L’actuel deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso N’Kodia Pwanga, souhaiterait redevenir président de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo.
Bien que le choix d’Aimé Boji semble avoir été privilégié pour succéder à Vital Kamerhe, le vieux Mboso, en sa qualité de membre influent du présidium de l’Union sacrée pour la Nation, ne cache plus son ambition de reconquérir un perchoir qu’il rêve de retrouver depuis son départ de la présidence de l’Assemblée nationale en 2024.
Âgé de 83 ans, le vétéran politicien congolais a déjà annoncé sa candidature pour succéder à Vital Kamerhe comme Speaker de la chambre basse du Parlement congolais.
Devant une frange de journalistes, Christophe Mboso affirme posséder les qualités humaines qu’exige ce poste afin de mieux servir la République démocratique du Congo.
« Je suis convaincu que cette chambre basse de notre pays nécessite une personne digne, intègre et serviable pour la diriger. C’est pourquoi je me porte candidat à ce poste, avec l’objectif de servir mon pays. »
— Christophe Mboso N’Kodia
Et de marteler sans hésitation :
« Christophe Mboso N’Kodia est un leader expérimenté et visionnaire, un homme d’État intègre et dévoué. Il est fidèle et loyal au Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Mboso N’Kodia est un serviteur de la nation et se met au service de son peuple — un dirigeant compétent, responsable et un homme de conviction au cœur de la République. »
Et de conclure :
« Je suis prêt à mettre mon expérience et mes compétences au service de l’Assemblée nationale, pour œuvrer au développement de notre pays. »
Qui est Mboso ?
Plusieurs fois ministre sous Mobutu, ministre sous M’zee Kabila, puis ministre sous Joseph Kabila, Christophe Mboso a également été président de l’Assemblée nationale sous Félix Antoine Tshisekedi.
Il occupe actuellement le poste de deuxième vice-président de cette institution.
Du haut de ses 83 ans, Christophe Mboso ne serait-il pas, aux yeux des Congolaises et des Congolais, ce que Paul Biya, âgé de 93 ans, représente pour les Camerounaises et les Camerounais ?
Un homme qui voudrait simplement mourir avec le prestige du pouvoir aux côtés du Chef de l’État ?
Face à Aimé Boji ?
Une certaine opinion politique estime que, fort d’une expérience remarquable à la tête de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso apparaît comme le candidat le plus crédible pour succéder au président Vital Kamerhe.
Et de renchérir :
« Dans ce contexte, il convient de souligner qu’Aimé Boji aurait peut-être été mieux inspiré de rester au gouvernement, plutôt que de démissionner pour affronter un véritable pionnier en qui l’Assemblée nationale a déjà confiance. »
Et si l’on tient compte des considérations géopolitiques ?
Une autre opinion politique estime que les ambitions de Mboso, tout comme celles de Baudouin Mayo Mambeke, au perchoir de l’Assemblée nationale, sont légitimes.
Néanmoins, la candidature d’Aimé Boji pourrait résoudre la problématique géopolitique, dans la mesure où les deux autres prétendants sont issus d’une même zone linguistique que la Première ministre Judith Suminwa.
Par conséquent, la plateforme soutenant la vision du Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi, devrait comprendre que la candidature d’Aimé Boji pour succéder à Vital Kamerhe à la tête de l’Assemblée nationale serait à la fois stratégique et responsable, dans une période où une grande partie de l’Est du pays fait face à une grave crise sécuritaire.
Et pour le Congolais lambda ?
Fatigué d’entendre des discours politiciens et des promesses démagogiques, alors que la grande majorité de la population croupit dans la misère, le Congolais lambda n’a qu’un mot à dire :
Que le meilleur gagne !
Philippe Dephill Lipo
