l’entrepreneuriat vert, une approche qui vise à créer et développer des entreprises tout en respectant l’environnement et en contribuant au développement durable. Les entreprises vertes cherchent à équilibrer la rentabilité économique avec des pratiques écologiques, sociales et éthiques.
Et d’ajouter : « 80 % des femmes jouent un rôle clé dans la contribution et le soutien au développement économique. Leur impact est indéniable. Investir dans leur autonomisation et leur inclusion dans tous les secteurs n’est pas seulement une question d’égalité, mais aussi une nécessité pour bâtir des nations prospères et durables. Je vous invite à vous lancer dans l’entrepreneuriat vert, car il permet de promouvoir les talents tout en garantissant l’héritage des générations futures. »

De son côté, Mme Marie Lusamba, commissaire supérieure, a insisté sur le rôle de la femme comme actrice du réveil en RDC.
« L’investissement dans la femme est primordial, car elle représente la moitié de notre pays. Loin d’être simplement victime d’une crise, elle peut devenir une actrice du changement. Cela ne peut se faire sans un investissement dans leur santé et une lutte contre les violences et les insultes. Être actrice du développement nécessite du professionnalisme. Une femme, où qu’elle soit, doit savoir que le monde compte sur elle dans différents domaines », a-t-elle souligné.
Selon Carine Pala, styliste et modéliste, présidente de l’ONG Losanganya, son expérience en entrepreneuriat lui a permis de surmonter de nombreuses difficultés.
« J’ai commencé à coudre sous les paillotes de ma sœur. Je n’avais pas d’employés, mais aujourd’hui j’en ai et j’ai excellé dans mon métier. Le secteur de la mode demande beaucoup de persévérance et de discipline. Il faut avoir un savoir-faire et une vision claire de ce que l’on entreprend. Je lance un message aux jeunes filles : persévérez et suivez la voie de votre cœur. Je demande aux parents d’être les premiers mentors de leurs enfants », a-t-elle déclaré.
D’après Sam Tunda, conseiller de la Délégation générale de la Francophonie, la masculinité positive est un facteur clé du réveil socioéconomique de la RDC.
Pour lui, l’égalité doit être prônée dans le pays, et cette question doit être au centre des discussions. « La masculinité positive joue un rôle essentiel dans le réveil socioéconomique de la RDC. En adoptant des comportements respectueux et inclusifs, les hommes peuvent devenir des acteurs clés du changement, favorisant l’égalité des genres et le développement durable », a-t-il expliqué.
Rappelons que la 55e édition de la Journée internationale de la Francophonie a été célébrée le 20 mars 2025.
Cette journée met en lumière la diversité et la vitalité de la Francophonie à travers le monde.
Merry Kapula
